Yin & Yang
Nuit magique de juillet …
Les choses prenaient forme petit à petit.
J’ai vu se construire au fil des heures, cette
logique qui allait m’ouvrir la voie vers l’inconcevable. Je pensais qu’à un
moment ou à un autre, la mécanique du destin finirait bien par se gripper et
me sortir malgré moi de ce rêve éveillé.
Je
n’avais pas imaginé me trouver un jour, et encore moins une nuit, en présence des
deux femmes que je souhaitais voir enfin réunies. J’étais là, nous étions là, en
me demandant à chaque seconde de quoi serait faite la suivante. J’aurais voulu
arrêter le temps, du moins le retenir plus longtemps, car je savais à quel
point il nous était compté.
Yin
savourait sa cigarette, assise dans l’encadrement de la porte-fenêtre du balcon.
La nuit retrouvait son calme loin des bruits de la ville. Je m’imprégnais de sa
douceur, comme de celle de cette musique que venait de mettre Yang, et qui
caressait mes sens.
Yang
se sentant fatiguée, elle nous invita à gagner sa chambre et je me suis demandé
à nouveau si l’ultime étape allait être franchie. Yang avait passé une tenue plus
légère, plus soyeuse, mettant en valeur sa peau de miel. Cet ensemble, caraco et
shorty, révélait à nos yeux éblouis, la teneur de cette troublante beauté
qu’elle dégageait.
Alors
que je la suivais dans le couloir menant à la chambre, je revins sur mes pas
pour décider Yin de nous rejoindre dès qu’elle en aurait fini avec sa
cigarette. Mes bras se sont enroulés autour de sa taille et pour la première
fois, mes lèvres se sont posées sur sa peau. Mes mots furent des plus
tendres, mes intentions des plus douces, mais je savais qu’il n’appartiendrait
qu’à elle et à elle seule, de décider ou non de venir s’associer à nous, pour
se reposer un peu.
J’abandonnai
mes vêtements sur une chaise et c’est totalement nu que je me suis laissé
choir sur le lit. Etendu sur le ventre, les membres en croix, mes pensées s’affolaient
car tout devenait possible. Il s’agissait bien moins de la réalisation d’un
fantasme, que d’avoir auprès de moi pour quelques heures durant, deux femmes sublimes,
deux déesses, chacune à leur manière, et je n’arrivais pas à le croire. J’étais
encore loin d’imaginer la réalité qui allait devenir la mienne.
Je
me sentais terriblement bien, même si mon cœur s’emballait et se mit à battre de
plus en plus fort dans ma poitrine. Une lumière discrète baignait la pièce
dans une ambiance irréelle, comme tout ce qui m’arrivait d’ailleurs. Yang fut
surprise en me découvrant ainsi, tout nu ! Elle ne put s’empêcher
d’avertir Yin sur ce qu’elle ratait du spectacle et disparut à nouveau
quelques instants.
De retour, elle s ‘agenouilla à
côté de moi, commençant à caresser ma peau, mes fesses. Je frissonnais sous
sa main si douce et je me demandais si Yin se trouvait elle aussi, près de
moi.
C’est alors que j’entendis sa voix répondre
aux commentaires de Yang sur ce que je pouvais leur inspirer de sensuel, de ludique,
de plaisir partagé.
J’y
étais ! Nous y étions…
Je quittai toute notion terrestre pour entrer dans
une autre dimension. Je n’avais qu’une envie, m’abandonner à elles sans condition.
Je m’offrais sans gêne à leurs regards, leurs envies, et bientôt leurs caresses.
Elle savaient qu’elles pouvaient disposer de moi, jusqu’au bout de la nuit.
Les rires de Yang se mêlaient à la voix chaude de Yin, mais toutes les deux s’accordèrent
très vite sur ce que deviendrait ce moment unique. Une débauche de sensualité,
une orgie de tendresse, et un fabuleux voyage vers l’inconnu.
