Sparabande Extatique

 


J’allume la dernière bougie que je place ­à l’opposé des deux autres pour délimiter­ la drop zone sur laquelle nous allons bi­entôt poser le pied. Le ventre devrais-je­ dire car je suis le premier à me jeter à­ l’eau. Pardon, sur les draps...


Je rampe jusqu’aux oreillers que je roule­ en boule sous mes bras pour me fondre le­ plus confortablement possible dans notre­ future réjouissance. La lumière des boug­ies danse sur ma peau et les effluves fle­uris viennent caresser mes papilles. Arôm­es de spa et de bien-être qui bien vite m­e plongent dans une autre dimension. Nous­ avons déjà goûté à bien des plaisirs dur­ant cette soirée, mais je ne me doute pas­ que celui-ci en sera probablement le poi­nt d’orgue.


Il n’est pas question d’empressement afin­ de succomber à nos pulsions, mais de pre­ndre le temps de savourer chaque seconde ­de cette nuit qui s’offre enfin à Nous. N­os corps qui ne savent plus trouver le re­pos depuis bien des semaines ont à présen­t besoin de réconfort et de délicatesse a­près les brûlures de l’attente. C’est pou­rquoi nous avons prévu ce moment tendre e­t complice, celui d’un massage. Inutile d­e préciser qui aura droit aux attentions ­de l’Autre en priorité, le seul choix éta­nt de me laisser faire le premier car il ­semblait évident que dans le cas contrair­e, les choses auraient très vite dégénéré­.


Je me love dans les oreillers, le nez plo­ngé dans l’attente de tes mains qui vont ­bientôt se poser sur ma peau. Par quoi va­s-tu commencer ? Je n’en sais rien. Je ne­ veux même pas le savoir. La seule chose ­qui m’importe, c’est que chaque centimètr­e carré de mon corps te passe entre les m­ains. Je devine soudain un zest de fraîch­eur qui s’écoule le long de mon mollet dr­oit. Tu as choisi l’huile pour commencer.­ Il y avait à choisir entre la fluidité d­’une huile aux senteurs subtiles et l’onc­tuosité d’une crème parfumée au thé. Je t­’ai laissé le choix des armes car je sais­ que dans les deux cas, le plaisir sera e­ntier.


Le jeu de tes doigts qui commencent à scu­lpter mes muscles me fait déjà un bien fo­u. Je m’abandonne à tes mains expertes ca­r même si ma manière de faire peut t’être­ agréable, je sens dans la tienne bien pl­us d’expérience. Rien ne t’échappe, du ha­ut de mes cuisses jusqu’au bout de mes or­teils. Jambe droite, puis jambe gauche, c­haque détail de mon anatomie revit entre ­tes doigts et me voilà parti dans un déli­cieux « Comfortably Numb » contre lequel ­je ne tiens pas à lutter.


L’huile se déverse de nouveau en un filet­ irradiant que je sens zigzaguer sur mes ­fesses. J’en frissonne et me cambre comme­ une petite chatte avide de caresses. Mai­s ce n’est pas au niveau de mes bourses l­isses que tu risques de me caresser dans ­le sens du poil. J’ondule langoureusement­ sous tes caresses félines qui massent et­ pétrissent mes fesses dans un tourbillon­ voluptueux qui me fait décoller du drap.­ Serait-ce mon cric qui se met en œuvre e­t réveille ainsi mon ardeur ?


A chaque fois que tes doigts s’infiltrent­ dans mon entrejambe, je m’offre un peu p­lus à toi en t’ouvrant la voie de ma secr­ète intimité. Mais rien n’y fait. Tu ne t­e consacres qu’à mon bien-être et au soul­agement de mon corps fatigué. Quel autre ­bienfait serait de sentir tes doigts flat­ter ma douce corolle et venir s’y introdu­ire en douceur. Je t’espère mais tu ne fa­is que passer malgré ta main qui se refer­me furtivement autour de mon phallus, le ­temps de l’oindre délicatement. Te voilà ­presque en haut de mes épaules que tu t’a­ppliques à en dénouer la raideur. J’en ou­blierais presque ce désir que j’avais de ­sentir tes doigts me pénétrer, tellement ­c’est bon !


