Sam
Quelque peu surpris par la
réponse que je venais de lui donner sans l’ombre d’une hésitation, il
n’était plus question pour moi de faire machine arrière. De plus, il me
restait juste le temps de me rendre à son rendez-vous …
Tout
s’était emballé dans les dernières heures, alors que nous venions tout juste
de faire connaissance. Nos chemins s’étaient croisés par hasard au détour
d’un forum que je visitais depuis peu, me contentant de lire discrètement ce
que partageaient les uns et les autres sur le thème ô combien passionnant de
la bisexualité. Ce sujet m’interpellait depuis longtemps, l’ayant évoqué
avec des femmes désirant vivre leur fantasme absolu, au sein d’une
triangulaire complice, avec deux hommes ne refusant pas l’aspect bi de la situation.
L’envie avait fait son chemin sans toutefois déboucher vers une issue positive,
malgré quelques propositions alléchantes.
Des
couples en mal de mâles dévoués, prêts à les initier au triolisme en l’agrémentant
d’une forte connotation bi, fleurissaient chaque jour sur ce forum. Cela
commença sérieusement à titiller mon intérêt, jusqu’au jour où je me décidai
enfin à répondre à certaines annonces. Je découvris au passage qu’il n’y
avait seulement des bis actifs ou passifs, ce qui était une notion assez
claire dans mon esprit, mais également des bicurieux, sortes de
saintes-nitouches du phallus qui ne voulaient pas trop abattre leurs cartes
en attendant de voir. Je savais que si je devais franchir ce pas, je ne
serai ni actif, ni passif et encore moins bicurieux, mais un savant mélange
de tout ça, donc a priori sans aucune limite, ni tabou. Je ne sais pas trop
où j’allais, mais il fallait que j’y aille absolument, ne serait-ce que pour
me faire définitivement une idée sur le sujet !
Alors
que les couples semblaient frileux devant mon acte de candidature, s’amusant
à faire durer le plaisir de manière subtile, Madame appâtant et Monsieur
choisissant pour elle, ce sont étrangement des hommes seuls qui
répondirent à mon annonce, bien qu’elle ne leur fut pas dédiée. Le premier
était un vrai bicurieux, marié et père de famille, comme beaucoup d’autres,
mais sa bravoure l’amena très vite à faire demi-tour pour protéger ses
arrières. Le deuxième me fit prendre conscience de la nature profonde du
macho-queutard-sûr-de-lui que doivent croiser bien des femmes. Il voulait
que cela aille encore plus vite qu’une rencontre, une sorte d’éjaculateur
précoce de la webcam.
Le
troisième s’annonça de manière bien différente. Il y avait dans les quelques
mots jetés au fil de ses messages à l’orthographe déplorable, de la timidité
et surtout, beaucoup de sincérité. Il m’envoya deux ou trois photos maladroites
de son corps effilés aux muscles saillants et trouva celles de ma galerie
d’images plutôt intéressantes. Il passa très vite au téléphone et je
découvris dans sa voix un homme passablement stressé, comme épié, ou en
fuite. Probablement une fuite en avant pour plonger dans l’inconnu. Difficile
d’expliquer pourquoi, mais il me plaisait de plus en plus .
Je
me doutais que cet appel allait précipiter les événements, mais pas à ce
point. Nous étions en fin de matinée et il me proposa de le retrouver sur
Paris à 14h !
J’avais
le choix entre lui répondre oui ou non, et sans réfléchir j’ai dit oui…
Il
me donna rendez-vous station Louis Blanc, afin de nous rendre dans son petit
pied à terre servant à héberger des amis ou sa famille, à l’occasion. Je ne
connaissais pas son visage mais lorsque je le vis arriver, il ne pouvait s’agir
que de lui. Silhouette tout aussi effilée dans son slim et surtout ce qui
m’avait frappé sur ses photos, une flamboyante crinière à la Rahan qui
flottait au vent. Il me dit à peine bonjour et me fit signe de le suivre.
J’emboîtai le pas de ses bottes et le suivis jusqu’à une porte cochère
toute proche sans échanger un seul mot. Je devinais de nouveau le stress,
perceptible dans son silence. Il tapota sur le clavier du digicode et nous
entrâmes presque discrètement chez lui. Pas tout à fait car il fallut encore
prendre un petit ascenseur pour nous conduire au septième ciel de ce qui
ressemblait fort à une chambre de bonne.
Sa
démarche avait quelque chose de très féminin, tout comme sa gestuelle. Il
m’avoua en premier avoir triché sur son âge, détail qui ne m’avait absolument
pas sauté aux yeux. La notion d’âge lorsque la curiosité et le désir l’emportent,
a une valeur bien abstraire. Il me confia ensuite être marié depuis plus de
trente ans, sans jamais avoir connu d’aventures extraconjugales. Là je me
suis dit que ce n’était pas commun d’en arriver à tromper sa femme, en se jetant
dans les bras d’un autre homme !
