Chronique d'un Viol Annoncé
Il était hors de question de lui donner l’avantage !
Malgré le désir impérieux de m’abandonner au jeu subtil de ses lèvres qui dévalaient ma gorge en cascades gourmandes et s’engouffraient dans l’entrebâillement de ma chemise qu’elle déboutonnait avec allant, je ne devais pas fléchir devant l’adversité. J’avais dans l’idée de répondre à l’une de ses attentes, à savoir : abuser d’elle sans préavis et suivant mon bon vouloir. Une sorte de fantasme sur le thème du viol qu’elle désirait assouvir, en connaissance de cause. Alors ce n’était pas le moment d’inverser les rôles, ni de sombrer sous le charme de ses délicates attentions …
Il fallait que je réagisse au plus vite en stoppant net ses investigations au niveau de ma ceinture qu’elle venait de déboucler avec une stupéfiante vélocité. Le temps de saisir à la volée le bandeau que j’avais prévu de placer sur ses yeux, je pus enfin reprendre la situation en main, alors que la sienne venait de plonger dans mon pantalon, tentant une OPA sur mes bourses. Le noir sec du bandeau l’immergea instantanément dans le trouble d’un nouveau destin auquel elle allait devoir se plier sans la moindre concession …
Je me suis mis à l’effeuiller lentement, laissant choir sur le sol ses vêtements en pelures informes. Nue comme un ver luisant de désir, je la guidai enfin vers le lit en lui faisant comprendre de rester debout, ce qui n’est pas évident quand l’habitude est de s’y vautrer. Mais la présence d’un élément du mobilier, sous la forme d’une barre transversale disposée au-dessus du lit, titillait mon esprit en l’ouvrant sur de nouvelles perspectives qu’il me fallait impérativement explorer …
Je sortis de ma cache secrète des petites sangles pour attacher ses poignets à la barre métallique, la maintenant fermement à bonne hauteur, les bras en croix. C’était une première entre nous que je me serve ainsi de liens pour agrémenter nos jeux et j’ai bien l’impression que cette initiative la ravit autant qu’elle l’intrigua. Sentant mon souffle tiède balayer son visage pendant que je ficelais son second poignet, elle tenta de me voler un baiser, en vain …
La sentir ainsi dans l’impossibilité de contraindre mes projets exaltait mes sens aux abois. Je ne perdais pas de vue ce fantasme à assouvir, ou du moins à adapter en fonction de la situation. Car comment imaginer une seule seconde la violer, elle, si consentante ?…
Cette crucifixion en règle sur l’autel de l’attente et du plaisir stigmatisa son corps de manière outrageante. L’omniprésente cambrure de ses reins magnifiait l’arrogance de sa poitrine pointée vers moi et rien de tout ceci ne pouvait s’inscrire en faveur de son salut. Elle devenait tout simplement sublime, sous le regard attendri de son bourreau …
Je quittai rapidement mes vêtements en me disant que j’aurais adoré me coller à elle pour fondre nos épidermes dans le même frisson. Mais c’est du bout des ongles que je pris contact avec son corps, incrustant des brûlures éphémères le long de ses bras. J’effleurais sa peau de mes lèvres chauffées à blanc, fuyant encore devant ses nouvelles tentatives de baisers. Je l’abandonnais à chaque fois de manière ingrate, la livrant bouche bée, à sa terrible destinée …
Mes ongles glissèrent lentement sur ses seins, dérivèrent sur ses flans, lui arrachant de timides gémissements de suppliciée. Lorsque mes caresses flirtèrent avec la moiteur de son intimité, son corps se vrilla de délice et sa peau devint framboise. La route à suivre me conduisit inéluctablement vers le tendre modelé de ses cuisses, puis le long du galbe nerveux de ses jambes tétanisées par la danse sournoise de mes ongles. Je les accompagnais de caresses fugitives de ma langue qui ne put s’empêcher de se joindre à la fête …
Mes lubriques attouchements l’entraînèrent dans l’intolérable attente du contact franc avec la réalité de son fantasme. A ses genoux, je respirais les effluves de son tourment que je voyais perler sur le drapé de son sexe humide. Ma langue en récolta patiemment le doux nectar, ce qui eut pour effet d’agacer fortement son clitoris que je sentis soudain se rebeller au creux de mes papilles …
Je ne devais pas céder à ma gourmandise qui m’attirait vers le juteux attrait de son fruit suave, mais plutôt me préoccuper de l’accomplissement de ce fantasme qui devait totalement … la combler !