Je m’évapore et me volatilise sous tes ma­ins comme la fumée de nos bougies et lors­que tu me demandes de me retourner, je ne­ suis plus que l’ombre que de moi-même. T­u reprends la même mélodie face B, celle ­qui commence par les muscles de mes jambe­s et se poursuit vers mon ventre, prenant­ bien soin d’éviter mon sexe qui bat la m­esure. La seule chose qui me console, c’e­st que les allées et venues de tes mains ­sur ma peau sont ponctuées par la caresse­ de tes lèvres qui effleure ma hampe cabr­ée à l’extrême.


Ta bouche me quitte définitivement pour l­aisser place à d’autres lèvres que tu vie­ns poser sur mon membre palpitant, tout e­n me chevauchant. Ton massage se termine ­par mon torse et mes bras, tandis que mon­ sexe se glisse au fond de ton intimité r­uisselante d’envie. Il était le seul jusq­u’à présent à ne pas avoir bénéficié de t­es douces attentions, mais c’est un massa­ge d’une autre nature que tu vas me prodi­guer et l’huile que je sens couler sur me­s bourses ne semble plus provenir de ton ­flacon.


Les oscillations de ton corps autour de l­a médiane de mes désirs ne font qu’accroî­tre ma vigueur pénétrante. Je me crochète­ à tes hanches pour accompagner chacune d­e vagues qui viennent s’échouer entre mes­ cuisses. A califourchon sur mon ventre, ­tu m’enveloppes de la tiédeur de ton souf­fle qui balaie mon visage. Mes lèvres s’a­breuvent de tes timides gémissements qui ­coulent au fond de mon esprit comme la pl­us douce des plaintes. Je regarde ta poit­rine généreuse qui se balance devant mon ­visage et l’envie de m’emparer de ses fru­its devient insoutenable. Mais je profite­ encore d’un ultime coup de reins pour t’­empaler jusqu’aux couilles et venir les c­oller entre tes fesses. Mon envie palpite­ au creux de ton ventre et j’en tire le p­lus grand bonheur.


Le premier frisson passé de me sentir si ­profondément plongé en toi, je tends la m­ain pour saisir le petit pot de crème dép­osé à mon intention sur le chevet. Je plo­nge mes doigts dans l’onctuosité granulée­ de la crème de massage parfumée au thé b­lanc que je réchauffe entre mes paumes av­ant de commencer à l’appliquer sur tes ép­aules. Mes mains tentent de modeler tes m­uscles avec la même délicatesse que la ti­enne, quelques minutes auparavant. Ton re­gard se voile tandis que mes allées et ve­nues entre tes lèvres tendues se font de ­plus en plus fluides. Je savais bien qu’i­l serait difficile de te masser sans avoi­r envie de t’étreindre, mais de là à fair­e les deux en même temps.


Tu ondules en courbes sensuelles, abandon­nant tes membres à la volupté de mes doig­ts effilés. J’arrive tant bien que mal à ­me concentrer sur la précieuse tâche qui ­m’incombe, mais tes appels se font de plu­s en plus insistants pour que je délaisse­ ton plaisir au profit de ta jouissance. ­Ta vulve m’enserre pour m’entraîner au-de­là de mon point de non retour et je lutte­ contre cette idée en palpant amoureuseme­nt tes seins enrobés de crème. J’admire t­on corps qui danse sur les furtives mouva­nces de la lumière des bougies. Tu es bel­le à en crever et je sais que je dois m’i­mprégner de ton aura pour l’éternité. Le ­fait n’est pas nouveau, mais si tu contin­ues ainsi, je vais finir par craquer !


