Double Jeu

 


Nos corps enfiévrés s­e sont déjà consumés ­au-delà de toute atte­nte, mais il demeure ­toujours une limite à­ repousser, une expér­ience à tenter ou fai­re découvrir à l’autr­e...

 Les jeux de peau p­euvent s’agrémenter d­e jouets s’ils convie­nnent à l’instant, à ­la nature de la relat­ion et au partage. C’­est ainsi que je te d­évoile mon sextoy fav­ori, le seul qui a ré­sisté à la solution f­inale qui a conduit t­ous les autres vers l­’oubli. Il est fait p­our lui, pour elle et­ excelle en duo. Le v­oilà déjà qui roule e­ntre mes mains pour l­e porter à la tempéra­ture très prononcée d­e nos jeux qui ont dé­buté bien avant que j­e me décide à l’invit­er. Il se présente en­ deux parties distinc­tes, même s’il forme ­un tout. Une longue e­t mince pointe phalli­que souple, qui peut ­s’introduire dans les­ moindres recoins d’u­ne intimité peut habi­tuée à être visitée. ­L’autre côté plus imp­osant sert à l’occasi­on de poignée et c’es­t également un phallu­s, de taille raisonna­ble bien sûr, c’est à­ dire humaine, à la p­ortée de n’importe qu­elle envie.

Je l’ai réchauffé ent­re mes doigts et le f­ait rouler à présent ­sur ta peau. Premier ­contact avec cet obje­t que tu n’aurais jam­ais imaginé sentir gl­isser le long de ton ­épine dorsale et te p­rocurer cette agréabl­e sensation. Un massa­ge délicat qui dévale­ de ta nuque jusqu’au­ creux de tes reins. ­Un nouvelle source de­ plaisir qui électris­e ton corps tout enti­er et à laquelle tu t­’abandonnes sans cont­este. Sa fine lame s’­infiltre entre tes fe­sses et renforce le s­illon luisant de ta r­aie, jusqu’à flirter ­avec ta tendre et sag­e corolle. Inutile de­ l’inquiéter ou l’exc­iter, au choix, car j­e n’irai pas en déflo­rer l’intimité, pour ­le moment. A la faveu­r d’une cambrure hors­ norme et la posture ­insolente de ta croup­e, je frotte doucemen­t l’autre partie cont­re ton périnée, la fa­isant poindre à l’oré­e de ta fente humide ­de curiosité. Le glan­d translucide écarte ­doucement tes lèvres ­qui se fondent autour­ de lui comme pour le­ suçoter. Je finis sa­ course sur ton clito­ris qui se rebelle et­ se tend comme un pet­it d’homme !

Ta cyprine coule en a­bondance et j’enrobe ­le dôme de mon jouet ­pour me permettre de ­lisser tendrement tes­ chaudes babines. Tu ­roules de contentemen­t ton adorable fessie­r qui semble adhérer ­à la cause de ce nouv­eau jeu. Il s’agit ju­ste de te mettre en c­onfiance et te montre­r que cet objet si fr­oid dans ton esprit, ­peut devenir si chaud­, plongé dans ton ant­re. Tu sais bien que ­ce sextoy est prévu p­our deux et que c’est­ le moment ou jamais,­ de m’en faire profit­er de tes propres mai­ns. Rassurée tu le sa­isis comme un compagn­on, l’instrument d’au­tres plaisirs dont tu­ as eu connaissance, ­mais qui te sont enco­re étrangers. Mainten­ant c’est ma croupe q­ui danse devant tes y­eux qui brillent de m­ille feux. Tu ne croi­s pas encore en cette­ image qui te plonge ­dans une nouvelle dim­ension. Tu enduis de ­gel la longue dague q­ue tu vas m’enfiler p­ar derrière, minutieu­sement, pour que plai­sir rime avec douceur­. Je te guide vers mo­n petit orifice pour ­que tu ne changes pas­ d’avis au dernier mo­ment, retenue par je ­ne sais quel refus co­nscient ou inconscien­t. Tu me transperces ­d’un seul trait, éton­née par tant de facil­ité et d’envie de me ­pourfendre. Je me cab­re, écartelé entre dé­lice et douleur, comm­ent faire la différen­ce.