Virant de bord avant qu’elle ne s’abandonne en douceur fondante sur le bout de ma langue, je me plaçai rapidement face à la réalité de ma tâche. Il me fallait absolument violer mes habitudes et me concentrer sur le fondement de ce fantasme dans lequel il m’était presque ordonné de pénétrer. Elle dodelinait de la croupe devant mes yeux, semblant exprimer une certaine impatience. Je dus me résoudre à juguler au plus vite l’ampleur de cette manifestation de son mécontentement. Je décidai donc d’y mettre un terme en plantant mes dents dans la chair tendre de ses fesses. Hélas, je cédais bien malgré moi à la gourmandise, plutôt qu’à la correction que je devais lui infliger. Alors je n’eus plus d’autre choix que celui de passer à l’acte…
Je piochai une nouvelle fois dans ma cache pour en extraire l’instrument de ce viol annoncé. Il n’avait pas été précisé d’employer un subterfuge, mais je devais éviter de m’investir charnellement dans l’accomplissement de ce fantasme, du moins dans l’immédiat. Ma seule volonté de clémence se résuma à quelques coups de langue assénés avec justesse, au creux de son oeillet palpitant d’excitation. Elle se cambra à l’extrême, contrainte de tirer sur ses bras pour m’offrir le meilleur de sa corolle. Mais je pointais déjà ma dague de silicone en direction de sa rosette, et sans hésiter une seconde, je la fis pénétrer jusqu’à la garde !
Le viol était consommé, comme elle le souhaitait, sans autre forme de préliminaire. Elle s’arc-bouta de délice, sur la pointe des pieds, un long râle de contentement venant m’assurer que ma méthode était la bonne et qu’elle répondait parfaitement à son attente. Ses antres se trouvèrent ainsi comblés. Je dis bien les deux, car j’ai oublié de préciser que son sexe faisait déjà l’objet d’une traitement spécial. En effet, ses boules chinoises ne l’avaient plus quittée, depuis nos retrouvailles du matin …
Artisan d’une insondable jouissance, le limais avec entrain son œil de velours, tout en contemplant le vertige de sa cambrure. Il y avait bien là quelque chose de jubilatoire dans l’exercice de ce viol impudique, tel qu’elle l’avait imaginé. Elle m’offrait l’indécence de sa croupe possédée par l’esprit malin qui sommeillait en moi, vision fantasmatique de mon emprise sur son destin. Chaque trait de silicone que je lui décochais embrasait ses reins, la condamnant à venir s’empaler davantage, à chaque pénétration. Ses grognements intempestifs m’obligèrent à réduire la cadence, pour rester maître de la menace qui pesait sur elle. Me vint alors l’envie de conjuguer d’autres sensations, afin de ne lui laisser aucune chance d’éviter le drame …
Je saisis le précieux anneau des boules de geisha pour le tirer légèrement vers le bas et mettre ainsi sous pression les parois internes de son vagin. Je tentais d’imaginer ce qu’elle pouvait bien ressentir à cet instant de trouble, écartelée entre le va et vient incessant du sextoy dans son fondement, et le bâillement d’extase de ses lèvres désirant libérer la première sphère. J’essayais d’équilibrer la contrainte exercée sur la boule pour que sa vulve ne l’expulse pas trop rapidement, mais j’ai bien peur que cette dernière initiative lui fut dommageable …
Tirant d’un coup sec sur la boule pour mettre fin au dilemme, je déclenchai au contraire l’irréparable, ce qui engendra l’apocalypse au cœur de ses sens tourmentés. Une ruade sauvage la fit se cabrer violemment, avant qu’elle ne revienne s’empaler de plus belle sur mon pieu qui la foudroya de la tête aux pieds. L’arme fatale plantée tout au fond de son rectum, elle tremblait d’effroi alors que ses jambes semblaient se dérober sous elle. Je remis la boule en place, sans qu’elle ne s’en rendit compte, ou presque. Mes doigts refermèrent délicatement l’écrin brûlant de son intimité au bord du naufrage et vinrent à la rencontre de son petit bouton. J’en fis sauter le capuchon en douceur, mon autre main reprenant lentement le rythme sodomaniaque que je lui avais imposé auparavant …