Dès
que la porte se referma et que Sam tourna la clé par deux fois dans la
serrure, les choses devinrent étrangement naturelles. Nous savions que le
désir et beaucoup de curiosité nous avaient conduits à nous retrouver dans
ce studio dont je pus apercevoir furtivement la petite cuisine, avant qu’il
ne m’invite à pénétrer dans l’unique pièce servant de salon ou de chambre,
au choix. Un grand tapis recouvrait le sol, disposé au pied d’un canapé
convertible, et il n’y avait guère que la présence d’un gros coffre en bois
pour compléter l’ameublement de ce qui allait devenir le théâtre de nos
futurs ébats.
Sam
referma légèrement les volets tout en laissant la fenêtre ouverte pour que
l’air circule, en ce bel et torride après-midi d’été. Dans la chaude
pénombre il n’y avait pas que l’air qui circulait, mais aussi un parfum
d’envie, celui de nos corps s’effeuillant dans l’impatience du contact originel.
Nous étions enfin nus, face à face, à portée de main et l’excitation bien
visible, pour ne pas dire palpable …
Sans
la moindre hésitation chacun prit possession du sexe de l’autre et soudain
le trouble m’envahit, quand au creux de ma main je sentis l’expression
d’une vigueur qui n’était pas la mienne. Tandis que j’enveloppais de mes
doigts sa verge douce comme le velours, Sam empoigna fermement mon vit et
commença à l’étirer comme un élastique. L’approche était sensiblement
différente entre nous deux. Je le devinais empressé et quelque peu maladroit,
me demandant à cet instant précis comment j’allais devoir m’y prendre pour
lui permettre de savourer patiemment, l’inédit de cette rencontre.
Mon
autre main se referma sur sa fesse, l’attirant ainsi au plus près de mon
corps avide de déraison, pour en explorer les vertus. Je respirais sa peau
délicatement parfumée. Il sentait bon sous mes lèvres découvrant avec
délectation le soyeux de son épaule, semblable à celui de sa queue dressée,
palpitant dans le creux de ma main. Debout sur le tapis, il fallait que la
situation évolue pour ne pas se révéler embarrassante, voire embarrassée.
Je pris donc l’initiative ô combien gourmande de laisser glisser ma langue
sur sa peau, descendant lentement le long de son torse imberbe, puis de son
ventre plat.
Agenouillé
à ses pieds je dominais la situation, avec en ligne de mire l’objet de ma
convoitise. Je pris soin tout d’abord d’étudier chaque détail de sa jolie
queue. Elle était magnifique et je ne pouvais rêver mieux, pour une première
expérience. Ma langue ne put s’empêcher de lisser sa hampe veloutée, pour
venir mourir sur le bombé de son gland. Ses bourses soigneusement épilées
me donnaient déjà envie de les happer, mais j’avais encore tout mon temps.
Une
autre envie me tiraillait, me rongeait les sens, une envie presque viscérale
… celle d’engouffrer son sexe tout au fond de ma gorge. Certes il pouvait
s’agir d’une simple image ou d’un pur fantasme, mais l’heure de vérité avait
sonné et j’allais enfin savoir. Empoignant délicatement ses couilles à
pleine main, mes lèvres coiffèrent son gland avant de le gober dans sa totalité.
Sa hampe suivit, d’un trait, jusqu’à ce que je sente sa queue tutoyer ma
glotte. J’avais rêvé de cela, sans vraiment en percevoir le bien fondé, ni
la saveur. Mais la douce réalité de sa queue me fit prendre conscience de
cette forme de plaisir. Aller et venir tout en faisant pression de la
langue, encourager la vigueur, l’épanouissement, l’excitation en perles
sirupeuses.
L’exaltation
provoquée par cette révélation divine m’obligea à lui sortir le grand jeu.
J’avais une impérieuse envie de me régaler en lui bouffant la queue et les
couilles, et je n’allais surtout pas m’en priver !
Le
guidant vers le canapé, il s’y abandonna les jambes largement ouvertes sur
mon insatiable gourmandise. Reprenant la chose en main, je m’appliquai à la
masser fermement, tout en observant son regard et l’instant où il ne
tarderait pas à se voiler. Ma langue de vipère s’enroula autour de son gland,
puis se mit à fondre le long de sa verge en de longues vagues écumantes,
avant de revenir ronger son frein. Je constatais pour la première fois les
effets pervers de mes douces attentions sur l’autre sexe, mon semblable, en concluant
que les attentes semblaient assez commune, finalement.
