L'Arbre et le Gland

 


Avec l’arrivée des beaux jours et notre interdiction de séjourner dans des lieux peu recommandés pour certaines pratiques, nous avons fini par prendre le large, et plus particulièrement les chemins de traverse. Cela nous a permis de découvrir le charme discret des étreintes sylvestres, aux délicates senteurs d’humus, agrémentées des inévitables piqûres de moustiques. En dehors du fait qu’il nous fallait trouver des endroits suffisamment peu fréquentés pour laisser libre cours à notre inventivité, nous découvrîmes l’élément primordial au pied duquel nous cueillîmes la rançon du plaisir, à savoir : l’Arbre !

Plutôt à l’aise dans le collage au mur, je l’étais bien moins dans l’Art du scotchage au tronc, c’est pourquoi je choisis notre premier arbre sur une base solide, donnant confiance. Je l’ai voulu large et accueillant, à l’image de ses hanches lorsque mes mains viennent s’y ancrer. Je m’imaginais déjà pouvoir dissimuler sans crainte mon forfait, toute en sachant que dans une forêt, le danger pouvait surgir de toutes parts. La première expérience ne fut pas des plus glorieuses, sauvagement agressés par une horde de moustiques assoiffés de sang qui ne s’en prirent les lâches, qu’à son adorable fessier. A ce moment-là, je pensais bien être le seul à la titiller de mon dard.

Les balades suivantes nous permirent de prendre nos marques au contact de nouvelles essences et d’en apprécier les bienfaits, comme le bruissement des feuillages, accompagnant le délice de ses soupirs, ou encore la caresse d’un vent léger venant souffler sur mes bourses chauffées à blanc. Nous avions également appris à nous accommoder de nos vêtements, n’hésitant plus à nous en séparer le cas échéant, sans toutefois négliger la dose d’excitation des l’entraves, qui retardent l’issue fatale et embrasent les sens.

La dernière fois nous partîmes à la découverte d’une nouvelle zone repérée sur Google maps. L’impatience de nous retrouver, de nous palper, de nous … eut très vite raison du besoin de nous enfoncer plus avant dans la forêt pour trouver un endroit déserté par les joggeurs et autres vététistes. Nous obliquâmes au travers des arbres bordant le chemin, pour gagner une petite clairière tapissée de fraises des bois. C’est la première fois que j’en vis autant, des centaines, des milliers peut-être, et nous étions en train de les fouler, à la recherche de notre Arbre.

Nous stoppâmes nos investigations sous une pluie de rais ensoleillés qui transpercèrent la canopée pour venir enflammer nos premiers baisers. Sa langue plongée dans ma bouche se faisait aussi arrogante que ma queue bandée contre son ventre. Elle ondulait pour en palper l’ardeur, tandis que je léchais goulument sa gorge perlant de sueur. Les boucles de ceinture commencèrent à céder, les boutons à sauter, et ma main plongea sous son top pour en extraire l’un de ses seins que ma bouche goba d’un trait. Son téton se durcit violemment entre mes crocs acérés, et je ne pus résister à l’envie de dévorer le second. C’est alors que son soutien-gorge s’envola comme par magie, partant rejoindre le tapis de fraises des bois.

Pour éviter qu’elle me pieuvre à nouveau de sa langue assassine, je la retournai pour consumer mes baisers sur son épaule, puis sa nuque, tout en pressant ses jolis seins entre mes doigts. Nous étions au milieu des fraises des bois, à nous aimer, oubliant presque notre Arbre. Lorsque ma main se glissa dans son jean entrouvert pour prendre la température du lissé de sa motte, c’est une délicieuse fraîcheur que je sentis sous la pulpe de mes doigts. Mon majeur batifolait dans la moiteur de sa toison réduite au string minimum, effleurant au passage la commissure de ses lèvres béantes de désir.

J’adorais la sensation de son corps partiellement dénudé sous l’emprise de mes mains et de mes lèvres, au contact de mon torse, alors qu’au loin se dessinaient des silhouettes qui pouvaient nous surprendre. Mon indolente finit par se retourner et fondre entre mes jambes pour s’emparer de sa juteuse pitance, un Gland velouté et croquant qu’elle n’hésita pas à coiffer de ses lèvres gourmandes. Il ne fallut que quelques secondes pour que je m’érige sur la pointe des pieds, vrillé de délice sous la redoutable ardeur de sa fellation. Elle savait y faire pour me pousser dans mes ultimes retranchements, mais j’aimais la laisser m’entraîner au bord du gouffre, sans pour autant m’y précipiter.