Point de frénésie dans mes gestes, mais simplement le respect de la belle ouvrage. Mon majeur lustrait adroitement le dôme saillant de son clitoris, accordant le tempo de mon palpé-roulé à celui de l’épanouissement de sa tendre corolle durant la course du jouet. J’étais à l’écoute du moindre signe en faveur du renoncement de ma captive. J’attendais patiemment les prémices de cette jouissance qui n’allait plus tarder à s’affirmer. Cette lame de fond que je sentais poindre au creux de son ventre, de ses entrailles, et qui devait nous emporter vers le sommet ultime du plaisir partagé. Dressée une dernière fois sur la pointe des pieds, elle s’abandonna au délice de l’outrage, le silence accompagnant sa reddition, avant que ne s’exprime enfin dans l’onde d’un râle guttural, toute la violence de son orgasme …
Vrillée sous la propagation des ultimes répliques du cataclysme qui venaient de l’ébranler, j’accordai un moment de répit à ma Captive pour qu’elle retrouve la force de se maintenir sur ses jambes, sans l’aide de ses entraves. Je vins discrètement consumer un baiser sur sa bouche incandescente, ayant presque oublié le bandeau placé sur ses yeux. Le voile opaque la maintenait toujours dans l’obscure effervescence de ses sens en éveil. Son corps devenu électrique se contractait au moindre de mes attouchements. Je caressais avec malice du creux de mes paumes ses mamelons bandés, semant de nouveau le trouble dans son esprit agité. Mais je ne me contentais plus de la voir ainsi crucifiée et haletante, ne pouvant même plus exprimer, ni son désarroi, ni cette étrange excitation dans laquelle je l’avais précipitée …
J’hésitai un instant avant de la libérer de ses liens, me demandant si elle n’en profiterait pas pour se rebeller et me faire payer le lourd tribut de cette entrée en matière, plutôt raide. Elle n’en fit rien, se laissant délivrer avec docilité. Je fis sauter une sangle, puis la seconde, mais cette dernière me servit à lui attacher immédiatement les mains dans le dos. C’est alors, qu’en la retournant face à moi, elle chut littéralement à mes genoux. Quelle vision divine que d’observer le balancement de mon sexe bandé, à un gland de ses lèvres pulpeuses. Elle ne pouvait ignorer sa présence, ses narines baignant dans les effluves ambrées de ma queue dégoulinante d’envie …
Instinctivement, elle ouvrit la bouche dans la bonne direction et combla ses papilles du nectar qui perlait de ma prune. Pris au piège de sa langue insidieuse, j’empoignai ses cheveux pour modérer l’ardeur avec laquelle elle commençait à me pourlécher. Mon sexe lui échappa et ricocha plusieurs fois sur son visage avant qu’elle ne reprenne enfin le contrôle de ma hampe juteuse. Sa langue dévala les sinuosités de mes veines palpitantes avant de s’emparer de mes bourses et d’en jouer avec délice. Elle les goba l’une après l’autre, m’arrachant de petits râles festifs. Mais c’est au fond de sa gorge qu’elle me planta, freinant la course folle de ses lèvres assassines, le long de mon vit …
J’avais le choix entre m’abandonner à cette fièvre gourmande ou poursuivre mes sévices. Mes pensées s’entrechoquaient comme ses boules de geisha, une envie en chassant une autre à la vitesse de la lumière. Justement, ses boules, j’y songeais de nouveau, me remémorant soudain des mots que j’avais lu au hasard de mes errances virtuelles. Lui ôtant le pain de la bouche avec une certaine fermeté, je lui fis comprendre que je voulais me glisser entre ses jambes, ce qui fut loin d’être une évidence lorsqu’on a les yeux bandés et les mains ficelées dans le dos …
Mais en faisant preuve de pugnacité, je réussis à me faufiler entre ses cuisses sans la déséquilibrer, car je crois bien qu’à se stade de nos joutes à géométrie variable, elle était totalement désorientée. La voilà chevauchant mes reins dans l’attente de la suite et je pris rapidement l’initiative de l’empaler moi-même sur mon pieu. Mon sexe se fraya un passage entre les boules qui s’avérèrent très envahissantes. C’est par l’arrière qu’enfin je la pénétrai, repoussant les sphères contre son point G. Etrange sensation que de posséder démesurément son antre à ce point distendu. Elle évoquait souvent cette envie de se sentir comblée, remplie, et j’eus vraiment le sentiment à ce moment-là, de flirter avec cette réalité …
