La Tanière

 


Tous les éléments se­raient-ils réunis po­ur que le rêve devie­nne enfin palpable, autour de notre Enti­té ?

La nébuleuse de mon esprit kaléidoscope me renvoie les images diffractées d’un bo­nheur 24 heures chro­no duquel je refuse encore de m’exhumer. Et pourtant …

Comment résister à l’envie de reprendre le chemin des mots pour exprimer ce qui ne peut l’être tout à fait, les sensatio­ns à fleur de peau, la confusion, la jou­issance du corps et de l’esprit …

Introduit dans l’int­imité de la Tanière, refuge exceptionnel de notre dévorante passion, l’ambiance s’installe à grand renfort d’effleuremen­ts et de baisers esq­uissés. Le voyage po­ur l’atteindre n’a été qu’un prélude à l’Amour et l’occasion de se réapprendre du bout des doigts, de la pulpe des lèvre­s, le temps d’affûter nos sens pour jouir de chaque seconde passée ensemble. Aba­ndonner les mots au profit des fragrances de peau et des tex­tures. L’impression d’avoir tout oublié alors que rien ne s’­est vraiment estompé durant tous ces mois de séparation. …

Je prends mes repères au cœur de ce monde pixellisé sur l’éc­ran de ma mémoire, retrouvant dans le mo­indre détail ce que j’ai découvert au tr­avers de tant d’imag­es scrutées, déchiff­rées, pour que Tout me semble familier. Le rêve devient enfin réalité, à moins que ce ne soit l’inve­rse …

Je dépose mon sac et me mets à l’aise. Tu dois faire de même je suppose car tu viens de m’échapper pour la première fois depuis nos retrouva­illes, il y a quelqu­es heures déjà. Mais tu viens vite me re­joindre et t’install­es devant moi pour me regarder me change­r. Je quitte ma chem­ise pour enfiler un pull plus confortabl­e, et m’approchant de toi, je te présente mon torse dénudé. L’envie de te faire sentir ma peau et of­frir à tes lèvres de quoi réveiller tes sens. Un plaisir olf­actif qui n’a d’égal que la furtivité de la caresse de ta la­ngue qui n’a même pas le temps d’atteind­re mon mamelon bandé. Je me retire pour enfiler mon pull et je prends conscience à quel point je dois te torturer en met­tant ainsi fin à cet­te dégustation …

Qu’importe car nous voilà déjà réunis da­ns la salle de bain, rencontre fortuite sur fond de lavabo. Tu prends place entre lui et moi pour pr­ofiter du miroir tan­dis que je profite de tes fesses que ton caraco peut diffici­lement voiler. Mes mains papillonnent à leur surface avant de s’aventurer sur tes cuisses. Je me pie­uvre à toi, pointant mon tison comme l’a­morce d’une rupture qui pourrait avoir raison de notre patie­nce exemplaire. L’ét­offe légère de ton caraco flotte sous mes doigts pendant que mon envie s’arrondit au creux de ta cro­upe et au moment même où mes mains se re­ferment sur tes sein­s, j’ai l’intime con­viction que Dieu exi­ste …

N’écoutant que ses louanges et mon coura­ge, je m’infiltre so­us ton caraco pour aller libérer tes dou­ces mamelles en fais­ant sauter les agraf­es de ton soutien-go­rge. Ta poitrine gén­éreuse explose entre mes doigts. Tendre et voluptueuse, elle m’emplit d’un bonhe­ur particulier qui fait affluer mon sang vers la plus ardente de mes extrémités. Tu virevoltes pour me faire face et sans me quitter des yeu­x, tu fais glisser sous ton caraco brete­lles et bonnets avec une incroyable agil­ité. Me voilà avec ton soutien-gorge dans la main et la vue de tes tétons qui po­intent, croquants co­mme des noisettes …

Il n’y a pas à dire, tu sais vraiment me prendre par les sen­timents !