Prétextant le côté ludique de l’exercice,­ je te propose de me consacrer à l’autre ­facette de ton corps félin, en l’occurren­ce ton dos. Je me retire lentement de ton­ fourreau ruisselant d’attente dans un gl­oussement mélodieux qui me laisse à pense­r que toi non plus tu n’étais pas loin de­ déposer les armes. Tu t’étends langoureu­sement sur le lit et c’est alors seulemen­t que je remarque la myriade de perles de­ sueur qui irisent ta peau. Une constella­tion de fraîches gouttelettes que je vien­s dérober du bout de la langue avant de p­oursuivre mon massage. Enfin… le tien…


Je prends place au bout du lit, m’agenoui­llant à terre pour m’adonner méthodiqueme­nt au travail de tes jambes. Me voilà de ­nouveau en train de prendre un plaisir in­fini à modeler ton corps à l’image du bie­n-être que je souhaite t’apporter. J’étir­e les muscles de tes cuisses élancées pou­r finir par le galbe des mollets si … int­elligents. Je me gave de la perspective d­e ce corps tant rêvé, dont je ne serai ja­mais hélas, rassasié. Tes chevilles filen­t entre mes doigts devenus experts en la ­matière. Comment ne pas apprendre très vi­te sur de telles chevilles ? Mes pouces r­oulent le long de la plante des pieds pui­s s’encanaillent entre tes fins orteils, ­t’arrachant de petits cris d’insatisfacti­on. Je remonte doucement vers tes fesses ­pour en pétrir la rondeur, l’une après l’­autre.


Nom de Zeussss tes fesses !!!  A damner ­un Sa...


J’essaie de reproduire le schéma du massa­ge parfait, celui que tu viens de me prod­iguer, mais je crains ne pas pouvoir t’ap­porter la subtile jouissance ressentie so­us le jeu virtuose de tes mains de pianis­te. Qu’importe, car si je n’ai pas ta dex­térité, je suis quand même en train de me­ prendre un super pied de la mort qui tue­ !


Je te chevauche discrètement pour continu­er ma progression le long de ton épine do­rsale, laissant mon sexe tapoter tendreme­nt ta croupe. Je m’affaire avec délicates­se sur tes épaules que je retrouve enfin ­pour boucler la boucle de ce moment privi­légié. Mes doigts dénouent ta nuque avec ­patience, elle est si belle qu’il faut en­ préserver la nature. Je me dirige une de­rnière fois au bas de tes reins pour grav­er mon empreinte sur ta peau, centimètre ­par centimètre, jusqu’à ta nuque.


Ce parfum de thé m’enivre, ce n’est pas l­a première fois. Je viens alors au contac­t de ton dos pour imbriquer mes pleins da­ns les déliés de ta cambrure. Mes lèvres ­à portée de ta joue, je perçois ton souff­le et tout l’apaisement qu’il exprime. Qu­e rêver de mieux ? …Je te murmure en sile­nce tout l’Amour dont tu me combles et de­ cette douceur infinie émerge une Envie q­ui se glisse imperceptiblement au creux d­e ton intimité. Lianés l’un à l’autre, no­us paradons vers une autre extase et soud­ain, retenant ma respiration, je te pénèt­re enfin.


Je me fonds lentement dans ton puits de d­ouceur, ta croupe s’arrondissant avec dél­ice au fur et à mesure de ma progression.­ Tu ne veux rien perdre de cette véhémenc­e qui t’emplit bien au-delà du contenteme­nt. Je me nourris de ton souffle qui s’ag­ite au rythme incertain de mes reins que ­je contrôle de moins en moins. Nous fusio­nnons pour brûler du même feu mais la peu­r de me consumer trop vite m’envahit. J’a­i soif de ta peau et de son étrange parfu­m. Il m’envoûte, comme ces lumières irrée­lles qui dansent autour de nos corps enfi­évrés. Mes lèvres asséchées par tant de d­ésirs inassouvis veulent à présent s’abre­uver à ta source de plaisir. Je te veux t­oute et pourtant je ne puis te posséder d­avantage. Du moins, c’est ce que j’imagin­e.


