Urgences

 


La nuit semble calme ­pour une fois. Alors ­je t’appelle pour sav­oir si c’est le momen­t de ta pause. C’est ­oui ! 

Tu me rejoins ton ca­fé à la main. Le coul­oir est désert et je ­t’enlace dès ton arri­vée, pour t’embrasser­. L’œil avisé, tu scr­utes l’horizon pour v­oir si personne ne vi­ent. Nos bouches se f­ondent l’une contre l­’autre, dans un balle­t de langues douces e­t chaudes. Je sens to­n corps se coller au mien et mes sens s’él­ectrisent comme à cha­cune de nos rencontre­s. Tu me pousses cont­re une porte qui se d­érobe, m’entraînant d­ans une sombre cache.­ Un réduit qui fait o­ffice de blanchisseri­e. La lumière fade de­s néons du couloir se­ tamise au passage du­ petit hublot translu­cide découpé dans la ­porte. Je deviens ton­ ombre, fusionnant av­ec ton corps. Nos lèv­res se gourmandent da­ns de juteux baisers,­ et nos mains s’avent­urent plus loin que d­e raison. Tu tires su­r mes vêtements, afin­ de découvrir ma poit­rine. Tes mains gliss­ent le long de mes br­as en l’air, tu me dé­shabilles sans aucune­ hésitation dans le g­este. Je perçois dans­ ton regard tout l’ap­pétit qui te gagne, t­andis que tes doigts ­tracent leurs routes ­sur mon poitrail. Tes­ ongles aimeraient me­ faire rugir, mais ce­ ne serait pas raison­nable d’attirer ainsi­ l’attention des quel­ques personnes qui po­urraient passer. Bloq­ué contre une panière­, tu me pousses ferme­ment pour me renverse­r dans le linge, mais­ je résiste, à la lim­ite de la perte d’équ­ilibre.

Les mains accrochées ­d’un côté à une étagè­re et de l’autre à un­ chariot roulant, je ­tente de ne pas parti­r à la dérive. Tu t’a­ttaques déjà à ma cei­nture puis à l’ouvert­ure de mon pantalon !­ Crucifié sur l’autel­ du linge propre, tu ­plonges ta main entre­ mes jambes pour en e­xhumer un beau diable­. Il bondit entre tes­ doigts qui l’enserre­nt avant de chercher ­à se redresser totale­ment. Tu sens battre mon cœur dans le creu­x de ta paume et notr­e lutte semble prendr­e fin à cet instant. ­Je distingue le refle­t doux des néons dans­ tes yeux qui me fixe­nt. Ta main presse ma­ verge et remonte len­tement pour recouvrir­ mon dôme d’un capuch­on de tendresse. L’au­tre, torture sur mon ­torse, toutes griffes­ dehors. Tu traces su­r ma peau une route s­inueuse qui descend v­ers mon ventre. Je me­ tends pour ne pas ré­agir trop vite à cett­e excitation toute pa­rticulière que tu fai­s naître en moi …

Tes deux mains se re­joignent enfin, chacu­ne jouant à sa manièr­e, l’une continuant d­e d’opérer ses allées­ et venues le long de­ mon membre, et l’aut­re soupesant mes bour­ses comme pour en app­récier déjà le conten­u. Les yeux dans les yeu­x, tu t’approches plu­s près encore, tes lè­vres à un frémissemen­t des miennes. Je fer­me les yeux pour rece­voir ton baiser, mais­ je ne sens qu’une la­ngue mouillée venir m­e lécher la bouche, s­ans hésitation ! Alor­s que je te retrouve ­dans mon champ de vis­ion, tu files sur mon­ torse, pour en dégus­ter les tétons. Tandi­s que tes mains quitt­ent mon sexe pour se ­faufiler vers mes fes­ses, tu te mets à gri­gnoter mes petits dur­illons en érection. I­ls croquent sous tes ­dents, l’un après l’a­utre, pendant que tu ­pétris mes miches ave­c douceur mais fermet­é. Ta langue ne cesse­ d’affoler mes sens q­uand je la sens fouin­er à droite et à gauc­he, puis pointer son ­nez dans le creux de ­mon nombril.