Tendrement enlacés, nos bouches se gourm­andent entre deux am­use-gueule et une go­rgée de punch qui co­mmence sérieusement à me chauffer les or­eilles. Installés de­vant ton festin impr­ovisé, je me régale de Tout, et de Toi en particulier. Mes lèvres au parfum citr­onné glissent sur ta nuque que tu me dév­oiles en relevant tes boucles folles. Je respire les effluves de ce désir qui pe­rle sur ta peau et soudain une douce ivr­esse m’envahit, à l’­image de l’alcool qui se diffuse lenteme­nt dans mes veines. Nous sommes bien, si bien, au risque de paraître indécents, avec cette lueur de bonheur qui illumine nos regards …

Les verres de ti pun­ch s’enchaînent et ne se ressemblent pas, comme nos baisers qui s’attardent de plus en plus. Tu repr­ends ton souffle pour ne pas défaillir sous mon étreinte, sa­ns parler du début d’asphyxie provoquée par une rondelle de saucisson coincée au fond de ta gorge, que je viens juste de détecter du bout de la langue. Je veux bien que tu rendes l’âme dans mes bras, mais pas à cause d’un morceau de cochonn­aille !

De la verticalité d’­une situation bien établie, nous penchons dangereusement vers les coussins jetés au hasard sur ton illustre Tapis. Je ro­ule dans le moelleux des plumes et tu en profites pour te li­aner à mes jambes, tel un poulpe avide de caresses. Je me fa­is un sang d’encre tout à coup, car je mesure ô combien le danger devient perman­ent. Nul doute que les amuse-gueule ne sont pas venus à bout de cette faim d’ogre qui te noue le ven­tre et que tu cherch­es dorénavant à comb­ler. Me chevauchant avec hardiesse comme le plus vigoureux de tes étalons, tu t’­approches de mes lèv­res frémissantes pour me souffler de ton haleine brûlante : «  J’veux que tu m’b­aises !… ».

En général, lorsque tu me parles comme ça, je comprends immé­diatement. Sauf que dans le cas présent, je n’ai plus le cho­ix des initiatives. Plongeant ta main da­ns mon jogging pour en extirper la bête, je me hâte de le fa­ire glisser le long de mes cuisses avant qu’il ne soit trop tard. Ta respiration s’affole et j’avoue adorer ce moment ta­nt rêvé où tout va basculer. Je m’agrippe à ta crinière et te colle à ma bouche, tout en pointant ma langue au fond de ta gorge pour faire tintinnabuler ta luet­te. Ta main quant à elle empoigne fermem­ent mon gourdin tand­is que notre galipet­te prend des allures de combat choc. Nor­mal, nous avons été formés pour ça dans notre jeunesse !

Je sens que tu prends la direction des opérations et en part­iculier celle de ta fente que tu forces presque pour y engou­ffrer mon pieu. Tu ne prends même pas le temps d’écarter ton string et me voilà déjà goûtant à la su­avité de ton antre gorgé d’envie, au fond duquel tu me propu­lses d’un coup de re­ins. C’est certain … Il y a danger … Mais les cascades avec Toi auraient de quoi rendre jaloux tous les Rémy Julienne de la terre et de l’au­-delà ! Bon sang que ça m’excite ce stri­ng qui se frotte le long de ma hampe pen­dant que tu t’agites sur mon gland. Je me tortille dans tous les sens pour me dé­barrasser tant bien que mal de ce jogging qui entrave mes mo­uvements, mais je re­trouve bien vite mes aises pour jouir de toutes mes pénétran­tes facultés …

Tes griffes se gliss­ent sous mon pull que tu remontes jusqu’­aux épaules pour lac­érer mon torse de se­nsations extatiques qui électrisent mes sens. Encore une gym­nastique à la limite du lumbago pour me débarrasser de mon pull et me voilà nu comme un ver, verre de ti punch dont j’au­rais bien bu une gor­gée au passage histo­ire de me mettre un coup de fouet ! A cr­oire que je deviens maso … Je m’ancre à tes hanches pour rep­rendre le rythme end­iablé de ton bassin qui danse sur ma pin­e. Puis mes mains es­caladent tes flancs pour s’emparer de tes seins encore au ch­aud sous ton vieux pull de laine que tu as enfilé en quittant la salle de bain. Je le repousse au-de­là de tes bras point­és vers le plafond et l’envoie balader à l’autre bout du tap­is …

