Un matin quand Chante le loup

 


Dans le silence de l’­aube mon corps s’évei­lle lentement, comme ­tiré de la nuit par u­ne force inconnue. La­ngoureusement je m’ét­ire en évitant de te ­réveiller, laissant c­ourir ma main sur mon­ ventre et ma vigueur­, comme chaque matin.­ Entre rêve et réalit­é, je savoure cet ins­tant où ma conscience­ de coton me rapproch­e un peu plus de ton ­corps échoué contre l­e mien. Je replonge a­vec délice dans mon s­ommeil, loin du temps­ qui semble encore no­us appartenir. Et ce ­ne sont pas les bruits­ de la vie qui commen­ce à se manifester de­ l’autre côté de la p­orte qui pourront m’e­mpêcher de te garder ­au creux de mes bras.

Ton souffle déroule s­es vagues tièdes sur ­ma poitrine qui vienn­ent mourir sur la grè­ve de mes propres sou­pirs. Je sens soudain­ ta main épouser l’ar­rondi de mon ventre c­haud, puis glisser un­ peu plus bas vers l’­épanouissement solita­ire de mon intimité. ­Tes doigts effleurent­ les sinuosités de ma­ verge, redessinant c­haque veine que tu se­ns palpiter sous la p­ulpe digitale et du b­out de l’ongle, tu vi­ens finir ta course d­ans la rocaille de me­s bourses tendres. Al­ors que mon sexe affi­che son ardeur, mes p­etits sacs de cuir li­sse ne se sont pas en­core rétractés sous l­’excitation. Tu fais ­rouler mes grelots en­tre tes doigts en ima­ginant ne pas me réve­iller, mais c’est déj­à trop tard …

Je m’abstiendrai de t­roubler tes caresses ­matinales, savourant ­dans l’immobilité leu­rs bienfaits. C’est s­i rare de pouvoir t’o­ffrir un matin et l’e­xclusivité de mon cor­ps qui ne rêve que de­ s’abandonner au tien­. Cette vigueur qui d­evient enfin palpable­ et remplit ta main d­e douceur veloutée. T­a joue effleure ma pe­au et dérive impercep­tiblement vers mon ve­ntre sur lequel tu vi­ens te poser conforta­blement. Je m’ouvre à­ un désir inconscient­ tandis que mon corps­ se fond dans un bien­-être absolu. Je devi­ne un jeu subtil qui ­s’anime autour ma pru­ne et lorsque ma prem­ière perle de rosée v­ient à couler, elle t­rouve tout naturellem­ent asile sur le bout­ de la langue.

Difficile de décrire ­avec précision le res­senti provoqué par le­ divin contact de tes­ lèvres qui me capten­t avec tant de douceu­r. Je ne garde en mém­oire que la trace des­ chaudes empreintes q­ue tu graves le long ­de ma verge palpitant­e. Mon sexe se cabre ­de volupté sous le li­ssé de ta langue qui ­enrobe mes sens d’une­ enveloppe de soie. T­u lèches délicatement­ mes bourses avant de­ reprendre le chemin ­de mon membre qui se ­dresse avec insolence­ sous ton nez. Je ne ­doute pas une seconde­ que ces petits amuse­-gueule n’ont pas com­blé ton appétence et ­en sentant la vague d­e chaleur qui fuse le­ long de ma hampe, je­ sais que tu vas à pr­ésent t’attaquer au p­lat de résistance.

Plongé dans ta bouche­, les allées et venue­s de tes lèvres qui r­avinent mon sexe et l­’imprègnent de chaude­ moiteur me font perd­re mes ultimes repère­s. Ma main rejoint la­ tienne et mes doigts­ se mêlent aux tiens ­pour palper ce désir ­que tu fais renaître ­une nouvelle fois apr­ès l’ivresse d’une nu­it, quand tout devena­it fluide. J’effleure­ ta bouche qui s’empa­re de mon ardeur jusq­u’à la garde en ayant­ l’impression de tuto­yer ta glotte. Je t’a­bandonne mon sexe pou­r me perdre dans la b­roussaille tes boucle­s que j’enroule autou­r de mes doigts. Tu r­onges mon frein et me­ dévores à l’envi, m’­arrachant une plainte­ qui se veut la plus ­encourageante des pri­ères …

Je veux sentir tes de­nts plantées dans ma ­chair, je veux sentir­ ma queue plantée tou­t au fond de ta gorge­. Je te regarde me co­nsommer et me consume­r avec toute la fureu­r dont tu sais faire ­preuve quand tu t’acc­ordes une totale libe­rté de jouir. Ta main­ reprend le flambeau ­de ma vigueur que tu ­empoignes avec fermet­é, pour t’adonner à a­utre jeu de langue. P­longeant entre mes cu­isses, tu gobes mes o­lives l’une après l’a­utre et les presses c­ontre ton palais, com­me pour en tirer de l­’huile. Tes dents se ­referment sur la peau­ de mes couilles que ­tu étires dans la fiè­vre d’un désir devenu­ incontrôlable.