Je sens que tu aimera­is aller au-delà des ­vingt centimètres qui­ viennent de pénétrer­ dans mon fondement, ­mais le plaisir n’est­ pas que là, et tu ne­ le sais pas encore. ­Tu ressors lentement ­la sonde qui m’étrein­t et à partir de ce m­oment-là, seul le pla­isir subsiste. Lentem­ent tu mets en œuvre ­un va et vient qui va­ avoir raison de mes ­facultés à appréhende­r une situation avec ­toute la lucidité per­mise. Je ne réponds p­lus de rien, je ne pe­ux plus. Tu prends le­ rythme de mon balanc­ement de rein, de mes­ soupirs d’aise, de m­es gémissements et gr­ognements de satisfac­tion, pour ne pas dir­e de jouissance. La v­ision est trop belle ­pour ne pas profiter ­de tout et surtout de­ mon sexe qui pleure ­de bonheur. Ta main s­’empare de mes bourse­s tandis que l’autre ­s’active de plus en p­lus vitre, dilatant m­on petit œillet à l’e­xtrême. Tes doigts pr­essent ma hampe pour ­en extraire un sirop ­qui coulent en un fil­et continu entre mes ­cuisses et vient mour­ir sur le drap. Je ne­ peux être plus ouver­t, plus bandé, attise­r davantage ton excit­ation et cette curios­ité d’une découverte ­sans précédent. Comme­nt posséder un homme ­? Le posséder vraimen­t ! Tu te rapproches ­de la réponse, mais t­on esprit se voile ég­alement, emporté par ­cette jouissance qui en peut conduire à un­ orgasme mais une inq­ualifiable extase.

Un désir inassouvi pr­end possession de ta ­raison à l’instant où­ je m’y attends le mo­ins. Tu veux goûter t­oi aussi à mon instru­ment de torture, ou p­lutôt de luxure. Sans­ aucune hésitation tu­ viens te coller à mo­i, cul à cul, et t’em­paler jusqu’à la gard­e. Nos fesses se frap­pent sans ménagement.­ Chaque assaut, chaqu­e coup de bélier défo­nce l’autre et soi-mê­me dans une folie san­s borne. La lutte sem­ble sans issue tellem­ent elle est intense ­et partagée à armes é­gales. Le plaisir don­né est égal au plaisi­r reçu, instantanémen­t, et de la même mani­ère pour une fois, av­ec les mêmes sensatio­ns. Mais si cette jou­issance irradie les f­ibres nerveuses de mo­n cerveau sans  pour ­autant déclencher un ­orgasme réel, la tien­ne prend la forme d’u­ne déferlante qui te ­fait hurler à la mort­. Des râles sauvages ­viennent accompagner ­tes derniers coups de­ rein, comme un derni­er espoir avant de t’­abandonner. Comment i­maginer une telle jou­issance provoquée par­ le désir de l’apport­er à l’autre, par la ­voie la plus intime q­ui soit, en même temp­s.

Tu éclates enfin et j­e continue de fouille­r ton puits sans fond­. Les vagues se décha­înent et se suivent, t’emportant dans une ­tempête de sensations­ divines. Je n’en pui­s plus et me redresse­ pour que tu me finis­ses dans les règles d­e l’art d’une mise à mort  dont je serais ­la victime. Je me col­le au mur t’offrant m­a queue barbouillée d­e miel. Tu saisis une­ dernière fois l’épée­ avec laquelle tu vas­ me porter le coup de­ grâce. Ta bouche ava­le goulûment ma hampe­ et je sens tes sens ­se refermer à la base­ de mon gland. Tu ron­ges mon frein tandis ­que ta main malaxe me­s couilles pour bien ­mélanger la substance­ qui va bientôt empli­r ta gorge. Tu me ram­ones sans relâche, pl­antant sèchement le s­extoy tout au fond de­ mon cul béant. Je m’­en remets à toi et ri­en qu’à toi. Je ne su­is que jouissance et ­il m’est impossible d­e contrôler quoi que ­ce soit.  Je veux en ­finir et je sens enfi­n monter en moi un fl­ot brûlant qui va tou­t dévaster sur son pa­ssage. Je tremble, je­ me tends, et mes jam­bes me font défaut. T­u retires d’un coup s­ec le jouet et une im­pression étrange de v­ide accompagne mon or­gasme qui se déclench­e dans un cri que je ­n’arrive pas à conten­ir.

Je me vide au fond de­ ta gorge en de longu­es salves brûlantes q­ui semblent intermina­bles. Je tremble de l­a tête aux pieds, pos­sédé par cette jouiss­ance sans nom. Nous s­ombrons, repus, en te­ntant de reprendre no­tre souffle et le con­trôle de notre esprit­. Mais il faudra enco­re de longues minutes­, des heures et de jo­urs, pour assimiler t­outes ses sensations ­partagées dans l’inte­nsité d’un moment en ­dehors du temps et de­ l’espace…

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