A la faveur d’un tumultueux coup de rein, ma pine changea de cap pour venir se placer au devant du boulier chinois. Je pensais la supplicier d’une autre manière, mais mon enthousiasme fut laminé par le jeu lubrique des boules le long de ma hampe. Elles me pressaient vers l’extase, comme un tube de mayonnaise, me propulsant avec énergie aux limites de l’insoutenable. Nous étions tous deux submergés par le ressenti d’une découverte qui surpassait nos attentes et contre laquelle nous luttions pour ne pas sombrer trop vite dans l’onde mielleuse du renoncement. Ce n’était que pure folie et il fallait à tout prix reprendre le contrôle de la situation avant de voir se déchaîner les affres de la jouissance absolue …
Mais le processus était déjà bien trop engagé pour conjurer le sort que je lui avais jeté, et c’est dans la fureur d’un cri rauque que ma Captive rendit les armes. Son corps se cabra à l’extrême, tétanisé par l’orgasme qui grondait en elle. J’eus toutefois le temps de délier ses poignets avant que l’orgasme ne l’emporte au gré des courants de la déraison. Elle recracha ma queue au bord de l’abîme et bondit sur ma bouche pour tenter de soulager la torture acide qui rongeait son ventre. Elle cru un instant tempérer sa fièvre au contact de mes lèvres gourmandes, mais hélas pour elle, il n’en fut rien !
Perchée sur mon visage, mon oiselle s’adonna à une étrange de parade nuptiale, frottant avec insistance son clitoris contre la voûte de mon nez. Je me suis demandé si elle ne se trompait pas de destination, mais à l’entendre glousser de contentement, je compris vite qu’elle se délectait de cette friction particulière. Mon organe nasal pénétra lentement son antre, au fil des ondulations de son bassin. Tandis que mes narines se gorgeaient de sirop léger, la chaude moiteur de son pubis balayait mon front, tout en imaginant son clitoris pris au piège de la broussaille de mes sourcils. Ma peau s’imprégnait de ce parfum d’envie qu’elle ne cessait de répandre à grand renfort d’effluves épicés. Elle avait probablement perdu toute notion objective sur la manière d’aborder cette nouvelle phase de notre étreinte, et je n’étais pas loin moi non plus, d’envoyer balader la plupart de mes repères …
Je la renversai sur le lit pour mettre fin à ce jeu pervers qui avait embrasé mes sens et décuplé mon appétence. Avant qu’elle ne rassemble les bribes de son esprit enfiévré, j’avalai d’un trait sa vulve gouleyante. Ses lèvres tendres et juteuses papillonnaient sur ma langue, alors que je m’apprêtais à téter avec malice, son petit bourgeon. Je ne me lassais pas de saliver le long de sa fente écarlate, y plongeant mon visage pour le couvrir d’un mielleux plaisir qu’elle m’offrait en abondance. La boucle des boules de geisha vint s’enrouler autour de ma langue et me rappela qu’elles étaient toujours en place …
Je crochetai la fine cordelette d’un doigt et commençai à tirer lentement. J’observais son antre se dilater au passage de la première boule, arrachant une plainte lascive à ma petite Chatte en chaleur. Pour la faire miauler davantage, ma langue se mit à laper son bonbon nacré comme du petit lait, hérissant les poils de sa toison. A l’évidence, j’allais savourer un moment l’extraction de la seconde boule. Je tirais, puis relâchais la contrainte exercée sur les parois de son vagin au moment même où elle pensait être libérée de ce doux supplice, ou frustrée de devoir abandonner au vide, son sexe tourmenté. Je fis sauter le dernier verrou en tirant d’un coup sec sur la sphère, un peu par surprise, ce qui déclencha une ruade de ma pouliche. Pour me faire pardonner, je vins balancer mon trophée au-dessus de ses lèvres asséchées. Elle lécha avec gourmandise les boules enrobées de son miel et nos bouches fusionnèrent dans la ferveur d’un ardent baiser …