Yin prit soudain place à la tête du lit, assise en tailleur face à moi. Mon visage reposait sur ses jambes et mes mains glissèrent sous ses cuisses, comme pour la serrer à la manière d’un tendre oreiller. Ma joue caressait son jean qu’elle n’avait pas quitté, et Yang proposa de me faire un massage dont elle détenait le secret. Je sentais différents fluides couler sur ma peau, différentes essences, sans que je puisse en définir la nature. Yang répandait ces huiles de main de maître, pour ne pas dire de maîtresse.
C’est la première fois de ma vie que je m’adonnais
à un massage dans les règles de l’art, voire même, de la luxure. Pensez donc,
deux femmes vouées à mon plaisir, aussi bien qu’au leur !
Ce que je ressentais de voluptueux d’un côté, je le transmettais avec tout autant de finesse de l’autre, partant à la conquête du corps de Yin que je découvrais lentement, au fur et à mesure, du bout des doigts, du bout des lèvres.
Yang ôta ses vêtements pour me masser plus sensuellement encore, dans un body body qui finit par me chauffer à blanc. L’huile parfumée diffusait ses effluves de lavande, pendant que devinais la pointe de ses seins effleurer mon dos. Mes mains remontaient sur les hanches de Yin, trouvant très vite sous le haut collé à sa peau, le chemin de ses fruits mûrs, d’une infinie tendresse. Je les recueillis dans mes mains et je m’aperçus à quel point leurs tétons étaient durs et tendus, chatouillant délicieusement mes paumes en corbeilles.
Yang ondulait sur toute la surface de mon dos. Elle déferlait en vagues charnelles, ne négligeant rien de l’effet qu’elles pouvaient avoir sur moi. Plaquant son intimité au creux de mes reins, elle goûtait le plaisir de prendre et de donner. Les caresses de Yin accompagnaient celle de Yang. Ses mains se posèrent sur moi, redessinant les lignes saillantes de mes épaules. Ses doigts plongeaient dans mes cheveux pour y mettre du désordre.
J’étais vraiment à elles, enfin ! Je
n’avais pas imaginé cet instant aussi doux, aussi bon, aussi chaud. Dans un
geste d’une fluidité parfaite, Yin fit disparaître son haut et m’offrit ses
seins qui se balançaient avec arrogance devant mes yeux. Je m’en approchai
pour les effleurer de ma bouche et je sentis en même temps les baisers de Yin
sur ma nuque. J’étais pris au piège de la magie de ces deux femmes hors du
commun…
Leurs mots s’associaient à leurs actes pour
m’envoûter et faire de moi l’instrument de cette jouissance fusionnelle qui
s’esquissait au fil des minutes. Des liens au-delà des désirs se forgeaient
dans la nature de cette relation inédite. Je laissais la poitrine de Yin
balayer mon visage, se fondre dans l’orbite de mes yeux, rouler sur mes
joues. Je me délectais de ses mamelons, les suçant avec gourmandise.
Mes doigts buttaient sur l’ouverture de son jean, car Yin ne semblait pas vouloir l’abandonner si facilement. C’est avec l’aide de Yang qu’elle accepta enfin de se laisser faire et nous réussîmes à le faire glisser et la mettre un peu plus à l’aise. Yang décida que le moment était venu de passer au côté face de mon corps et m’incita à me retourner. Je savais qu’à présent rien ne pourrait plus dissimuler l’excitation dans laquelle je me trouvais et me présenter à elles dans un épanouissement total.
Je pris place sur le dos, dévoilant mon sexe en érection qui se mit à tournoyer au-dessus de mon ventre, palpitant d’envie. Yang fit couler de nouveau de cette huile au parfum de lavande sur ma peau et continua son divin massage. Très vite, ses caresses s’orientèrent plus particulièrement autour de mon sexe, ses doigts filant le long de ma hampe bandée à l’extrême. Je fermais les yeux, je ne savais plus très bien où j’étais. Un ballet de mains, celles de Yin et de Yang prenaient possession de ma vigueur, à tour de rôle.
Leurs bouches venaient à la rencontre de la mienne et je passais d’une langue à l’autre avec la même délectation. Ce jeu caressant dura un très long moment, jusqu’à ce que les bouches de Yin et de Yang se réunissent pour se fondre dans un long baiser, point culminant de cette sensualité que nous étions en train de partager. Mes compagnes de plaisir s’enlacèrent et roulèrent sur le drap, à côté de moi.