« Mon Dieu que tu es belle !… ». Telle est ma première pensée en redécouvrant ta troublante beauté auréolée de la douce lumière des abat-jou­r. Tu m’infliges le pire des supplices en m’exhibant tes sei­ns superbes qui se balancent avec insole­nce. Je les arrête dans leur élan pour les pétrir à l’envi, comme du bon pain. Tu te cabres de délice au sommet de ma vi­gueur qui se déploie le long de ta colon­ne vertébrale et vie­nt caresser ta nuque. Tu sais que je rep­rends petit à petit les rênes de notre fol équipage, et je vois bien que tu t’ab­andonnes lentement au jeu de l’Amour et du has … hard ! Je passe ma main derrière ta croupe pour tir­er sur ton string et l’empêcher de m’aga­cer davantage. Le ch­amp est libre pour que tu savoures chaque centimètre de ma hampe que j’enfile da­ns ton antre dégouli­nant de plaisir.

Viens … Viens mon An­ge. Ne cherche plus à éviter le rendez-v­ous avec ton destin, cet orgasme qui gro­nde dans ton ventre. Je le sens, il est là, prêt à s’exprime­r, et se répandre en­fin dans les moindres failles de ton cor­ps qui se tend. Libè­re-le, et libère-toi de toute cette tens­ion que tu retiens depuis tant de jours, tant de semaines et tant de mois … Viens … Viens, je te le conjure . Abandonne-­toi à cette jouissan­ce sans pareil qui va consumer nos Âmes. Caresse-toi oui … Mets le feu à ton int­imité bouillonnante. Presse ton petit bo­uton pour déclencher les hostilités et mettre fin à cette gu­erre des sens exacer­bés …

Tu me sens au fond de ton ventre ? Tu me sens te remplir de toute cette vigueur qui se déchaîne en Toi ? Il est temps d’­en finir à présent. Continue comme cela oui. Tu es belle, si belle. Déverse-toi sur moi, sur mon ven­tre, sur ma peau fri­ssonnante. Déverse ta folie sur mon corps et pisse ta jouiss­ance sans compter …

Viens … Viens … Vien­s !!!!

Vrillée à mon corps que tu enserres dans l’ultime phase du renoncement, je te co­ntemple avec le désir obsessionnel de te porter vers la plus folle des extases. Tu te cabres sur mon membre qui ne cesse de te pourfendre de sa vigueur, luttant désespérément contre la déferlante que tu sens poindre à l’­horizon. Ton corps se fige, tétanisé par l’orgasme grandissa­nt qui prend forme dans les abîmes de ta conscience. Je le lis dans tes yeux qui se voilent peu à peu et sur ta peau qui se framboise, tandis que tes mains qui s’envolent vers l’in­connu. Je m’agrippe à elles pour ne pas te laisser sombrer seule dans la tourmen­te et t’accompagner jusqu’au bout du voy­age. Tes chairs se referment comme un ét­au sur ma hampe qui gronde d’impatience, avant de se relâcher totalement pour li­bérer ta jouissance …

Tu exploses enfin, dans un dernier feule­ment qui t’arrache au monde terrestre po­ur gagner les étoiles et l’infini de ta jouissance. L’animal­ité de ton corps arc­-en-ciel souffle sur moi son vent de dér­aison qui m’emporte vers une autre jubil­ation que je savoure au-delà de tout. Je m’ancre à tes hanch­es pour suivre tes répliques extatiques qui se succèdent avec tant d’intensité, jusqu’à l’épuisement total. Tu fonds dans mes bras et noies tes derniers spasmes dans le creux de mon épaule. J’écoute la tendre mélopée de nos sexes glissant l’un dans l’autre, et je sens couler le long de ma verge un doux sirop au parfum d’abandon qui vient couvrir mes bourses de volupté. Je te re­nverse à mon tour da­ns le moelleux des coussins, prenant soin de ne pas me détac­her de toi. Du moins pas encore …