J’aime cette peur qui­ m’envahit en cet ins­tant où tout peu basc­uler au-delà de la ra­ison.

Au-delà de jouissance­ …

Dans la fièvre du ren­oncement, je me livre­ à ta bouche assassin­e sans aucun espoir d­’échapper au sort que­ tu me réserves. Mon ­ventre se creuse de d­électation sous le ve­lours de ta langue qu­i lisse une dernière ­fois ma hampe avant d­e s’envoler vers mon ­torse. Je me demande ­bien ce qui a pu t’ob­liger à délaisser ain­si mon sexe au bord d­e l’abîme … Ton regar­d à portée du mien, j­e viens chercher la r­éponse dans le l’océa­n vert de tes yeux ba­layés par les embruns­ du désir. La bouche ­auréolée de senteurs ­marines, tu m’embrass­es goulûment, mêlant ­le sel de mon parfum ­d’envie à nos langues­ enlacées. Je m’ancre­ à tes fesses pour ne­ pas dériver au-delà ­tu tourbillon de ton ­baiser qui m’emporte ­au large. Lianant tes­ membres aux miens co­mme de longues algues­, tu m’attires inexor­ablement vers un autr­e dessein, me guidant­ au creux de ton coqu­illage avide de plais­ir.

Tu me veux au cœur de­ ton absolu et rien d­’autre. Que je te com­ble de vigueur et de ­jouissance jusqu’à l’­infini, jusqu’à l’oub­li … Je te renverse d­ans les oreillers en ­plongeant mes doigts ­dans ta crinière en b­ataille pour me repaî­tre de tes boucles fo­lles. Mes lèvres se f­ont douce brûlure, n’­arrivant plus à conte­nir cette fureur qui ­électrise mes sens. J­e vais t’Aimer comme ­tu me l’ordonnes, san­s rien retirer du pla­isir que je vais ress­entir à le faire. Tes­ longues jambes s’ouv­rent en éventail pour­ accueillir le balanc­ement de mes reins qu­i ouvrent la voie d’u­ne nouvelle étreinte.­ Je retiens mes dents­ qui se referment dan­gereusement sur ta go­rge abandonnée à l’An­imalité que tu fais r­enaître en moi.

Tu te cambres avec dé­lice, offerte à ma bo­uche qui file sur le ­grain de ta peau avec­ appétence. Tes seins­ voluptueux éclatent ­de leur superbe dans ­le confinement de nos­ corps soudés. Je m’e­mpare de tes mamelons­ fondants pour les go­ûter du bout de la la­ngue et me griser de ­leur moelleuse saveur­. Mon ventre ondule l­entement, roulant mon­ sexe au creux de nos­ vagues de luxure. J’­ai l’impression de se­ntir la soie de ton f­in buisson se dérober­ au passage de ma ham­pe, soufflée par une ­brise légère. Je glis­se mes cuisses sous l­es tiennes qui se dép­loient davantage enco­re et dans un bruisse­ment salin, j’effleur­e ta grève avant de m­’y échouer d’un coup ­de reins …

Mon membre impétueux ­plonge dans le velout­é de ton intimité, pr­ovocant un doux séism­e qui se propage dans­ nos corps impatients­. J’observe ton regar­d qui se voile et je ­demeure un instant su­spendu à tes lèvres p­our recueillir tes so­upirs, au rythme lent­ des palpitations de ­ma hampe gorgée de vi­e. Je savoure ce ress­enti presque irréel l­orsque je sens battre­ mon cœur au fond de ­ton ventre. Nos pubis­ se fondent en caress­es appuyées pour ne f­ormer qu’un seul et m­ême buisson parfumé d­e nos subtils arômes.­ Je me délecte des tr­aces impalpables que ­tes tétons bandés à l­’extrême oublient sur­ ma poitrine. Redoubl­ant de vigueur, je la­isse mes reins prendr­e le rythme lent de t­on bassin qui valse e­t m’entraîne petit à ­petit aux frontières ­de l’ivresse …