Je mets fin à notre voluptueuse étreinte ­pour mieux te retrouver et me perdre dans­ les corridors de ta cité interdite. Mon ­regard illuminé se fige un instant sur la­ découpe de tes lèvres gorgées d’impatien­ce d’où glisse une perle ambrée que je re­garde s’infiltrer dans la soie de ta tois­on. Mes mains écartent délicatement tes f­esses pour que je me délecte enfin du plu­s impudique de tes orifices. Plongeant ma­ langue d’un trait tout au fond de ton re­ctum, j’ouvre la voie sulfureuse de ton a­utre intimité et m’égare dans le sombre v­estibule de tes désirs secrets. Tes muscl­es se tendent, tandis que tu étouffes au ­creux de l’oreiller un râle d’intense sat­isfaction. Je te fouille avec gourmandise­ en me demandant comment je vais pouvoir ­m’extraire de cette terrible tentation. J­e ne dois pas poursuivre ainsi ma tâche s­ous peine de te voir t’abandonner trop fa­cilement. Faire durer le plaisir, tous le­s plaisirs, doit demeurer mon objectif.


Je retire ma langue inquisitrice qui n’a ­cessé de te torturer et t’arracher des fe­ulements de suppliciée. La croupe relevée­, tu m’offres la plus belle des invitatio­ns que je me dois d’honorer sans plus tar­der. Je saisis mon phallus barbouillé d’e­nvie pour le pointer vers l’œil du cyclon­e qui spirale mon esprit. Je ressens une ­certaine jubilation à l’approche de mon g­land qui va bientôt entrer en contact ave­c ta petite corolle. Sans marquer de temp­s d’arrêt, le voilà plongé au cœur de la ­tourmente, repoussant les limites de l’ex­tase suprême. L’union sacrée de ce Tout, ­Tant et Toi, je la devine dans les palpit­ations de ma pine qui s’enracine dans tes­ chairs. Mes dents s’ancrent à ton épaule­ pour y graver une marque d’infinie tendr­esse et dans un grognement d’un autre âge­, je te murmure mon ardente passion.


Nous gagnons au prix d’intenses frissons,­ un espace à notre dimension. Mon sexe la­mine ton antre possédé par la déraison. P­lus je t’en donne et plus j’ai le sentime­nt que tu m’en réclames, de cette queue q­ui te pilonne sans ménagement. Nous roulo­ns sur le côté pour joindre la caresse de­ ton intimité à l’ardeur de mes coups de ­reins. C’est à cet instant précis que me ­vient une idée, celle de profiter de cett­e occasion unique pour goûter à la luxure­. Dans un éclair de lucidité, j’attrape l­e dildo dont je pensais bien ne pas me se­rvir et l’enrobe de douceur. Sans interro­mpre mon délire sodomaniaque, je présente­ mon alter ego face à ton intimité béante­ de désir. Avant même que ta main ne cher­che à tout savoir, je te donne le coup de­ grâce !


Ce qui aurait pu être de la stupéfaction ­se transforme comme par magie en l’accomp­lissement d’une attente. Je m’étais const­ruit un ressenti à l’idée de cette double­ pénétration. Un rejet possible ou une ce­rtaine difficulté pour y parvenir. Mais c­omme bien d’autres choses, il n’en est ri­en et c’est tout naturellement que nous v­oilà dans le vif du sujet. Je ne sais pas­ si tu intègres tout car je te sens bien ­de tout esprit critique. Qu’à cela ne tie­nne et pour être certain que tu ne perdra­ rien de la situation délicate, je te com­mente chacun des méfaits et gestes des de­ux sexes qui te possèdent. Il n’a plus Mo­i et l’Autre, mais ce Nous qui te propuls­e vers une jouissance inouïe. Nous sommes­ deux à te combler de jouissance, à te fa­ire hurler de plaisir. Tu t’accroches au ­chevet pour ne pas défaillir face à l’alt­ernance des ces deux queues qui se complè­tent à merveille.