N’en croyant pas mes yeux, je les contemplais
se caresser et s’embrasser comme deux amantes. Elles me faisaient sans le savoir,
le plus merveilleux des présents. J’avais l’impression d’être le spectateur privilégié
de ce désir mutuel qui montait en elles et qui ne pouvait plus être contenu.
Mes mains caressaient la peau de Yin comme celle de Yang. Mais c’est bien Yang
qui sembla soudain s’abandonner aux baisers de Yin.
Yin
savourait ce contact avec la peau de Yang. Sa bouche butinait ses seins, gobait
ses mamelons dressés comme de jolis fruits tendres. Ma main se glissa entre
les jambes de Yang, effleurant son sexe imberbe aux lèvres finement ciselées.
Pendant que mes doigts exploraient la chaude intimité de Yang, les mots de
Yin se faisaient sirocco, venant souffler sur les braises d’un désir saphique
que j’admirais de ma place. Yin cajolait Yang, tandis que je l’emportais bien
au-delà du conscient, éperdue de jouissance dans les bras de celle qu’elle
n’avait pas imaginé aimer à ce point…
De soupirs en gémissements. De petites plaintes en
miaulements, Yang atteignait un orgasme à la fois discret et délicieux. Mes
doigts fouillaient sa vulve gorgée d’envie et j’avais trouvé la zone rouge qui
allait faire éclater sa jouissance. Mon pouce torturait son clitoris dressé
comme un petit roc soyeux qui scintillait dans la nuit. Un long râle mit fin
à son merveilleux supplice et c’est encore sous les lèvres de Yang que Yin
retrouva le calme, transportée par des sensations inouïes qui lui laisseront
un souvenir indélébile de ce moment suspendu dans le ciel d’un rêve absolu.
Yang nous quitta et je me retrouvais seul avec Yin
pour la première fois. Tendrement enlacés nous évoquons ce qui nous arrivait,
l’incroyable concours de circonstances qui nous a conduits jusqu’à ce moment
sublime. Nous avions quitté la Terre, c’est certain. Yang réapparut, toujours
aussi fraîche, avec cette beauté sauvage et naturelle à la fois qui n’a rien
perdu de sa superbe à la suite de son délicieux orgasme. Me voici de nouveau
pris en étau entre mes deux déesses qui me rendaient complètement dingue !
Yang
se demanda comment nous pourrions satisfaire un désir de Yin, à l’issue de cet
intermède. J’avais bien une idée et c’est en allongeant Yin confortablement
sur le dos, que nous reprîmes les hostilités. C’était au tour de Yin à
présent, de fondre sous les caresses de Yang. Elle pétrissait les seins de
Yin avec infinie délicatesse, pendant que je faisais glisser son string le
long de ses jambes interminables.
J’avais
enfin une vision de mon fantasme absolu. Yin et Yang, totalement nues, offertes
et complices. Ma bouche prit sans détour le chemin de l’intimité de Yin.
Sa toison trempée de cyprine annonçait un temps à l’orage entre ses jambes
ouvertes en éventail. Ma langue s’engouffra dans son antre pour en savourer
l’arôme subtil. Son clitoris tout aussi dressé que ma queue sous mon ventre,
rebondissait sur ma langue et je me mis à le sucer comme un bonbon acidulé.
Je dévorais son sexe avec un appétit féroce et le désir de la faire jouir
très fort, elle aussi.
Yin
gémissait discrètement tout comme Yang l’avait fait quelques minutes auparavant.
S’abandonnant dans les bras de Yang, elle fondait sous ses baisers, ses jeux de
langue, et sous ma bouche gourmande. Mes doigts prirent le relais pour remplir
avec vigueur le sexe de Yin. Je la massais de l’intérieur et je sentais son
point G se gonfler sous la pression de mes attouchements associés aux
caresses de Yang.
Yin
se cabra soudain pour exploser et inonder ma main de jouissance. Son corps bandé
comme un arc se livrait à nos mains, à nos bouches, à nos mots brûlants, jusqu’à
l’extase. Mais ce premier séisme n’avait rien d’unique car une réplique
survint dans le même élan, alors que ma langue fouillait à nouveau son sexe.