Agenouillé contre son flanc droit, je repris doucement contact avec son corps, du bout des doigts. De caresses légères en furtifs effleurements, je survolais ses seins électrisés, son ventre creusé d’impatience, et son sexe bouillonnant de toute cette jouissance qui ne demandait qu’à déferler en de longues vagues extatiques. Ma main gauche se posa délicatement sur son pubis brûlant. Majeur et annulaire glissèrent dans son antre gorgé de cyprine. Je pris appui avec l’index et l’auriculaire pour imprimer un mouvement de bas en haut, vif et répété, oubliant momentanément tout ce que j’avais appris de la palpation vaginale. Ma main droite pris place à son tour sur son pubis et le comprima avec fermeté. A peine esquissé, ce nouvel attouchement porta ses fruits, de manière inespérée …
Alors que son corps se cambrait de délice, ses gémissements dégageaient une animalité qui me laissa penser que nous flirtions déjà avec son point de non retour. Je devinais au bout de mes doigts plongés dans son sexe entraîné à la dérive, l’expression d’un plaisir que je n’avais jamais ressenti auparavant. Elle mouillait … beaucoup trop ! Je continuai de la travailler avec vigueur, motivé par le fait de la voir réagir ainsi. Le bruissement sournois de mes caresses se transforma rapidement borborygmes bruyants qui accompagnèrent les râles éperdus de jouissance de ma Captive. J’arrachai son bandeau et je découvris médusé, l’étendu de son trouble dans ses yeux révulsés. Son sexe se remplissait de plus en plus de chaude liqueur, et je me dis qu’il n’allait pas tarder à déborder. Mais j’étais encore loin de me douter que ce qui avait effleuré mon esprit, allait enfin se produire …
Une première salve éclaboussa ma main, suivi d’une seconde et d’une troisième. Son ventre se vidait dans le creux de ma main et le trop plein arrosait son ventre, ses cuisses et le drap. Je maintenais la pression, halluciné par la vision fantasmatique de cette fontaine de jouvence qui ruisselait entre mes doigts. Le flot ne s’arrêtait plus, tandis que le corps de ma Captive se tordait de jouissance. Elle ne comprenait pas vraiment ce qui se passait, car c’était la première fois qu’un tel ras de marée l’emportait. Je déversais sur son corps toute cette jouissance qui fusait de son ventre, et je pus en oindre chaque parcelle sa peau, avant de revenir puiser plusieurs de nouveau de belles rasades de ce breuvage que je n’ai pas manqué de savourer …
Elle sentait bon l’écume, l’orage et la tempête. Mes lèvres roulaient sur la grève de son corps frémissant, se rassasiant à l’envi des traces de cette ivresse partagée. Je léchais sa peau saturée de jouissance. Je léchais le drap souillé, délimitant à grands coups de langue, le vaste paysage de son abandon. Je la retournai comme une crêpe, possédé par un sombre désir à assouvir dans les plus brefs délais. Je rampais sur son dos, mes dents plantées dans sa nuque, et ma queue cherchant sa proie. Elle ne mit pas bien longtemps à la débusquer au creux d’un vallon pentu, quand soudain, à la faveur d’un ultime coup de rein, elle prit possession de l’infortuné orifice…
Quoi de plus exquis que cette sensation de posséder enfin l’ultime joyau de sa couronne. Je glissais avec grâce dans le velours de son fourreau, me délectant de chaque centimètre parcouru dans l’onde sulfureuse de son fondement. C’était une sorte de descente aux enfers, inexorable et savoureuse, les sens aiguisés par le désir acide de l’interdit. Elle se cambrait avec impudence pour jouir davantage de l’immonde vigueur qui consumait l’objet de ma convoitise. Quand elle se sentit enfin totalement comblée de chair palpitante, une mécanique infernale se mit en branle. Le ressac de sa croupe divine venait s’abattre contre mon ventre en de sombres floraisons d’écume, accompagnant à merveille mes coups de rein festifs.
Mais notre aire de jeux aux draps froissés se révéla soudain trop exiguë pour exprimer l’ardeur de notre joute. Je pris alors l’initiative de l’entraîner hors du lit pour sceller une nouvelle fois son destin aux barres métalliques du décor. L’orientant vers le bon cap, elle comprit vite qu’elle devait fermement s’arrimer à la barre pour éviter le drame. Je saisis ses hanches afin de lui imprimer le mouvement de roulis nécessaire à la bonne marche de notre équipage, dans le but de gagner avec vélocité, une délectable vitesse de croisière.