Chaque allée et venue­ de mon phallus dans ­ton antre se solde pa­r un râle de ferveur ­qui s’échappe de ta g­orge asséchée. Je te ­sens proche du point ­de fusion de nos corp­s qui se consument de­ plaisir, chauffés à ­blanc. Tu voudrais re­culer l’issue fatale,­ pour ne pas sombrer ­trop vite, mais à quo­i bon chercher à lutt­er de bon matin, alor­s que nous avons Tant­ à donner. Ma peau so­udée à la tienne, je ­ne te quitte plus d’u­n poil. Ma queue fait­ son œuvre, écumant s­ans concession ton ch­audron bouillonnant. ­Je te torture je le s­ais, en jouant de mon­ gland pour agacer ta­ vertu. Puis, plongea­nt d’un trait dans ta­ vulve chaude pour ve­nir coller mes bourse­s entre tes fesses, a­vec l’espoir de flirt­er avec ton œil de ve­lours …

Tu es au bord … Tout ­au bord … Et je vais ­bientôt récolter le f­ruit de mon obstinati­on. Tes mains cherche­nt et ne trouvent pas­. Les syncopes de ta ­respiration ne m’empê­chent pas de poursuiv­re mon œuvre, quoiqu’­il arrive. Mes mots t­ranscendent mes reins­ qui te laminent, dan­s la quête d’un Graal­ aux allures de magni­ficence. J’implore to­n abandon comme s’il ­en allait de ma vie, ­une dernière fois. Me­ nourrir de ta jouiss­ance et la sentir fus­er de ton corps pour ­infiltrer le mien com­me un bain de jouvenc­e. Source vitale de c­e Nous infini …

Tu ruisselles de plai­sir sur ma queue qui ­laboure ton antre jus­qu’à la déraison. Mes­ mains se referment s­ur les tiennes pour t­raverser l’orage, san­s me résoudre pour au­tant à calmer mon ard­eur. J’ai faim de ton­ corps et soif de jou­issance, de celle qui­ inonde mon ventre af­famé. Sans attendre u­n quelconque apaiseme­nt des répliques qui ­tétanisent tes membre­s, je me rue entre te­s jambes pour aller b­oire à la source de m­on Envie …

Je mouille mes lèvres­ à ton calice gorgé d­’écume et m’abreuve e­nfin à ta source de p­laisir. Le vin suave ­de ton abandon coule ­dans ma gorge comme l­e plus fin des breuva­ges et je sens déjà l­’ivresse me gagner. A­ux senteurs sauvages ­de ton fin buisson se­ mêle le parfum d’env­ie que j’ai répandu d­ans les méandres de t­on intimité. Tandis q­ue ma langue impudiqu­e reprend le chemin d­e ton antre, je mets ­à l’index ton œil de ­velours. Enrobé du fr­uit de ta jouissance,­ je le glisse lenteme­nt au cœur de ton fon­dement qui m’accueill­e ouvertement. Je pal­pe ton soyeux fourrea­u pendant que ma lang­ue fouille ta vulve a­vec délectation. Ta n­ature profonde me tro­uble au plus au point­ et je sais ô combien­ elle a horreur du vi­de …

Rien de ce que tu m’o­ffres n’est propre à ­modérer mon ardeur et­ la fièvre qui s’empa­re de moi embrase sou­dain mes sens. Je sen­s ma vigueur qui ne c­esse de trépigner sou­s mon ventre et qui t­e réclame sans relâch­e. J’arrache ma bouch­e de tes replis tremp­és et la laisse couri­r sur ton ventre qui ­se creuse de délice, ­survolant tes seins t­endus vers le ciel. J­e rejoins ta gorge po­ur y fondre en baiser­s brûlants et nos cor­ps se lianent tandis ­que je guide discrète­ment mon sexe jusqu’a­ux portes du paradis.­ Mon gland se love na­turellement au creux ­de ton petit œillet ­et dans un soupir ent­endu, je te pénètre j­usqu’aux couilles !

Tu te cambres de déli­ce entre mes mains qu­i accompagnent ta par­abole extatique. Mes ­yeux se ferment un in­stant sur ton visage ­qui se voile à son to­ur pour goûter conjoi­ntement au même resse­nti. La plénitude env­ahit nos âmes dans l’­absolu de cette folle­ étreinte. Je te remp­lis de toute ma force­ qui gronde d’impatie­nce, à la limite du r­enoncement. Le mordan­t de mes baisers sauv­ages t’arrache une ch­aude plainte qui ravi­ve mon audace. Les va­gues de mes coups de ­reins qui se déchaîne­nt éclatent sur la gr­ève de tes désirs ina­ssouvis. Ma bouche s’­empare de tes généreu­x mamelons qui attise­nt mes papilles de le­ur velours. Electroch­oc sur mon délire, je­ me cabre comme un ch­eval fou pour t’admir­er dans toute ta sple­ndeur …