Je
me régalais de le voir lutter et soupirer d’aise, pendant que ma bouche le
torturait, bien au-delà du raisonnable. La dégustation s’avéra des plus
onctueuses, surtout lorsque ma langue se décida enfin à se consacrer
exclusivement à ses bourses gonflées à bloc. Comment résister face à d’aussi
délicieux joyaux offerts à tous mes vices ? Impossible ! Je faisais
danser ses testicules sur ma langue, les gobant à tour de rôle pour ne pas
faire de jaloux. C’est alors que, n’en pouvant plus, il se redressa et me
jeta sur le tapis …
Il
se rua sur mon sexe barbouillé d’excitation, me tétant le gland comme un
veau tète sa mère. Il ne faisait aucun doute qu’il y prenait du plaisir le
bougre, le velouté et la rondeur de mon gland exaltant généreusement ses
papilles. J’en profitai pour l’attirer petit à petit au-dessus de moi,
honorant ses couilles de gouleyants revers de langue, tout en lui doigtant
le cul. Autant dire qu’il était devenu chaud bouillant mon Sam !
En
fait, il ne joua pas très longtemps avec sa tétine, car il avait placé ses
espérances ailleurs, dans ce que LUI voulait ressentir absolument. L’emprise
et la possession totale, sous la forme d’un véritable sexe et non plus un vulgaire
gode, comme il avait l’habitude de le faire.
Après
avoir suffisamment régalé ses papilles au contact du velouté fondant de mon
gland, Sam se décida enfin à jouir de mon vit, comme il l’entendait. D’un
bond il me chevaucha alors que nous étions toujours étendus sur le tapis, puis
empoigna ma queue pour lui faire prendre le chemin de son fantasme absolu.
La vision de cet instant à jamais gravé dans ma mémoire avait quelque chose
de franchement irréel, car j’étais à la fois acteur et voyeur d’une situation
hors du commun, du moins celui qui nourrissait habituellement ma
sexualité. Son approche s’avérait tout aussi maladroite que lorsqu’il
saisit mon sexe pour la première fois. Il tenta de s’empaler sur mon pieu à
plusieurs reprises, sans trouver l’angle favorable de pénétration. Tant bien
que mâle, Sam finit par me guider convenablement au droit de son vestibule
qu’il me suffit d’investir d’un coup de rein, et de toute ma vigueur.
Ses
fesses reposant sur mon bas ventre, il ne pouvait qu’apprécier les
palpitations de ma queue sous l’emprise de son fondement. A mon tour j’empoignai
la sienne pour la branler avec application, tout en lui malaxant les
couilles, avide de cette image au goût de souffre qui me hantait depuis des
lustres. Mais l’avidité de Sam ne se situait pas sur le même plan. Même si
son envie d’en découdre ne faisait aucun doute, il fallait à tout prix
qu’elle s’exprime autrement, à sa manière, dans une extrême passivité et la
soumission à mes désirs. J’avais deviné depuis notre premier regard échangé,
qui des deux serait le mâle dominant.
Ne
trouvant plus matière à jouir de cette posture incertaine, Sam se jeta sur
le tapis pour se donner en chienne docile, la croupe bien relevée. Son
œillet dilaté frétillait d’envie d’être à nouveau comblé et il ne me fallut
pas plus de dix secondes pour que j’y engouffre ma langue. Surpris par
cette fouille de nature étrange à la laquelle il n’avait jamais été
confronté, il se mit à gémir tout en dodelinant du croupion. Le trouble
provoqué par le jeu ma langue qui le fouillait sans aucune pudeur, conjugué
à celui de mes doigts prenant le relais, le propulsa définitivement au nirvana
des sensations qui grondaient dans ses entrailles. Anéanti par mes assauts
outranciers, il se vida de toute sa substance, sans crier gare !
Mon
pauvre Sam était confus de s’être abandonné si tôt, sans pouvoir résister à
mon emprise. Je fus également troublé de le voir jouir ainsi, sans aucune
sollicitation de sa queue. J’avais probablement dû opérer une caresse trop
appuyée sur sa prostate, déclenchant de la sorte, l’irréparable. Afin qu’il
ne demeure pas sur cette mauvaise impression et pour faire perdurer le plaisir,
je pris soin de ne pas laisser retomber son excitation en remplaçant mes
doigts par mon phallus impatient de lui offrir ce qu’il en attendait
vraiment.
Sodomiser
son prochain, surtout quand il s’agit d’une personne du même sexe, n’est pas
un acte anodin. On a beau s’imaginer que dans le pire des cas un trou reste
un trou, mais saisir les hanches d’un homme pour l’enculer demeure tout à
fait particulier ! Pourtant j’avoue ne pas avoir hésité longtemps avant
de glisser ma queue tout au fond de son cul. J’ai même plutôt apprécié,
malgré les images qui s’entrechoquaient dans mon esprit à la recherche de
références sexuelles, que je ne trouvais pas. Comment devais-je le baiser ? Comme un homme ou une femme ? Mais y avait-il fondamentalement une
différence à ce moment-là ? J’avais bien peur que non.
