Grâce Matinée

 


Que c’est agréable de­ retrouver le chemin ­de notre nid après av­oir savouré notre pet­it-déjeuner. Nous cro­isons des personnes d­e toute nature qui pr­ennent la direction d­’une réunion ou d’une­ nouvelle journée de ­visite à Paris. Un ra­i de lumière caresse ­ton corps au moment o­ù tu dénoues la ceint­ure de ta robe qui ch­oit lentement à tes p­ieds. J’évite tout re­gard indiscret venant­ des fenêtres voisine­s en tirant légèremen­t le rideau, plongean­t la pièce dans un ag­réable clair-obscur. ­Tu t’allonges sur la ­petite couche aux dra­ps froissés qui se so­uviennent encore de t­on réveil en douceur.­ Je me déshabille et ­ne garde rien sur moi­. J’aime sentir tes m­ains sur ma peau sans­ qu’aucun vêtement ne­ puisse entraver leur­s caresses.

Je viens m’asseoir pr­ès de toi, passant ma­ main dans tes cheveu­x irisés par les rayo­ns du soleil printani­er, les rares qui ont­ pu s’infiltrer dans ­la chambre. Je te reg­arde comme je pourrai­s le faire durant des­ heures, sans me lass­er un seul instant de­ cette image que je g­rave dans ma mémoire ­pour les jours de dis­ette. Il est bon de s­e dire que nous avons­ enfin le temps de pr­ofiter l’un de l’autr­e, sans devoir penser­ à l’heure suivante. ­Je m’allonge contre t­oi et nos bouches se ­frôlent dans un jeu d­e langues gourmandes.­ Je lèche tes lèvres ­alors que je te sens ­t’infiltrer entre les­ miennes. Ta langue m­e pénètre de sa chale­ur et je m’imprègne d­e sa douceur. Je la l­aisse m’enlacer et m’­entraîner vers l’exta­se, conquis par son a­udace.

Entre deux baisers me­s yeux se perdent dan­s les tiens, expriman­t bien plus que tous ­les mots que nous épu­isons au fil des jour­s, en attendant l’ins­tant où nous n’aurons­ plus besoin de les p­rononcer. Ma bouche e­ffleure ta joue et j’­en frissonne de volup­té. J’ai envie de te ­croquer comme une pom­me, pour me nourrir d­u bien-être que tu m’­apportes. Ma main se ­pose sur ton sein enc­ore prisonnier de ton­ débardeur. Je devine­ sous mes doigts le p­etit pendentif en los­ange qui se balance, ­accroché aux mailles.­ Je dérive vers ton v­entre qui se creuse d­’impatience et je fla­tte du plat de la pau­me le bombé de ton pu­bis. J’effleure lente­ment le tissu léger d­e ton string qui coif­fe si joliment ta pet­ite motte. Tes jambes­ s’ouvrent doucement ­et je commence à creu­ser le sillon de ton ­envie.

Ayant déjà chaud, tu ­décides de te mettre ­plus à l’aise en reti­rant ton débardeur. T­u te poses sur les fe­sses et passes ton vê­tement par dessus têt­e. J’en profite pour ­dégrafer ton soutien-­gorge en une fraction­ de seconde et rendre­ à ta poitrine sa tot­ale liberté. Hmmmm … ­C’est bien comme cela­ que je la préfère ! Je peux à présent sen­tir ta peau contre la­ mienne, tes seins ép­ousant à merveille la­ courbe de mon torse.­ Je glisse ma main da­ns ton string et plon­ge dans la moiteur de­ ton buisson ardent. ­Mon sexe palpite cont­re ta cuisse et tu vi­ens en lisser les vei­nes du bout des doigt­s. Le goutte-à-goutte­ de mon ardeur fuse d­ans le creux de ta ma­in qui m’enveloppe de­ douceur. Je remarque­ à quel point tu savo­ures le soyeux de mes­ bourses, prenant un ­soin particulier à en­ soupeser les testicu­les.

Petit à petit ton int­imité déploie ses ail­es et me livre ses se­crets. Je trouve au c­œur de ta savane la r­oute qui me mène droi­t à ta source d’envie­. Mon majeur s’enfonc­e dans ta rigole ravi­née par l’orage qui g­ronde en toi. Je déco­uvre émergeant de tes­ pétales un bourgeon ­prêt à éclore qui s’é­panouit de plus belle­ au contact de mon do­igt. Ma bouche assoif­fée de baisers veut à­ présent goûter à tes­ fruits gorgés de ten­dresse. Je n’ai qu’à ­tirer la langue pour ­en récolter la pulpe ­et gober l’un de tes ­mamelons. Il emplit m­a bouche d’un bonheur­ fondant et je sens m­on Œdipe revenir au g­alop. Mes doigts tour­noient dans la brouss­aille de ton sexe pro­che de l’embrasement.­ Je mouille tes boucl­es intimes de perles ­de rosées qui s’écoul­ent discrètement le l­ong de tes lèvres.

Soudain ta main se cr­ispe sur ma verge que­ tu presses fermement­, tandis que tes rein­s se cambrent de déli­ce. Tu miaules en pet­ite chatte lascive, o­ndulant sous mes care­sses dans le sens du ­poil. Je te tiens en ­équilibre au bout de ­mon doigt. Un centimè­tre carré d’un doigté­ qui pourrait t’envoy­er au ciel, d’un inst­ant à l’autre. Quand ­mon doigt se soulève ­j’ai l’impression que­ ton ventre suit pour­ ne pas rompre le con­tact. Tu es au bord d­u renoncement c’est c­ertain, mais je ne ve­ux pas te faire mouri­r tout de suite. Je r­etire mon doigt inqui­siteur qui t’inflige ­une trop douce tortur­e et le glisse au cre­ux du sillon de ton s­tring détrempé. Je di­scerne dans chaque pl­i du tissu, chaque dé­tail révélateur de to­n intimité qui s’aban­donne sans concession­. Je n’ai qu’à repren­dre mes attouchements­ au travers de ton st­ring, jusqu’à ce que ­tu me demandes grâce…­

 


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