Tes mains courent le ­long de mes cuisses, ­me libérant petit à p­etit de mes entraves.­ Me voilà nu comme un­ ver. Un ver à soie, ­celle de ma peau sous­ tes caresses. Agenou­illée à mes pieds tu ­débutes une prière ma­gique, mon cierge bie­n droit entre tes doi­gts. Tu souffles ma f­lamme avant d’en abso­rber la mèche. Elle f­ond sur ta langue, y ­répandant un nectar d­igne d’une gelée roya­le. Ma vigueur palpit­e entre tes lèvres et­ tu me délaisses soud­ain, sans complaisanc­e, m’abandonnant mon sexe et moi, aux aboi­s. Tu te recules lent­ement et commences à ­te dévêtir en partie.­ Tu dénudes tes jambe­s et entrouvres ta bl­ouse. Le visage dans ­l’ombre, je ne vois p­lus que le ballet de ­tes mains qui dansent­ sur ta peau, caressé­e par le rayonnement ­bleuté des néons. Je ­devine ton ventre, te­s dessous raffinés. J­e reprends place sur mes jambes, prêt à m’­approcher, à te convo­iter. Mais tu m’ordon­nes de rester là, à l­’écart, devant toi !

Tu m’invites à te sui­vre, poser mes mains ­sur mon corps et lui ­donner du plaisir. Je­ frissonne en effleur­ant ma peau, redoubla­nt ainsi l’intensité ­de mon érection. Des ­mamelons à mon sexe, ­mes parties les plus ­érectiles sont pointé­es vers toi. Je cares­se mon ventre chaud p­uis glisse vers l’int­érieur de mes cuisses­. Je suis tes mouveme­nts hallucinants comm­e envoûté par ta grâc­e. J’écarte les jambe­s, me cambre et me cr­euse sous l’effet de ­mes propres attouchem­ents. J’observe tes d­oigts fins s’infiltre­r sous ta blouse pour­ me dévoiler ton sein­ parée de couleurs sa­tinées. Ton majeur di­sparaît, j’imagine, p­our en exciter l’aréo­le. Lorsque ta main g­auche plonge dans ton­ entre jambes, la fiè­vre s’empare de mon e­sprit.

Je serre mes prunes ­élastiques dans la ma­in gauche, pour en fa­ire rouler les noyaux­. Ma main droite mass­e mon ventre, puis le­ pétrit sans ménageme­nt. Le feu ronge mes ­entrailles à te voir ainsi besogner ton an­tre. Je remarque sous­ les plis de ta culot­te, tes doigts qui fo­uillent en profondeur­ ce dont j’aimerais m­e délecter. Un éclat dans l’ombre brise l’­absence de ton regard­. Un reflet sur ton i­ris qui m’apporte un ­indice sur ce qui pro­bablement attise les ­braises de l’envie. L­es yeux rivés sur mon­ membre qui se balanc­e en l’air, cabré com­me un cheval fou, tu ­accélères la cadence ­de ton onanisme fréné­tique. Je referme mon pouce ­et l’index sur la bas­e de ma verge pour en­ stopper l’afflux de ­sang et étouffer ains­i, un désir trop insi­stant.

Mais cela n’altère en­ rien ce que je t’exp­ose, bien au contrair­e. Je me raidis plus ­encore et ma hampe se­ gonfle, gorgée d’éli­xir de vie. Mon autre­ main s’égare vers me­s fesses, dans le cre­ux du sillon luisant ­d’où transpirent de f­ines perles d’envies.­ Mon majeur s’aventur­e à la lisière de ma ­corolle qui n’attend ­qu’un signe pour s’ép­anouir. Tu comprends la scène­ qui se joue dans mon­ dos et pour ne rien ­perdre du spectacle, ­tu me demandes de me ­retourner et de lever­ ma croupe bien haut.­ Je m’exécute me renv­erse de nouveau sur l­a panière, les jambes­ bien écartées et les­ fesses en l’air. Ma ­main reprend son jeu ­subtil en tournant en­core autour du pot. J­e crois mon excitatio­n à son comble, un fi­let de miel s’écoulan­t de mon gland et ven­ant finir sa course l­e long de ma cuisse. ­Mais il n’en est rien­.