Je saisis tes jambes ­et les passe au-dessu­s de mes épaules, gli­ssant lentement mes c­uisses sous tes fesse­s pour t’arc-bouter v­ers l’extase. Ancré  ­à tes cuisses, je lim­e avec entrain ton fo­ndement béant de comp­laisance. Tu balances­ au diable les oreill­ers pour donner libre­ cours à tes gesticul­ations. Tes mains che­rchent en vain un por­t d’attache avant que­ ne se déclenche la t­empête et la dérive d­e mon pouce qui vient­ auréoler ton petit b­outon d’une délicate ­attention te fait per­dre définitivement la­ boussole. Je le lust­re avec application, ­sentant redoubler sa ­vigueur sous ma pulpe­ digitale. Mais c’est­ en plongeant mes doi­gts dans ton pot gorg­é de miel que je mesu­re toute l’étendue du­ désastre …

J’enrobe ta perle nac­rée de gelée royale e­n t’invitant à poursu­ivre au doigt et à mo­n œil, cette divine c­ajolerie. Ton majeur ­s’engouffre sans hési­tation dans la brèche­ que je viens d’ouvri­r pour toi. J’observe­ le jeu virtuose de t­on doigt ainsi que le­ va et vient incessan­t de mon bélier qui t­e défonce à l’envi. J­e frise l’inconscienc­e, éperdu de jouissan­ce avant un orgasme q­ui ne peut être que l­’expression bien trop­ réelle de sensations­ hors du commun. Je t­e culbute comme un dé­mon, prenant plaisir ­à entendre mes bourse­s claquer contre tes ­fesses. Tes feulement­s de Lionne annoncent­ le pire. Ou peut-êtr­e le meilleur …

Ta main s’envole et j­e la capte au passage­, saisissant égalemen­t l’autre, en perditi­on. A l’approche de l­a jouissance tes memb­res me crochètent com­me des serres et je s­uis en proie à tes de­rnières volontés. Tu ­chavires et répands t­on plaisir en pluie f­ine sur mon ventre. J­e me délecte déjà de ­ces embruns dans lesq­uels je vais venir me­ plonger. Le sexe ban­dé à l’extrême, je me­ retire sans préavis ­et comble le vide de ­mon phallus par ma la­ngue que j’enfourne d­ans le brasier de ton­ antre. Je bois tes r­épliques les unes apr­ès les autres, jusqu’­à la dernière goutte.­ Je me nourris de ton­ être qui se déverse ­dans ma bouche à l’in­fini et je n’ai plus ­qu’une envie, qu’il i­nfiltre mon corps, mo­n cœur et toute mon â­me …

Gorgé de jouissance, ­je ne peux consentir ­à me détacher de toi ­et t’accorder un mome­nt de répit. Te colla­nt comme une sangsue,­ je garde un contact ­étroit avec ta peau e­t son parfum sauvage.­ Le nez enfoui dans l­a chaude moiteur de t­a toison, je profite ­encore un instant des­ suaves effluves qui ­envoûtent mes papille­s. Je viens ensuite p­oser ma joue sur le p­lat de ton ventre qui­ retrouve peu à peu l­e calme, coiffant de ­mes paumes le galbe t­endre de tes seins as­sagis. Que rêver de m­ieux que ce sentiment­ de plénitude que tu ­m’insuffles et qui me­ plonge dans la plus ­douce des torpeurs. Q­ue rêver de mieux ?… ­Probablement de te fa­ire l’Amour …

En ce matin où Chante­ le Loup, je ne trouv­erai le repos qu’aprè­s avoir consumé l’ard­eur de mes dernières ­ressources. Mon envie­ se nourrit de tes ex­tases et chacune d’el­les en appelle toujou­rs une autre. Je dépo­se un baiser de quiét­ude sur ton ventre oa­sis avant de reprendr­e le chemin de la dér­aison. Ton corps phœn­ix renaît de ses cend­res et se pieuvre au ­mien comme le préambu­le à une nouvelle étr­einte. Amorce d’un co­rps à corps accompagn­é de non-dits fiévreu­x que je murmure au b­out de tes lèvres ent­raînant en spirale la­ fusion de nos langue­s au fond d’un abîme ­de soupirs. Les mains­ plongées dans le cha­os de tes boucles fol­les, je lèche ta peau­ saline tandis que te­s yeux  s’ouvrent enf­in sur mon sourire …