Ancré
à ses hanches étroites, je regardais aller et venir mon membre gorgé d’ardeur
entre ses petites fesses. Il avait la peau douce le bougre, et je prenais
plaisir à le caresser. Pour le punir de susciter en moi une telle débauche
sensorielle, je lui administrai une fessée qui ne fit qu’accroître sa
dévotion pour ma vigueur pénétrante. Au fil de mes coups de bélier, une envie
charnelle, sensuelle et animale électrisait mes sens. Le parfum subtil de sa
peau et sa douce texture me plongeaient dans une redoutable ivresse
jouissive. Le désir de me fondre totalement en Sam, dans une étreinte
soyeuse et légèrement irisée de perles de sueur, devint une obsession.
Chassez
le naturel et il revient au galop ! Tendre et sauvage, telle est ma
nature profonde. Alors je devais jouer et jouir sur les deux tableaux. Tous
deux allongés au sol, je continuais à lui procurer cette jouissance sans
pareil, tout en savourant la mienne. Je collais mes lèvres sur sa peau
chauffée à blanc, laissant mes mains voguer à la surface de ses muscles
saillants. Je caressais son ventre plat, pressais sa poitrine imberbe et empoignais
ses fesses avec la même délectation. Son sexe s’épanouissait timidement entre
mes doigts, piètre témoin de la tempête extatique qui soufflait dans son
corps, et son esprit.
Il
enchaînait les orgasmes comme je pouvais le constater chez une femme
lorsqu’elle s’adonne pleinement à la sodomie. Les mêmes contradictions parvenaient
à ses lèvres, soupirs exprimant au travers de ses « Noonnn … »,
toute l’affirmative qui le consumait, les ongles plantés dans le tapis. Il
en avait furieusement envie de cette animalité, et je ne regardais plus à la
dépense.
Je
l’ai culbuté ainsi pendant près d’une heure, sans relâche, alternant les
phases tendres avec les emprises plus sauvages. Nos corps imbriqués l’un
dans l’autre, en sueur, concouraient au même plaisir, à la même jouissance.
Mais cette voie sans issue n’allait pas être le point d’orgue de notre
étreinte. Notre soif, et surtout la sienne, devait en final se boire à la
source. Je lui susurrai à l’oreille mon désir le voir me dévoiler son jouet
favori pour qu’il me montre comment il en abusait, ce qu’il fit sans se
faire prier. Il sortit son gode d’un coffre en bois et le fit glisser dans
le trou béant de son cul. Je le laissais faire en voyeur privilégié, me
contentant de ranimer la flamme de sa jolie queue, du bout de la langue.
Le
temps était venu pour moi de libérer le fruit de cette folle excitation
d’avoir goûté à tout ou presque, ce dont j’avais rêvé et fantasmé, au-delà
du raisonnable. Il semblait très clair que nous étions tous les deux un peu
plus que des bi curieux. Tandis que Sam se godait activement, je mis mon
sexe à portée de sa bouche afin qu’il me suce avec gourmandise. Il adorait
ça et cela faisait plaisir à voir. Ensuite il me dévora et pressa mes
couilles gonflées à bloc, pour me faire exploser dans sa bouche. Je ne me
fis pas attendre, emplissant sa gorge de tout mon foutre. Il me savoura
longuement, jusqu’à la dernière goutte, jusqu’au dernier spasme de ma queue.
Sa
vigueur retrouvée, ce fut à mon tour de le pomper de toutes mes forces. Ses
couilles frissonnaient sous ma langue, tout comme son gland qui devint
écarlate entre mes lèvres affamées. Je tentais de décrypter le moment où il
allait éjaculer, mais il ne laissait rien transparaître, à part un discret
encouragement à ne pas faiblir. Je fus déstabilisé par son étrange passivité
face à l’orgasme grandissant. Je cherchais désespérément dans son regard
voilé, dans ses membres tendus, le moment de sa reddition, en vain.
Au
moment où je m’y attendais le moins, de longues salves laiteuses jaillirent
de sa queue et éclaboussèrent son ventre et son torse, jusqu’à son visage.
C’était magnifique de voir perler toutes ces gouttelettes de foutre sur sa
peau. Avant même de me donner le temps nécessaire d’apprécier le spectacle
et pourquoi pas en abuser, Sam effaça avec un mouchoir en papier toutes les
traces de son forfait !
Cela
mit fin à nos ébats, pleinement assouvis…

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