Il ne cessait de couler et je me nourrissais de son nectar avec ivresse…
L’orage se dissipait lentement, alors que je posais mon visage sur le ventre tremblant de Yin pour le calmer. Je me retrouvais une fois encore le centre d’intérêt de mon duo de rêve. Leurs mains effleuraient ma peau et mon sexe n’avait rien perdu de sa vigueur durant tout ce temps. Yang n’avait plus seulement envie de me savourer du bout des lèvres, elle voulait également me sentir en elle.
Elle se lança à la recherche d’un
préservatif et nous rejoignit avec le précieux objet en main. Pendant ce
temps je m’étais confortablement installé, la tête posée sur les genoux de
Yin. Yang tenta de dérouler le préservatif le long de mon membre au bord de
l’asphyxie mais c’est moi qui repris en main la petite protection pour la
dérouler complètement le long de ma hampe. Quand ceci fut fait, Yang vint s’empaler
sans hésitation sur ma queue.
La
situation me semblait irréelle depuis un bon moment déjà, mais là, cela devenait
incroyable. Yin me caressait, m’embrassait tendrement, tandis que Yang me
chevauchait avec fougue, venant à la rencontre de son propre plaisir, de sa
propre jouissance. Yin et moi la regardions faire, à la fois troublés et
excités. Ne pouvant me laisser jouir de cette manière, Yang se retira et fit
de même avec le préservatif. Elle vint chercher Yin pour savourer ensemble
l’ardeur de mon sexe au bord des larmes.
La
scène dont j’avais tant rêvé toute ma vie se déroulait sous mes yeux hagards. Yang
commença à lécher mon membre barbouillé de mouille, ne comptant plus les doigts
qui papillonnaient autour de mon sexe. Je sentais la bouche soyeuse de Yang
aller et venir le long de ma hampe tandis que les lèvres de Yin butinaient
mon ventre, et sa main caresser doucement mes bourses. Après une longue
fellation qui renforça ma vigueur et me mis dans un état proche du
débordement, elle transmit mon bâton à Yin, comme dans une course de relais.
J’allais
défaillir c’est certain, à voir mon gland passer d’une bouche à l’autre,
d’une langue à l’autre. Toutes deux savaient comment me faire perdre mes
moyens. Leurs mains s’activaient, leur bouches aussi, pour me conduire vers
l’ultime étape que je retenais depuis plus d’une heure, pour ne pas dire
deux. Au terme de la divine caresse de son palais satiné et de sa langue de
velours, Yin, me sentant peut-être au bord de l’abandon, remit mon phallus, à
deux doigts de l’explosion, dans la bouche de Yang.
Elle
ne se fit pas prier pour me dévorer à nouveau et me porter au paroxysme de la
jouissance physique qui rejoignait enfin celle de l’esprit qui était survenue
dès les premières secondes de notre rapprochement à trois. Soudain mon corps
se cambra et mes muscles tétanisés par l’orgasme devinrent durs comme des
câbles d’acier. J’explosais enfin, déversant mes salves brûlantes dans la
bouche de Yang. Elle me garda entre ses lèvres jusqu’à ce que mes spasmes se
réduisent et disparaissent totalement…
Yang reposa délicatement mon sexe sur mon ventre,
encore gorgé de cette jouissance que nous savourions ensemble. Yin en profita
pour lécher ma verge qui perlait encore de chaude semence. Yang disparut discrètement,
tandis que Yin se délectait de mon intimité jusqu’à la dernière goutte. De
nouveau au complet, Yin, Yang et moi-même, nous savourâmes ensemble, ce qui
restait à vivre de notre nuit magique. Caresses mutuelles pour trois corps
réunis dans la même tendresse, le même voyage, la même destinée.
Bien avant l’aube il fallut rompre le charme de cette
nuit unique, et le rêve fit place au trouble. Celui d’avoir vécu une aventure
sans pareille, où se sont mêlés les corps, les jouissances, mais également
des sentiments bien plus profonds …

Une Perle et une Lionne que demander de plus 😉
RépondreSupprimer