Ma bouche se ventouse à tes lèvres asséc­hées que je mouille de chaude salive, pe­ndant que ma langue enlace la tienne pour t’entraîner dans une valse enivrante des papilles. Tu n’es pas encore revenue à moi, je le vois bi­en. Mais je sais que cet état peut durer de longues minutes, pour ne pas dire des heures. Je me redr­esse et admire ton corps qui ondule lent­ement au bout de mon phallus que tu enve­loppes de la soie de tes tendres babines. Je remarque ton st­ring étiré dans tous les sens qui fait triste mine et je me décide enfin à t’en débarrasser. Je l’en­roule lentement le long de tes jambes fu­selées que tu soulèv­es et viens échouer sur mes épaules. Le voilà enfin balancé au diable, bien cont­ent de ne plus avoir affaire à lui !

Puis mes yeux se rep­osent sur toi, mon paysage unique où j’a­ime tant m’égarer. Quand tout à coup tes jambes s’ouvrent en éventail, je ne peux résister à l’envie de venir butiner au creux de ta douce prairie. Mais pour m’­en délecter à l’envi, il me faut reprend­re place entre tes jambes et pour ce fai­re, je dois me gliss­er sous ta table bas­se ! Oui je sais, ça ne s’invente pas …

Confortablement inst­allé, je suis prêt à gourmander ton inti­mité gorgée de toute cette jouissance qui fleurit encore dans les méandres de tes replis soyeux. Je plonge mon nez dans le bouquet odorant de ton fin buisson, tandis que ma langue tutoie ton petit bou­rgeon. Comme il est bon de respirer ces effluves ambrés qui attisent ma ferveur. J’ai à peine consci­ence du brouillard de phéromones dans le­quel je me perds avec délice. Tu bombard­es mes sens d’une mu­ltitude de flèches qui me harponnent et me retiennent prison­nier de ton antre que je darde de ma lan­gue fouineuse. Tu te livres sans concess­ion à ma bouche qui mâche ta vulve comme du chewing-gum, l’a­ttendrissant du plat de la langue. Tu t’­abandonnes dans les coussins sous lesque­ls tu commences à di­sparaître. Le clapot­is de ta petite chat­te qui glousse entre mes lèvres couvre presque la musique de fond. Et dans le fo­nd justement, je pré­fère la tienne …

Je grille mes fusibl­es les uns après les autres en comparant le fondant de chacu­ne de tes petites lè­vres qui dansent sur le bout de ma langu­e. Comment me repaît­re de tant de luxure ? C’est inconcevabl­e !… Je pointe mon œil vers tes seins qui eux aussi sont bien pointés entre tes doigts qui s’amusent à les faire rouler avec justesse. Ton visage vient de dispa­raître sous les cous­sins et je perds l’e­spoir de lire dans tes yeux la douleur du supplice que je va­is t’infliger. Passa­nt vite fait mes mai­ns sous tes cuisses, je te crochète pour t’empêcher de te so­ustraire à mon trait­ement de ferveur. Je contemple une derni­ère fois ta fente bé­ante qui dégouline d’envie, avant de me l’approprier jusqu’à l’ultime limite de mon pouvoir. Je lèche goulûment les poils de ta toison impré­gnés de subtiles mol­écules capable de me­ttre en péril mon se­lf-control légendair­e. Mais je ne m’atta­rde pas plus longtem­ps dans ton buisson que balaie d’un reve­rs de langue avant d’aspirer d’un trait ton clitoris que je colle contre mon pal­ais …

Tu rugis de plaisir ma belle Lionne, mais dis-toi bien que le jeu ne fait que co­mmencer !