Je la besognais avec allant, ne faisant que répondre humblement à ses attentes. Elle en jouissait avec rage, jusqu’aux bouts des ongles de ses orteils sur lesquels elle se dressait pour adoucir les effets de la houle. Soudain ses mains lâchèrent prise et glissèrent le long de la barre, creusant avec indécence la cambrure de ses reins. Cette posture en équilibre instable renforça mon travail en profondeur, épanouissant à l’extrême sa tendre corolle. L’écho de ses feulements orgasmiques se mêlait au chant guttural de ma queue barbouillée de luxure. Rien ne put une fois encore empêcher ma Captive de capituler face aux éléments qui se déchaînaient en elle.
Haletante et tremblante, je la sentis perdre pied, tiraillée par les affres du renoncement. Avant même qu’elle ne sombre totalement dans l’extase, je la reconduisis délicatement vers notre couche tout en restant ancré en elle. Sa peau était brûlante et son dos irisé de perles de sueur que je me mis à butiner du bout des lèvres. Elle se calma un instant dans mes bras, le temps que mon ardeur reprenne lentement le rythme sournois qui avait déclenché cet avant-goût de fièvre, en saccades désordonnées.
Je recueillis son sein au creux de ma paume, tandis que mon ventre se fondait dans le berceau de ses reins. J’épousais de mes pleins le velouté de ses déliés, m’imprégnant d’effluves sexués, le nez plongé dans le fouillis de ses boucles humides. Après avoir cajolé son mamelon, j’effleurai son ventre qui chercha à se dérober dans un frisson, effarouché sous le tourbillon de mes caresses. Puis ma main se glissa entre ses cuisses pour ouvrir la voie à d’autres délices. Ses doigts vinrent s’enlacer aux miens dans les replis soyeux de sa vulve gorgée de plaisir, et d’un commun accord nous nous sommes adonnés à la même passion, celle de conclure notre envolée vers les étoiles …
Son bouton de nacre s’électrisa au contact de nos doigts fourmillant de désirs similaires, puis finirent par s’engouffrer dans l’écrin mielleux de son abandon. Nous récoltions à tour de rôle le nectar ambré fusant de sa ruche, avant de le porter à nos lèvres avides de gourmandises fleuries. Mon majeur prit place à la base de son clitoris, faisant pression sur sa fine hampe, et son devenir. D’autre part, je me mis à accélérer la cadence, honorant son fondement de généreux coups de pine. Sa petite tige roulait sous mon doigt inquisiteur et se durcissait dangereusement, la propulsant vers l’irréparable. Il était temps de mettre un terme à la violence chronique de ce viol sensoriel que j’infligeais à ma Captive depuis le moment où elle se vit soumise à mon diktat. J’avais au bout de mon doigt le point final de toute cette histoire, à moins que l’usage répétitif de ma barre ne le transforme soudain en point d’exclamation !
Je pouvais encore pondérer mon emprise pour permette à ma jouissance de venir à point nommé se fondre dans la sienne, ce que je fis en régulant le jeu insidieux de ma verge, et la pression de ma phalange sur son détonateur. Une sorte de pilotage aux instruments finement ciselé, aux limites de la zone rouge, sans toutefois y pénétrer. Mais le plafond de l’insoutenable était de plus en plus bas et il fut difficile d’éviter plus longtemps de sombrer dans l’élixir vaporeux du trouble qui nous envahissait. La jouissance toute proche tétanisait nos membres tendus vers l’extrême. Nos corps arc-boutés vers l’exaltation suprême s’enflammèrent dans un déferlement de râles orduriers, impossible à contenir …
Les palpitations de mon membre s’allièrent aux spasmes de ma Captive qui partit à la dérive en libérant un flot de jouissance à la tiédeur incomparable. Elle s’abandonna en giclant sur mes bourses au moment même où ma semence prit possession de son fondement. Je lui faisais don de mes salves incandescentes, parachevant mon œuvre démoniaque, dans une totale déraison …
La fièvre se dissipa au fil de nos soupirs brûlants et la tendresse de nos corps soudés l’un à l’autre. Son cœur battait la chamade sous ma main rassurante, alors que mon sexe esquissait encore quelques spasmes meurtris. Ses chairs happaient mes dernières perles de vie pour ne rien négliger d’un plaisir insoupçonné. Comment se dire après cette folie extatique, qu’il ne s’agissait en fait, que d’un préliminaire …

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