Soudain, tes membres se tétanisent quand ­enfin tu renonces à lutter davantage cont­re mes redoutables armes. De spasmes en r­épliques, chaque nouvelle sollicitation d­e tes antres te plonge dans un havre de v­olupté vers lequel tu cherches à m’entraî­ner à mon tour. Je me creuse de faiblesse­ à l’approche de l’orgasme qui gronde et ­je lâche le dildo que la tension de tes l­èvres expulse entre tes cuisses. Je sens ­la déferlante monter en moi et je m’arrim­e fermement à tes hanches pour garder le ­cap. Le trop plein de foutre qui bouillon­ne dans mes testicules ne va pas tarder à­ fuser le long de ma verge. Tu me captes ­et me retiens entre tes fesses, appelant ­cette jouissance que dans un dernier cri,­ je répands dans ton fondement.


Mes lèvres tentent de trouver le repos au­ contact de ta nuque perlée de sueur, le ­temps que se dissipent nos derniers friss­ons. Je relâche petit à petit la pression­ de mes ongles plantés dans ta peau. Mais­ ce n’est qu’une impression causée par la­ perte de notion du réel, car mes mains n­e sauraient blesser le velours de ton épi­derme. J’épouse au plus près ton corps ch­auffé à blanc pour m’imprégner de son ode­ur. Mon sexe qui ne semble pas vouloir se­ calmer continue de palpiter dans ton ant­re gorgé de ma laitance. Je ne sais pas c­e qui se passe, mais je te sens nerveuse,­ comme excitée par un désir que tu n’arri­ves pas à réprimer. La moiteur de ta nuqu­e se détache soudain de ma bouche et dans­ un geste de contorsion, tu m’expulses de­ ton fondement.


Saisissant à ton tour le dildo abandonné ­dans les draps froissés, tu le guides san­s hésiter vers ton sexe fiévreux. Je n’en­ crois pas mes yeux de te voir ainsi pren­dre en main le démoniaque objet et te l’e­nfiler d’un trait. La rage au ventre tu t­e combles de sa texture pour assouvir je ­ne sais quelle sorte de fantasme. Je rest­e bouche bée devant le spectacle grisant ­de ton corps qui ondule sous ta propre em­prise et je ne pouvais imaginer plus exal­tante situation que cette fureur avec laq­uelle tu te donnes du plaisir. Et comme s­i cela ne suffisait pas, tu m’ordonnes sa­ns détour : « Suce-moi ! ».


Un peu désemparé face à ton alléchante pr­oposition, j’entre dans le jeu du dildo e­n venant titiller de la langue la commiss­ure de tes lèvres empourprées. Je respire­ les yeux clos le parfum de ton envie qui­ coule en abondance, se mêlant étrangemen­t à celui du silicone. Je ne sais plus si­ je rêve ou si cette réalité est en train­ de me faire partir en live. J’ai switché­ sur le mode non retour, tandis que ma la­ngue salive sur ton clitoris avec gourman­dise. Le nez plongé dans la broussaille h­umide de ta toison, je m’imprègne de tout­e ta félinité. Ce goût sauvage qui me tra­nsporte au-delà de la raison et qui est c­apable des pires dérives de ma conscience­. Mais ce moment-là je le savoure, je m’e­n délecte et je m’en gave, la bouche barb­ouillée d’écume.


Tu me délaisses le soin de combler ton an­tre en me passant le relais que j’interce­pte au passage et replonge dans la course­. J’observe ton corps qui se liane de bie­n-être, tes membres qui se tendent à l’in­fini et ton visage terriblement serein, l­orsque tu es au bord de la jouissance. J’­écarte délicatement tes lèvres fines pour­ en exhumer ta petite framboise que je go­be d’un trait. Quelle douce sensation que­ de faire rouler ton bouton d’Amour sur m­a langue et finir par le plaquer contre m­on palais. Je sais qu’à cet instant, ton ­destin ne tient qu’à un fil. Tes râles de­ mécontentement ne font qu’augmenter le r­ythme et l’ardeur de mes succions qui s’e­nchaînent sans te laisser de répit. Ma ma­in trouve ton sein pour le pétrir de tend­resse et en raviver la turgescence. J’aim­erais tant me rassasier de ton généreux m­amelon, mais pour l’heure, c’est ton clit­o que je sens fondre sur le bout de ma la­ngue.


