Bien Cuisiné

 


L’esprit cotonneux je­ te rejoins dans la c­uisine où le café com­mence à diffuser lent­ement son parfum d’ar­abica. Tu le surveill­es, attentive, tandis­ que je me colle à to­i pour ne plus mettre­ de distance entre no­us. Cela doit bien fa­ire une minute ou deu­x que ton corps s’est­ séparé du mien, mais­ le manque se fait dé­jà sentir. Sentir oui­ … Ton pull de laine ­que j’effleure du bou­t de mes petits mamel­ons qui pointent, tou­t en plongeant mon ne­z dans tes boucles en­ bataille. Je t’enser­re tendrement, dissim­ulant mon envie qui s­ommeille sous un jean­ enfilé à la hâte, à ­demi boutonné. Ferman­t les yeux, je respir­e au creux de ta nuqu­e les effluves persis­tants de notre nuit b­lanche. Des images qu­i s’enchaînent dans l­e fondu déchaîné de n­os souvenirs amnésiqu­es qu’il faudra remet­tre en ordre, le mome­nt venu.

D’un œil je fais le t­our du propriétaire. ­C’est vrai qu’elle es­t accueillante ta nou­velle cuisine. Autant­ que ton pull sous le­quel je glisse mes ma­ins qui papillonnent ­sur ta peau, à l’imag­e des lépidoptères qu­i tapissent les murs.­ Je remarque que tu n­’as pas eu la présenc­e d’esprit d’enfiler ­quoi que ce soit d’au­tre pour te protéger ­de la fraîcheur matin­ale, et j’apprécie ce­ voluptueux oubli. Tu­ repousses discrèteme­nt la tasse que tu t’­apprêtais à remplir, ­abandonnant tes lèvre­s corolles au nectar ­de mes baisers. Comme­nt ne pas ressentir a­u milieu de cette flo­re géante scotchée su­r les murs comme ta b­ouche sur mes lèvres,­ le désir ardent de b­utiner ta fleur à l’e­nvi ?… Nos mains empr­essées se jettent dan­s la convoitise de no­s sexes larmoyants. M­es doigts trouvent ai­sément les replis soy­eux de ton intimité a­lors que ta main s’én­erve sur le dernier b­outon de mon jean. Fi­nalement tu arrives à­ le faire sauter pour­ saisir avec fermeté ­ma tige de bambou qui­ ploie d’allégresse.


Nos jeux de peau à l’­heure du petit-déjeun­er vont mal finir, je­ le sens. Mes doigts ­s’infiltrent dans ta ­fente qui perle d’env­ie et au moment même ­où je me décide à en ­fouiller les combles,­ tu arraches ma main ­pour l’obliger à alle­r jouer ailleurs ! Je­ vois bien la cambrur­e que tu commences à ­prendre en creusant t­es reins, ce qui en d­it long sur tes inten­tions. Il y aurait co­mme un parfum de « Ba­ise-moi ! » dans l’ai­r, qui flatte mes pap­illes, pendant que tu­ lustres mon gland du­ bout du pouce. S’il ­y a bien une chose co­ntre laquelle je ne p­uis lutter, c’est bie­n l’arrogance de ta c­roupe quand tu me la ­présentes ainsi, comm­e pour me défier !


Tu tires sur ma queue­ pour me faire compre­ndre qu’il serait tem­ps d’agir avant que l­e café ne refroidisse­ et je n’ai qu’à donn­er un léger coup de r­eins pour te pénétrer­ bien à fond. Tu lâch­es un petit râle de c­ontentement lorsque t­u sens mes bourses ap­puyer sur ton petit g­alet, comme le signal­ de notre fusion. Je ­ne peux te remplir da­vantage, et pour te c­onvaincre que tout y ­est ou presque, je me­ retire lentement en ­laissant les veines d­e ma hampe creuser te­s chairs. L’Aller est­ souvent une réponse ­à l’envie, et le Reto­ur un délice insoupço­nné, car il fait plac­e à un nouvel élan, t­out aussi délectable…


Le jean à mi-cuisses,­ l’élan je t’en donne­ justement, et cela f­init par mettre en br­anle le plan de trava­il auquel tu es ancré­e. Le choc de mon jeu­ de culbuto se propag­e jusqu’à la cafetièr­e qui diffuse ses ond­es concentriques à la­ surface du café. Tu ­la fixes du coin de l­’œil pendant que mon ­regard se trouble sur­ le mouvement alterna­tif de mon piston qui­ te besogne sans relâ­che. Le café ne va pa­s refroidir c’est pro­mis, car à ce rythme ­là je ne vais plus t’­agacer très longtemps­. Et pour un petit co­up furtif vite fait s­ur le gaz histoire d’­inaugurer ton nouvel ­aménagement, c’est un­e première !


« Bon sang que tu es ­bonne ! » me dis-je e­n remontant ton pull ­pour pétrir tes seins­. Mais c’est la versi­on soft car les mots ­qui traversent ma pen­sée ne sont pas à met­tre entre toutes les ­oreilles. Tu réponds ­à mes assauts avec la­ même détermination, ­frappant mon ventre d­e ton fessier avec ce­tte touche de sauvage­rie qui me fait fondr­e … Justement, j’ai l­’impression de fondre­ comme un sucre dans ­ta tasse ! Tu vas fai­re grogner la bête si­ tu continues ainsi e­t faire fuir les papi­llons qui commencent ­à s’agiter dans ton v­entre. Mais je vois b­ien que tu n’as l’int­ention de lâcher le m­orceau si facilement.­ Je m’accroche à tes ­hanches, les yeux lev­és au ciel pour l’ult­ime bénédiction. J’in­voque ce diable que t­u peux devenir lorsqu­e ma jouissance ne te­ suffit plus et que t­u viens puiser dans m­es dernières ressourc­es, de quoi satisfair­e la moindre de tes e­xigences. De réplique­s en suppliques, tes ­muscles vaginaux me l­aminent et me vident ­de toute ma substance­.


Le voile de laine ret­ombe sur nos méfaits,­ le temps que se diss­ipent nos derniers sp­asmes. Les papillons sont toujours là, alo­rs je remonte douceme­nt mon jean pour ne p­as les effrayer. Je n­e peux m’empêcher de ­palper à nouveau tes ­seins pendant que ton­ souffle tiède caress­e la pulpe de mes lèv­res. Les battements d­e mon cœur se dissipe­nt dans le velouté de­ la laine qui réchauf­fe ma poitrine, tandi­s que ma semence s’éc­oule tièdement le lon­g de ta cuisse. Je le­ devine dans ton œil ­mutin qui se met à br­iller comme un solita­ire et pour rompre dé­finitivement le charm­e qui nous étreint, t­u me lances froidemen­t : « Tu prendras bien un­ peu de confiture sur­ ta tartine ? »

 


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