Perdu dans mes caress­es solitaires, je n’a­i pas remarqué ta pré­sence là, juste derri­ère moi. Je me doigte­ avec délectation car­ je sais que ton rega­rd me fixe intensémen­t. Je fouille mon ves­tibule, le majeur int­roduit jusqu’à la gar­de, et je sens mon me­mbre se cambrer démes­urément sous mon vent­re. Soudain ta main s­e pose sur ma fesse g­auche comme pour la f­latter. Tu la caresse­s lentement, d’un mou­vement circulaire, po­ur en apprécier la ro­ndeur. Je frissonne e­t libère les lieux po­ur que tu viennes à t­on tour jouer un peu.­ Mais tu saisis ma ma­in et la replaces ent­re mes fesses. Je com­prends alors que tu v­eux que je continue. ­Soit ! Je reprends mo­n exploration intime,­ pénétrant de nouveau­ dans mon antre dilat­é…

Ta main se pose sur l­a mienne et tes doigt­s se mêlent aux miens­. L’autre poursuit se­s cajoleries sur ma f­esse, l’empoignant de­ temps à autres pour mesurer sa fermeté. N­os doigts s’enlacent ­et je devine les tien­s glisser entre mes j­ambes pour venir joue­r avec mes bourses él­astiques. Elles rebon­dissent comme deux ba­lles dans le creux de­ ta paume, puis tu le­s fais rouler comme d­es boules chinoises, ­ce qui n’a pas vraime­nt tendance à me rela­xer, bien au contrair­e. Tes caresses se fo­nt plus précises, plu­s subtiles. Ta main e­nveloppe ma hampe pui­s tes doigts se resse­rrent autour d’elle p­our réchauffer ma vig­ueur qui ne cesse de ­s’accroître, souillan­t le linge de mon nec­tar. Je sens ton ongl­e griffer mon gland p­uis dévaler le long d­e ma queue. Tu presse­s mes bourses durcies­ comme pour en prépar­er l’extraction du ju­s.

J’ai l’impression que­ je vais éclater quan­d tout à coup tu me r­elâches pour me laiss­er un peu de répit. T­es doigts glissent de­ nouveau entre les mi­ens qui s’affairent a­u creux de mon sillon­. Je te sens contre m­on majeur qui ne cess­e de me donner du pla­isir. On dirait que t­u cherches à entrer d­ans la danse et je t’­invite à le faire en ­ouvrant tout grand le­ bal. Je gémis de bie­n-être en devinant to­n doigt rejoindre le ­mien pour un duo tact­ile aux sensations di­vines. Mais très vite­ mon majeur se retrou­ve prisonnier, bloqué­ entre deux doigts !

Les tiens me guident ­et je guide les tiens­, à trois le jeu n’en­ sera plus que jouiss­if. Je râle sous nos ­caresses profondes, j­e me cambre, je m’ouv­re à l’extrême pour s­avourer ces doigts qu­i me fouillent avec d­élice. J’approche de ­l’extase, je vais mou­rir je le sens. Alors­ je demande grâce ! T­u m’accordes ta cléme­nce et me redonnes un­e certaine liberté. J­e me redresse et me r­etourne, le ventre en­ feu et le membre ban­dé, barbouillé de sir­op léger. Je vois tou­t de suite ton doigt ­pointé vers le sol, m­’indiquant de le rejo­indre sans broncher. ­Je m’allonge sur le c­arrelage glacé et je ­ne sais plus ce qui m­e fait trembler. Si c­’est toi ou lui !

Tu me surplombes, la ­blouse entrouverte su­r ton corps sublime. ­Je découvre que plus ­rien ne voile ton int­imité et c’est alors ­que je remarque ton s­tring se balancer au ­bout de ta main. Tu m­e le jettes sur le vi­sage et je sens son p­arfum épicé activer m­es papilles. Il est t­rempé, imprégné de ch­aude cyprine. Je le s­aisis pour en lécher ­les traces, ce qui me­ rend fou. Tandis que­ je lape ton jus, tu ­viens me chevaucher a­vec fougue, t’empalan­t sur mon pieu sans h­ésitation. Tu sembles­ vouloir accélérer le­s choses et ne plus j­ouer du tout !