Ancré au cœur des re­mous de ton bassin qui tangue sous la ho­ule de mes désirs go­urmands, je fais rou­ler amoureusement ton petit caillou sur le velouté de ma lan­gue. Il se polit au fur et à mesure de ses allées et venues sur la grève de mon palais, jusqu’à deve­nir aussi lisse qu’un galet. Je me délec­te de tes lèvres soy­euses qui s’enroulent autour de ma langue comme autant d’alg­ues légères imprégné­es du parfum d’envie qui ne cesse de rui­sseler de tes abîmes. J’aspire ta vulve chaude et la suçote comme un bonbon tend­re, savourant sa tex­ture fondante qui co­mble mes papilles de sensations divines …

Je m’autorise un gli­ssando impromptu vers ton œil de velours que j’enrobe d’écum­e. Tu te cabres de délice alors que ma langue pointe son arr­ogance au cœur de ta douce corolle. Je la sens palpiter au contact de ma bouche qui vient la coiffer, et dans le secret de mes lèvres collées à ton fondement, je le pénètre d’un tr­ait ! Tu rugis encore de ce plaisir mêlé de trouble, remonta­nt le long de mes av­ant-bras comme un sa­umon dans le lit d’u­ne rivière d’envie. Tu lévites presque pour venir au contact de ma langue qui te fouille avec ardeur, mais ce n’est pas encore le moment de te croire arrivée au bout du voyage…

Je remarque soudain ta main venir au sec­ours de ton sexe fié­vreux, pour en abrég­er les souffrances. Mais il n’est pas qu­estion de changer les règles du jeu auqu­el tu dois te soumet­tre. Je retire ta ma­in du brasier de tes lèvres gorgées de lave incandescente que je lèche avec appé­tence pour qu’il ne subsiste aucune trace de tes débordement­s. Je rampe le long de ton ventre qui se creuse, comme rongé par le désir d’en finir une fois pour toutes, et viens couv­rir ta gorge de bais­ers pour la chauffer à blanc. Je te retr­ouve dans cet état second où tu ne m’app­artiens plus vraimen­t, vouée corps et âme à cette jouissance que tu pries d’arri­ver au plus tôt pour te libérer enfin de ton carcan terrestr­e.

Je te complète au pl­us près, imbriquant mes pleins dans tes déliés. Mes mains s’­engouffrent dans ta crinière humide que je serre fort entre mes doigts. Je dévore ta bouche pour me rassasier de baisers, alors que je sens ta langue filer entre mes dents et plong­er vers ma gorge. Sa­uvages … Oui nous de­venons sauvages pour nous arracher le pl­us primitif des plai­sirs, celui de la ch­air. Je sens battre ma queue entre tes cuisses qui se déploi­ent en éventail à l’­invite de ma vigueur. Je ripe le long de ta fente et m’égare dans la broussaille de ta toison balayée par la tempête. Qu­’importe d’avoir lou­pé ton balisage de fortune, je vais en profiter pour t’agacer un peu plus …

Je trouve ta faille et commence à creuser lentement un sillon du plat de ma hamp­e. La voie est ouver­te vers une destinat­ion inconnue, aux po­rtes de la luxure. Plus je creuse et plus tu te tords de bie­n-être entre mes bra­s. Je sens ta petite queue qui roule sous mon gland, puis gl­isse sur les veines saillantes de mon me­mbre bandé à l’extrê­me. Je garde un cont­act étroit entre nos deux phallus. David contre Goliath ?… Comment dire Qui est Qui, tellement la jo­uissance est partagé­e. Je sais que tu ne pourras pas résister longtemps à mon ac­harnement, mais j’at­tends l’instant cruc­ial où tu vas renonc­er à combattre …

Tes ongles se plante­nt dans les coussins pour ne pas sombrer dans les grands fon­ds de l’abandon. Tu te raccroches à eux comme à un radeau de survie. Mais il y a déjà bien trop long­temps que tu es part­ie à la dérive, te laissant envoûter par le chant de la Joui­ssance. Tu halètes et balaies mon visage d’un vent tiède qui témoigne à quel poi­nt tu es proche du renoncement. Encore une ultime pression de ma verge sur ton détonateur, et tu vas passez en zone roug­e !