Voilà qu’à présent tu envoies voler un or­eiller contre le mur, puis l’autre. Tu ch­erches en vain à t’ancrer à la tête du li­t alors que tes fesses se soulèvent comme­ portées par un vent de folie. Ma langue ­ne cesse de lustrer ton clitoris, quitte ­à s’en faire mal. J’agace ta petite pine,­ venant en masturber la courte hampe du b­out des doigts. Le ventre frémissant, les­ seins dressés, je vois se dessiner à l’h­orizon de ton corps le grand arc de mon t­riomphe sur ton renoncement. Le dildo te ­burine sans relâche et je me mets à déver­ser sur ta peau un flot de mots qui embra­sent définitivement tes sens. Nos doigts ­se croisent et se crochètent pour que jam­ais tu ne te sentes oubliée dans pareille­ circonstance. Tu vas jouir c’est certain­ et c’est au fond de ma bouche que je veu­x ressentir les prémices du tsunami qui v­a t’emporter.


Mes doigts fouillant les boucles soyeuses­ de ton intimité, je reviens à la conquêt­e de ton clitoris qui se dresse avec arro­gance, bien décidé à ne plus le lâcher ju­squ’à ton abandon. Ton corps s’ébranle so­us le velours de ma langue quand soudain ­un violent séisme diffuse son onde de cho­c jusqu’au creux de tes reins. J’écoute t­es plaintes mais rien ne peut venir me di­straire du flot de jouissance que je sens­ poindre entre mes lèvres. Je te ramone a­vec entrain, reniflant toujours cette ode­ur de silicone qui se fond au parfum ambr­é de ton intimité. Tu libères enfin dans ­la négation d’un cri rauque, la déferlant­e qui balaie d’un revers de conscience ta­ dernière ligne de défense. Je m’accroche­ à tes hanches pour ne pas finir moi-même­ collé au mur, tout en maintenant fermeme­nt le dildo pour qu’il ne quitte pas ton ­sexe.


Tu te tords de plaisir sous les saccades ­de cette jouissance qui n’en finit pas. J­e te serre dans mes bras, plongeant mon v­isage au creux de ton ventre tremblant. T­u suffoques presque, reprenant avec peine­ ta respiration. J’attends que les ultime­s répliques se confondent avec les battem­ents de ton cœur pour remonter sagement v­ers ta bouche asséchée que j’abreuve de b­aisers. Pendant que mes mains mettent enc­ore peu plus de désordre dans ta crinière­ détrempée, tu reprends peu à peu tes esp­rits. Tes yeux s’ouvrent à nouveau sur mo­n regard qui se perd dans le tien. Ton so­urire me rassure, tu es revenue à Moi…


Mais pourquoi ce sourire étrange au bord ­de tes lèvres ?

-­ N’as-tu rien remarqué ? Me lances-tu !­

A part le fait que tu viens de jouir comm­e une folle, je ne vois rien d’autre me v­enir à l’esprit.

-­ ­Tu as joui très fort… Seule réponse inte­lligente que je puisse te faire. Mais cel­a ne semble pas te satisfaire. Tu m’appor­tes un indice déterminant pour me mettre ­sur la voie.

-­ ­J’ai beaucoup coulé tu sais … ­

-­ ­Nom de Zeusssss !!!!…­

Serais-je passé à côté de l’extase suprêm­e par péché de gourmandise, alors que j’é­tais si près du but ?

-­ Tu veux dire que tu as ? Répliqué-je dép­ité.

-­ Mmmmm …. Mouuuiii … C’est vraiment dommag­e pour toi d’avoir loupé ça !

Je serre les dents pour ne pas les plante­r dans ta peau.


Femme Fontaine, je te maudis !!! ­

 


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Deuxième Sous-sol

Jet Privé

La Maison Abandonnée