On ne peut plus vigoureux, je me décidai enfin à la guider vers l’Arbre le plus proche pour lui montrer de quel bois je me chauffais. Je fis glisser son jean à mi-cuisses, pour lui éviter d’avoir envie d’écarter les jambes. Elle s’accrocha aux branches lui tombant sous la main, tandis que je brisais celles trop fragiles ou gênantes, afin de ne pas se blesser. Bien arrimée à notre Arbre, elle laissa ma langue se frayer un chemin au creux de sa raie, et se lover au fond de son divin opercule. Mes papilles ne connaissent pas meilleur amuse-bouche, voire agace-cul, en fonction du côté de la langue où l’on se place.

J’extirpai ma queue fièrement bandée, dégageant dans le même élan mes bourses incandescentes pour leur faire prendre l’air. La vue sur l’arrondi de sa croupe était des plus grisantes, sans parler du vertige de sa cambrure creusée d’impatience. Empoignant mon membre barbouillé de mouille, je le fis glisser dans son tendre abricot sans marquer de pause, jusqu’à ce que mon Gland s’échoue tout au fond de son antre mielleux.

Là se mit en branle la machinerie infernale et ses rouages insidieux qui mirent le désordre dans ses pensées, son ventre rongé par la menace, exaltation suprême de son ressenti. Je la burinais sans ménagement, lui assénant de généreux coups de bélier dont l’onde de choc se dissipait discrètement au travers de l’écorce. Un vélo par ci, un promeneur par là, plus rien ne pouvait m’arrêter dans l’accomplissement de mon œuvre.

Planté au plus profond de ses frémissements, mes mains glissèrent sur ses flancs pour venir cajoler ses seins et les pétrir en douceur. Ses pointes turgescentes se retrouvèrent prisonnières de mes doigts qui n’eurent soudain qu’une envie, les pincer et les étirer pour faire résonner ses râles de contentement. Son plaisir dégoulinait sur ma queue en vagues liquoreuses qui me réjouissaient au plus au point. J’aimais la sentir m’inonder en abondance, du fruit de son renoncement. Tétanisée par l’emprise de mon vit qui ne lui accorda aucun recours en grâce, elle s’abandonna dans un dernier cri qu’elle étouffa pour ne pas hurler au loup.

J’admirais ma queue délicieusement enrobée de son foutre qu’elle n’allait pas tarder à me réclamer, bien trop gourmande pour ne pas avoir envie de se délecter de sa propre jouissance. Virevoltant allègrement, sa main se referma comme un étau sur mon phallus, puis je le vis disparaître dans sa bouche. Il n’était plus question d’attiser mon ardeur mais bel et bien de me faire signer mon acte de reddition. Elle avait en main la plume, il ne lui manquait plus que l’encre. Je me hissai une seconde fois sur la pointe des pieds, plongeant mes doigts dans sa crinière pour tenter de calmer le trouble qui m’envahissait.

De nous deux, je suis certainement celui qui a crié le plus fort au moment d’emplir sa gorge de longues salves crémeuses. Elle ne perdit rien de mes tremblements, ni de mes spasmes extatiques, jusqu’à la dernière goutte. Il s’en suivit un long baiser au goût d’amande, nos langues enlacées dans l’écume de nos jouissances entremêlées.

Nous retrouvâmes une tenue plus décente, afin de regagner le chemin qui nous reconduisit vers la civilisation. Elle rangea son soutien-gorge dans son sac, et j’avoue nettement préférer sentir ses seins pointer, en toute liberté. Il faisait beau, il faisait chaud, et nous profitions des derniers instants volés à la vie. Tendrement enlacés, nous marchions vers la lisière de la forêt, quand un panneau attira notre attention. Il indiquait la présence d’une maison forestière à présent en ruine. Mais c’est surtout le nom du lieu qui nous fit sourire...


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