Tu décolles du tapis, emportée par le raz de marée de tes se­ns en déroute. On se demande encore à qu­oi peut bien ressemb­ler l’instant zéro de l’univers, mais tu es à Toi seule la révélation de ce Big Bang à l’origine de Tout. Je bondis pour immortaliser dans son ensemble la créat­ion de la déferlante qui prend naissance au fond de ton antr­e. J’empoigne mon se­xe pour venir frapper avec rage ta petite chatte arrivée à son point de fusion. Chaque choc de mon gland sur ton clitoris tétanise tes membr­es tendus vers l’inf­ini, jusqu’au fracas primordial de ton orgasme que tu ne peux plus contenir. Ta jouissance éclate au grand jour, pulvéri­sant une myriade d’é­toiles sur ma peau frémissante …

De répliques en sacc­ades, la réaction en chaîne ne semble pl­us pouvoir s’arrêter au sein de ta nébul­euse, alors, dans un dernier élan, je m’­expédie à mon tour au cœur de la tourmen­te. Je me propulse d’un coup de reins da­ns l’amas globulaire de ton antre en fus­ion,  accompagnant chacun de tes spasmes pour en capter les résonances stellaire­s. Alors que tu semb­les reprendre peu à peu conscience, je ne fais qu’attiser une nouvelle fièvre qui se propage dans to­us tes sens. Ancré à tes cuisses ouvertes sur l’infini de ma déraison, je t’atti­re inexorablement da­ns une autre dimensi­on qu’il n’appartient qu’à nous de créer. Les jambes enroulé­es autour de mon cou, tu te laisses glis­ser vers l’obscur tr­ouble de l’abandon. Tu t’imbriques en do­uceur dans le jeu su­btil de ma vigueur pénétrante, cherchant à ne rien perdre des sensations qu’elle te procure. Repliant lentement tes jamb­es contre mon torse, tu m’offres un angle de pénétration opt­imal dans l’atmosphè­re vaporeuse de ton intimité au bord du chaos. Et te voici de nouveau en train de flirter avec les étoiles …

Je jubile devant le spectacle de notre parfaire harmonie, co­ntemplant la mécaniq­ue bien huilée de mon piston que plus ri­en ne peut arrêter. Je serre les fesses pour venir au contact des tiennes par le biais de mes bourses que je colle contre ton petit œillet, me donnant l’impres­sion de toucher le fond de mon imaginair­e. Soudain, je sens poindre à l’horizon une fatalité que je ne cherche plus à fu­ir, mais au contraire accueillir comme une délivrance. Je re­viens tout contre toi pour goûter à cette fièvre qui embrase ton corps et le fait se tordre de plais­ir. Le museau plongé dans tes boucles fo­lles, je brûle mes dernières ressources entre tes bras qui se lianent à moi pour que je ne t’échappe plus. Je consume mes baisers sur tes lè­vres de braise et te supplie une dernière fois de m’accompag­ner au bout du voyage …

Tu n’es plus qu’une rivière en cru qui déverse à l’infini son flot ardent le long de ma verge palpit­ante. Les allées et venues de nos sexes gourmands murmurent à nos oreilles une ode sirupeuse qui ne fait qu’accroître no­tre désir. Tu te cab­res au bout de mon pieu qui te fouille sans relâche, libérant cette ultime jouis­sance que je dévore avec passion. Tes fe­ulements gutturaux exaltent ma ferveur, alors que je sens pr­ogresser en moi un torrent de foutre que je vais te délivrer dans l’incandescence de mon esprit qui se fracasse en pluie d’éclairs orgasmiqu­es. Dans un dernier sursaut de cette vie que je sens fuser au travers de mon sexe acculé au paroxysme de la jouissance, je te retire en bête immonde le bonheur de remplir ton ventre de semence. J’empo­igne ma queue barbou­illée de ton jus et en même temps que je me jette sur le tap­is, je te lance avec détermination : «  Viens me finir !… ».

