Black Magic Woman
"Got a black magic woman
Got a black magic woman
I’ve got a black magic woman
Got me so blind I can’t see
That she’s a black magic woman
She’s tryin’ to make a devil out of me …"
Après l’agréable surprise de te découvrir enfin en chair et en os (je devrais plutôt dire en charme ô combien troublant), je n’arrivais toujours pas à réaliser que j’étais bel et bien en ta présence. Ta beauté me subjuguait et tout ce que j’avais pu imaginer auparavant n’était qu’un piètre reflet de la réalité. A ton approche je me liquéfiais, alors qu’il me fallait te rassurer sur la manière dont nous allions aborder cette rencontre.
En pénétrant dans ton appartement, j’entrais également dans une sorte de rêve tant de fois fantasmé. Un rêve éveillé dont je n’allais probablement plus ressortir pour quelques jours durant*, avant qu’il ne retrouve de nouveau sa place de fantasme, dans mon esprit, mon cœur et mon corps. Pourtant, je me suis vite senti à l’aise avec toi, tandis que tu paraissais intimidée. Je m’attendais çà ce que tu me dises que je ne correspondais pas vraiment à l’image que tu t’étais faite de moi. Mais j’ai eu l’impression de te plaire, ce qui m’a surpris, et me surprendra toujours.
J’avais apporté des croissants et tu as servi le café. Nous avons commencé à discuter de tout et de rien et j’ai fini par poser ma main sur ta cuisse pour rompre la glace de l’impalpable. Tu étais vraiment superbe dans cette robe noire modelant tes courbes à merveille et les cheveux relevés. Rien de ton corps sculptural ne pouvait échapper à mes yeux qui te dévoraient. Nous avons échangé de tendres baisers caféinés et je ne m’imaginais pas encore aller plus loin que cette suave gourmandise. Tout me semblait irréel et ce que je savourais déjà du bout des lèvres avait le goût d’une subtile jouissance. Je caressais ta peau soyeuse, si douce, si … délicieusement chocolatée !
Tu m’as fait comprendre que nous pourrions peut être migrer à côté, dans la chambre, et soudain je compris que j’allais basculer dans une autre dimension. Il faut bien reconnaître je n’aurais jamais cru à cet instant, ce vertige, cet embrasement de mes sens, s’il n’avait réellement existé. Entrer en contact avec ton corps tant convoité par la gente masculine et quelques femmes au passage, comme s’il s’agissait d’une véritable expérience « extra ordinaire », en osant penser que je pourrais en jouir sans la moindre retenue.
Ce sentiment ne m’a jamais quitté depuis ce jour où j’ai eu de la chance de passer ces quelques heures en ta compagnie. Je t’ai donc suivie jusqu’à la chambre. Ta robe s’est éclipsée comme par magie sur le chemin. Je t’ai retrouvée allongée sur le lit, toute de blanches dentelles vêtue, contraste saisissant avec ta peau couleur café. Lumière tamisée, musique de fond, douce et enivrante, aux accords métissés sur la voix de Rokia Traoré. Tout pour rendre cette atmosphère magique, à ton image, toi, sublime, je ne trouve pas d’autre mot pour te décrire à ce moment-là.
Le fantasme prenait corps sous mes yeux, dans une infinie sensualité. Ce rêve inaccessible pour quelqu’un comme moi. Tant de beauté qui soudain n’attendait plus qu’une chose, que je la rejoigne pour l’honorer de mes caresses de toutes mes envies. Ma plume frissonne encore en écrivant ces quelques lignes car je sais le temps que j’ai pris pour savourer cet instant, alors que je quittais mes vêtements. Tu as défait tes cheveux pour leur rendre leur liberté dans un nuage de tresses brunes et ma main a effleuré tes chevilles, puis le galbe musclé de tes mollets. Mon regard prit de l’avance en s’infiltrant entre tes cuisses, pour finir s’échouer sur la rondeur obsédante de tes fesses, ce merveilleux « cul de négresse » comme il te plaisait de le nommer.
Mes lèvres se mire à divaguer le long de tes jambes, sur le modelé charnu de ta croupe, pour finir sur tes épaules. Mes doigts se perdaient dans tes cheveux tressés et soyeux. Ma peau enfin contre la tienne, creuset de toutes ces envies qui taraudaient mes sens.
Tu m’as demandé de dégrafer ton bustier, ce que j’ai fait avec beaucoup de plaisir et d’amusement, lentement, malgré ton impatience. Au fur et à mesure que je dévoilais ta peau aux reflets ambrés comme le plus chatoyant des caramels, ma langue glissait le long de ton dos. Arrivé au creux de tes reins, je profitai de ma présence au-dessus de ton fessier pour ôter ton string. Nous étions enfin nus, à fleur de peau et d’envies. Tout fut tendre, harmonieux, très sensuel, infiniment sensoriel.
Enlacés dans l’aura magique de ce moment hors du temps, il n’y avait pas d’empressement dans nos caresses. Je me délectais de ta peau, de ta bouche, de tes lèvres, de ton sourire que je buvais à la source. Un sourire ravageur qui demeurera gravé à jamais dans ma mémoire. J’ai savouré avec gourmandise tes seins aux fruits tendres et fondants comme de la guimauve. Je les ai longuement sucés tes mamelons, insatiable.
J’ai déposé mes baisers au creux de ton ventre oasis et j’ai doucement dérivé vers ton intimité aux replis finement ciselés, au lissé gouleyant, que j’avais enfin à portée de bouche. Je me suis délecté du velouté de ce fruit de la passion, m’abreuvant de son jus à l’envi. Je l’ai léché, sucé et fouillé de ma langue, sans jamais en être totalement rassasié. Tu as joui dans ma bouche, presque discrètement.
Tu es venue ensuite me cajoler de tes lèvres charmeuses, ravivant mon ardeur à l’extrême. Je t’ai comblée de mon sexe et de sa chair palpitante, qui jubilait de pouvoir ainsi te posséder. Je me souviens de t’avoir pénétrée de diverses manières, toutes exaltantes, ne me lassant pas de contempler ton cul de rêve se balancer au bout de ma tige. Tu as de nouveau joui et je n’étais pas loin du but non plus. J’ai le souvenir du va-et-vient de ta bouche le long de mon membre. De ta langue velours papillonnant sur le bombé de mon gland.
Une douceur infinie, comme ce rêve incrusté dans le marbre d’un souvenir inaltérable.
* Yin & Yang est le récit de ce qui fut le lendemain de cette première rencontre.

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