Mezzanine Endiablée
J’avais repéré dès mon entrée dans la pièce le lit
mezzanine sous lequel était placé un petit canapé deux places. Immédiatement
germèrent dans mon esprit les multiples possibilités de ce mobilier ô combien
inspirant. C’était une véritable aubaine…
Le
moment venu, ma complice docile – pour ne pas dire ma Soumise – vit ses
poignets ornés de mes bracelets de cuir, puis dans le même élan, attachée à
la structure haute de la mezzanine à l’aide d’une sangle équipée de
mousquetons. Je réglai soigneusement la tension de l’appareillage pour
qu’elle ne repose pas totalement sur ses pieds, l’inconfort étant de rigueur.
Je
l’avais auparavant dénudée et remodelé son buste avec une cordelette de coton,
mettant sous pression sa généreuse poitrine aux tétons avenants et
délicieusement bandés. Il ne lui restait que ses escarpins aux pieds, seuls
vestiges de sa tenue d’hôtesse bienveillante. Elle souriait encore au moment
où je me suis amusé à enserrer ses mamelons entre des baguettes chinoises. Il
faut bien avouer qu’elle adorait cette sensation, surtout depuis qu’elle
avait goûté à des morsures bien plus cruelles.
Je
poursuivis mon œuvre avec le crochet anal, autre sensation tout aussi
exaltante qui sait toujours créer un trouble très particulier et rendre les
intimités ruisselantes d’émoi. Là aussi je réglai la tension avec justesse,
reliant le crochet au harnais « shibari » de poitrine entre les
deux omoplates. Il fallait que cette tension se ressente au niveau du rectum,
sans aucun désagrément autre qu’une excitation décuplée.
Les
choses commençaient à prendre forme et je me devais à présent de gommer définitivement
son sourire qui peu à peu se transformait en un rictus d’étonnement et de
tensions internes. Le bâillon à boule fit parfaitement l’affaire une fois
glissé entre ses dents et bouclé derrière la nuque, et je la laissai mijoter
quelques instants dans cette posture tout à fait attrayante.
Les
entraves ne sont que des préliminaires aux vrais plaisirs de ces jeux sulfureux.
Les sens sont exacerbés, l’impatience mêlée à l’attente plonge les acteurs
dans un nouvel univers, une nouvelle dimension où tout semble possible, à
condition que le corps s’embrase dans une jouissance absolue, sans aucune
retenue.
Le
cuir est un excellent vecteur d’embrasement, surtout quand il se voit diffusé
au travers de quarante lanières acérées ! Les frappes fusèrent sans
concession, de la croupe aux flancs, puis mes doigts prirent le relais pour
aller arracher au cœur de son intimité l’ultime lâcher prise. Il éclaboussa
ma main, mon bras et ses cuisses, puis arrosa copieusement ses jolis
escarpins.
Ebranlée
par ce tsunami infernal exhumé de ses bouillonnantes entrailles, elle devait
probablement penser que le jeu allait s’arrêter là. Mais j’ai toujours plus d’un
tour dans mon cartable !
Je
sortis une bougie de paraffine et la flamme illumina de sa lumière ambrée, sa
peau en sueur. J’approchai la flamme de son visage et je lus dans son regard
toute sa désapprobation à l’idée que je puisse l’utiliser sur elle. Alors
qu’elle n’avait encore rien laissé échapper de son bâillon, elle lâcha un
« Honnnnnnn ! » tout à fait clair…
« Mais
si … » lui répondis-je en faisant mine de faire couler la cire sur mon
torse.
Elle
réitéra son « Honnnnnnn !! » en observant la cire couler sur ma
poitrine, autant terrifiée pour elle que pour moi. J’ôtai les baguettes de
ses tétons meurtris et incroyablement tendus, pour les arroser de cire
brûlante. « Hoonnnnnnnn !!! » cria-t-elle de nouveau, surprise
par la sensation étrange qui l’envahissait soudain. Mes doigts plongés entre
ses lèvres dégoulinantes de mouille, je constatais à quel point le
trouble s’immisçait en elle, et surtout, bien malgré elle.
Je
poursuivis cette découverte en couvrant son échine de perles en fusion, puis
tout en empoignant le crochet, je la pénétrai sans détour. La bougie déjà
oubliée, je limais ma Soumise en profondeur et il ne lui fallut pas bien
longtemps pour décharger tout son fiel sur ma queue.
Dans
ce genre de situation, on prend toujours conscience du moment où l’Autre a été
suffisamment propulsé dans les nues, pour ne plus en revenir. C’est l’instant
choisi pour procéder à la libération et au retrait des entraves. D’abord le
bâillon pour qu’elle puisse enfin reprendre son souffle, suivi par le crochet
anal et le harnais de poitrine.
Il
ne me restait plus qu’à retirer la sangle maintenant ses poignets fermement
attachés à la mezzanine, mais une idée en chassant une autre, je les crochetais
immédiatement dans son dos. Elle comprit alors que je n’avais pas encore
sifflé la mi-temps !
Je
pris place face à elle sur le canapé, les jambes ouvertes en éventail et
l’objet de sa convoitise dressé avec arrogance. Elle s’agenouilla puis rampa
jusqu’à mon sexe encore imprégné du fruit de sa jouissance. Sa langue se mit
à me déguster avec une infinie gourmandise, de mes bourses jusqu’au bombé de
mon gland. C’était une autre torture de ne pouvoir y mettre les mains, voire
les doigts, devant se contenter de me dévorer comme une tigresse affamée.
Je finis par libérer ses poignets et lui offrir le point final de nos affres, sous forme de point de non retour, gouleyant à souhait...

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