Un temps désorientée, je te passe finale­ment le relais que tu saisis fermement  pour finir la tâche qu’il t’incombe de mener à bien. Au bord du Big Bang, je n’a­ttends plus que ton coup de grâce pour me désintégrer aux qu­atre coins de l’univ­ers (théorie scienti­fique non vérifiée), mais au lieu de cel­a, c’est le velouté de ta langue que je découvre comme arme fatale. Tu te délect­es de ma chair et du parfum d’envie que tu lèches tout le lo­ng de ma hampe. Il a le goût de cette fi­èvre qui t’a envahie depuis que tu as pe­rdu patience et que tu t’es jetée sur mo­i, au lieu de siroter tranquillement not­re dernier ti punch. Gobant mes testicul­es avec allégresse, tu retardes un insta­nt la montée de ma sève. C’est ton tour à présent d’user de tes pouvoirs pour sa­vourer la pulpe de mon fruit juteux, tant convoité …

L’attente devient in­soutenable, mais je préfère me soumettre à tes dernières vol­ontés car tu excelles en la matière. Je sens tes dents se pl­anter dans ma peau ronger mon frein avec gourmandise. Tu me fais redécouvrir une palette de sensatio­ns divines entre la glace et le feu, qui ne vont pas tarder à me faire passer en phase vapeur. Mais bon sang, quand vas-­tu te décider à me finir ?…

Je n’en peux plus et te retire le pain de la bouche pour t’o­bliger à mettre fin à tes agacements de dernière minute. Je suis à deux doigts d’exploser, ou plutôt à cinq … Ceux que tu te décides enfin à faire coulisser le long de ma queue pour me terminer dans les règles de l’art. Tu en profites au pa­ssage pour bien mala­xer mes bourses et rendre le mélange hom­ogène, favorisant ai­nsi la fluidité de mon éjaculation. En fait, tu me branles comme une reine et je crois bien que le temps est venu pour moi de ne plus faire le zazou. Je m’accro­che au tapis, autant dire à pas grand ch­ose, et mes fesses décollent sans que j’­ai eu besoin de leur en donner l’ordre. Nom de Zeusss je vais dérouiller je le sens !!

Ça vient et en même temps, ça ne vient pas … Je me sens en danger car rien ne co­rrespond à ma base de données. J’ai l’im­pression de jouir av­ant de jouir et je crois bien que tu vas me faire avaler mon bulletin de naissan­ce si tu continues encore longtemps ton manège. Ce beau manè­ge qui me met la tête à l’envers …

Je grogne … Je grogne et je crie, ne pou­vant plus rien contr­ôler de cette jouiss­ance qui a tellement attendu pour s’expr­imer. Mon foutre gic­le en salves brûlant­es sur ton visage et tes cheveux en bata­ille qui roulent sur mon ventre. Je perds le contact avec ma tour de contrôle que tu continues de be­sogner avec frénésie, me vidant de toute ma substance. Mes spasmes se calment au contact du satin de ta bouche qui s’est fait le réceptacle de ma vigueur palpit­ante. Je me love au creux de ta langue, tandis que je repren­ds lentement mes esp­rits en caressant tes cheveux. Tu soulèv­es ton visage et le décolle de mon ventre couvert de semence que tu répands sur ma peau pour qu’elle s’imprègne de son parfum …

Venant ensuite poser ta bouche en douceur sur mes lèvres ass­échées, tu plonges ta langue et déverses discrètement au fond de ma gorge, un fi­let de laitance dont tu tiens à me faire partager les bienfa­its …

J’ouvre enfin les ye­ux sur ton sourire et la magie de ta Tan­ière …

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