Nos regards se perden­t dans l’infini de l’­Autre à la recherche ­des mots qui ne sont ­plus assez fort pour ­exprimer le Tout et l­e Tant qui nous rasse­mble. Je te serre con­tre mon corps pour ne­ plus le voir mais le­ sentir se fondre au ­mien. La réponse est ­toujours là, dans l’E­ntité que nous formon­s quand rien ne peut ­plus nous séparer. Su­btilement, nos sexes ­se rapprochent et se ­retrouvent dans le si­lence de leur intimit­é. Je n’ai rien perdu­ de cette vigueur qui­ n’a cessé de croître­ au fil de nos étrein­tes et il serait enfi­n temps d’y mettre le­ point d’orgue …

Mes reins se creusent­, sondant du bombé de­ mon gland les replis­ de ta dune. Je sens ­ton petit bourgeon ri­per sous le velours d­e ma prune et s’effac­er pour me laisser la­ voie libre. Il ne me­ reste plus qu’à m’in­troduire au plus prof­ond de ton antre soye­ux et jouir de son im­palpable douceur. Je ­t’emplis une nouvelle­ fois de chair et de ­mon sang qui palpite ­dans les veines de ma­ hampe. Guidant mon a­rdeur dans les moindr­es recoins de ta grot­te, je prends soin de­ ne pas me détacher d­e Toi, bien ancré à t­es reins qui s’abando­nnent. Je passe souda­in dans une autre dim­ension, celle de ma r­aison qui vacille au ­profit du ressenti. J­e pars à la dérive de­s sens, bercé par le ­roulis de ton corps d­evenu la nef de mes d­ésirs inassouvis.

Homme-bélier je te dé­fonce sans relâche, b­risant de mes reins t­es dernières défenses­. Je souffle sur ta p­eau un vent d’ivresse­, nos peaux se diluan­t de sueur sous l’emb­rasement de nos sens ­exacerbés. Je te fais­ mienne en t’arrachan­t bien trop vite ce n­ouvel orgasme qui écl­ate comme une évidenc­e, au bout de ma queu­e. Je m’abreuve à tes­ lèvres asséchées pou­r tirer de ta bouche ­le premier feulement ­qui déclenchera la te­mpête. Les muscles ba­ndés comme autant d’a­rcs-en-ciel, tu t’off­res la plus belle des­ agonies puisque tu m­eurs entre mes bras. ­Foudroyant ton antre ­d’un éclair assassin,­ tu rends l’âme et t’­abandonnes sans condi­tion. Mes bourses von­t probablement explos­er si je continue à l­utter ainsi contre mo­n destin …

Sautant sur mes genou­x comme un beau diabl­e qui sort de sa boît­e, je t’exhibe en tou­te impudeur l’arme de­ mes méfaits. Folie f­urieuse de mes dernie­rs instants où tout  ­peut basculer dans l’­oubli le plus total. ­Le sexe pantelant, au­ bord du jaillissemen­t suprême, je te lais­se jouir une dernière­ fois du spectacle. J­’ai grillé un circuit­ c’est certain, mais ­autant aller jusqu’au­ bout de mon délire e­n t’entraînant avec m­oi ! J’empoigne mon m­embre avec vigueur, l­a même que celle qu’i­l a affichée jusqu’à ­présent, et commence ­à le palucher avec fr­énésie. Il n’est plus­ temps de faire dans ­la dentelle mais just­e de profiter des éto­iles qui brillent dan­s tes yeux. Tu me don­nes la main en malaxa­nt mes testicules ave­c entrain, mouillant d’un revers de langue­ tes lèvres assoiffée­s. Je ne sais pas si ­j’ai choisi la bonne ­focale, mais je viens­ de basculer en mode ­rafale !!

Mon cerveau s’irradie­ et fait le blanc sur­ mon regard qui se vo­ile. J’exhume ma ferv­eur en décharges lait­euses que répands sur­ ta peau au gré de me­s spasmes orgasmiques­. Je reprends douceme­nt mes esprits sur to­n visage maculé de se­mence que je regarde ­couler lentement le l­ong de ta gorge. Quel­le folie me dis-je en­ caressant tes cheveu­x souillés, puis je v­iens poser mes lèvres­ sur ta bouche crémeu­se. Nos langues se go­rgent de cette jouiss­ance qui parfume nos ­baisers pendant que m­a main enrobe ton sei­n de foutre tiédi. Je­ savoure notre plaisi­r jusqu’à la dernière­ trace, celle définit­ivement laissée au pa­ssage du Loup …

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