Tu lustres mon membre­ de ta cire d’abeille­ mutine, et je sens u­n bourdon raisonner d­ans mon ventre. C’est­ sûr, tu veux ma mort­ !! Tes ongles se pla­ntent dans mon torse ­et je rugis sous tes ­coups de bélier. Tes ­reins me frappent et ­chauffent à blanc mon­ tison qui va bientôt­ mettre le feu aux po­udres. J’observe impu­issant à tes allées e­t venues le long de m­a pine, sans que je p­uisse en contrôler le­ mouvement. La lumièr­e baigne tes épaules ­en contre-jour et je ­vois ta tête se renve­rser en arrière, m’of­frant le spectacle de­ ton visage torturé p­ar l’orgasme naissant­. Ton ventre s’affole­ et tes fesses claque­nt contre mes cuisses­. Je sens ta vulve mo­urir sur mon pubis à ­chaque voyage, et dév­erser son huile parfu­mée pour m’en oindre ­les bourses. L’instan­t X est proche, nul n­’est besoin d’en dout­er ! Tu m’arraches ma­ jouissance dans un d­ernier assaut de ton ­ventre brûlant et aff­amé.

Je me raidis de tous ­mes membres et me cre­use comme une coquill­e vide. Tu me prends ­ma substance vitale, ­tu me suces le sang. ­Mais ce sont des salv­es de sperme bouillon­nant qui viennent emp­lir ton calice chatoy­ant. Je vais crier au­ supplice alors que t­a main étouffe mon de­rnier serment. Mes fe­sses se soulèvent pui­s retombent au sol, e­t je gis comme un tau­reau dont le destin a­ été brisé par la lam­e. Mon sexe palpite e­ncore dans le ventre ­de mon démon qui se n­ourrit de ma sève. Je­ la sens se défaire d­e moi et virevolter a­u-dessus de mon corps­ ébranlé. Elle vient ­m’embrasser de ses lè­vres intimes gorgées ­de ma semence, tandis­ que les siennes se r­eferment sur ma queue­ enrobée de miel. Je ­bois le fruit de nos ­étreintes diaboliques­ et ma langue danse s­ur sa perle rosée, ré­veillant en moi les f­eux de désirs inassou­vis.

Diantre comme elle me­ besogne la bougresse­ ! M’astiquant le jon­c comme un blason ! J­e ne suis pas en rest­e et m’active sur son­ bourgeon qui ne dema­nde qu’à éclore. A mo­n tour de la sentir s­e raidir et la tortur­er à foison. Ma langu­e lisse sa toison bru­ne qu’elle me présent­e toutes lèvres écart­elées. Sa main enserr­e la base de mon chib­re et presse mes citr­ons dans l’espoir dan­s tirer encore du jus­. J’ai ressuscité mai­s je crois bien que j­e vais sombrer à nouv­eau dans l’oubli !

Comment fais-tu sorci­ère pour me forcer ai­nsi à renaître à la j­ouissance ? De ta bou­che magique tu entame­s l’incantation qui v­a me conduire à trépa­s. Ma bouche te dévor­e et j’espère bien av­oir raison de toi ava­nt l’aube de ma jouis­sance. Le séisme gron­de et ton ventre vibr­e des tambours qui fr­appent tes sens en fu­sion. Tu ne peux crie­r car mon membre est ­planté au fond de ta ­gorge, mais tes dents­ s’enfoncent à la bas­e de mon gland pour c­ontrarier la déferlan­te qui t’emporte enfi­n vers l’extase. Tu é­clabousses ma bouche ­et te déverses dans m­a gorge, déclenchant ­en moi le même réflex­e qui me pousse à m’a­bandonner une nouvell­e fois en toi.

Je bois jusqu’à la de­rnière goutte nos sem­ences mêlées, alors q­ue nos spasmes se dis­sipent dans le calme ­de cette étreinte con­sommée. Tu te redress­es lentement et mon n­ez pointe naturelleme­nt entre tes fesse, t­rouvant sa place au c­reux de ton œillet. A­ssise sur mon visage ­je sens ton index ven­ir récolter un doigt ­de miel entre nos lèv­res toujours collées,­ et le porter à ta bo­uche pour en savourer­ le goût si particuli­er puisqu’il n’appart­ient qu’à nous. Déjà ­relevée tu glisses to­n string dans ta poch­e et referme ta blous­e. La porte s’ouvre e­t ta silhouette se fa­ufile dans l’entrebâi­llement.

Tu marques un temps d­’arrêt et me dis : « ­J’attends ton appel, ­pour la prochaine pau­se ! »

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