La Tanière
Tous les éléments seraient-ils réunis pour que le rêve devienne enfin palpable, autour de notre Entité ?
La nébuleuse de mon esprit kaléidoscope me renvoie les images diffractées d’un bonheur 24 heures chrono duquel je refuse encore de m’exhumer. Et pourtant …
Comment résister à l’envie de reprendre le chemin des mots pour exprimer ce qui ne peut l’être tout à fait, les sensations à fleur de peau, la confusion, la jouissance du corps et de l’esprit …
Introduit dans l’intimité de la Tanière, refuge exceptionnel de notre dévorante passion, l’ambiance s’installe à grand renfort d’effleurements et de baisers esquissés. Le voyage pour l’atteindre n’a été qu’un prélude à l’Amour et l’occasion de se réapprendre du bout des doigts, de la pulpe des lèvres, le temps d’affûter nos sens pour jouir de chaque seconde passée ensemble. Abandonner les mots au profit des fragrances de peau et des textures. L’impression d’avoir tout oublié alors que rien ne s’est vraiment estompé durant tous ces mois de séparation. …
Je prends mes repères au cœur de ce monde pixellisé sur l’écran de ma mémoire, retrouvant dans le moindre détail ce que j’ai découvert au travers de tant d’images scrutées, déchiffrées, pour que Tout me semble familier. Le rêve devient enfin réalité, à moins que ce ne soit l’inverse …
Je dépose mon sac et me mets à l’aise. Tu dois faire de même je suppose car tu viens de m’échapper pour la première fois depuis nos retrouvailles, il y a quelques heures déjà. Mais tu viens vite me rejoindre et t’installes devant moi pour me regarder me changer. Je quitte ma chemise pour enfiler un pull plus confortable, et m’approchant de toi, je te présente mon torse dénudé. L’envie de te faire sentir ma peau et offrir à tes lèvres de quoi réveiller tes sens. Un plaisir olfactif qui n’a d’égal que la furtivité de la caresse de ta langue qui n’a même pas le temps d’atteindre mon mamelon bandé. Je me retire pour enfiler mon pull et je prends conscience à quel point je dois te torturer en mettant ainsi fin à cette dégustation …
Qu’importe car nous voilà déjà réunis dans la salle de bain, rencontre fortuite sur fond de lavabo. Tu prends place entre lui et moi pour profiter du miroir tandis que je profite de tes fesses que ton caraco peut difficilement voiler. Mes mains papillonnent à leur surface avant de s’aventurer sur tes cuisses. Je me pieuvre à toi, pointant mon tison comme l’amorce d’une rupture qui pourrait avoir raison de notre patience exemplaire. L’étoffe légère de ton caraco flotte sous mes doigts pendant que mon envie s’arrondit au creux de ta croupe et au moment même où mes mains se referment sur tes seins, j’ai l’intime conviction que Dieu existe …
N’écoutant que ses louanges et mon courage, je m’infiltre sous ton caraco pour aller libérer tes douces mamelles en faisant sauter les agrafes de ton soutien-gorge. Ta poitrine généreuse explose entre mes doigts. Tendre et voluptueuse, elle m’emplit d’un bonheur particulier qui fait affluer mon sang vers la plus ardente de mes extrémités. Tu virevoltes pour me faire face et sans me quitter des yeux, tu fais glisser sous ton caraco bretelles et bonnets avec une incroyable agilité. Me voilà avec ton soutien-gorge dans la main et la vue de tes tétons qui pointent, croquants comme des noisettes …
Il n’y a pas à dire, tu sais vraiment me prendre par les sentiments !
Tendrement enlacés, nos bouches se gourmandent entre deux amuse-gueule et une gorgée de punch qui commence sérieusement à me chauffer les oreilles. Installés devant ton festin improvisé, je me régale de Tout, et de Toi en particulier. Mes lèvres au parfum citronné glissent sur ta nuque que tu me dévoiles en relevant tes boucles folles. Je respire les effluves de ce désir qui perle sur ta peau et soudain une douce ivresse m’envahit, à l’image de l’alcool qui se diffuse lentement dans mes veines. Nous sommes bien, si bien, au risque de paraître indécents, avec cette lueur de bonheur qui illumine nos regards …
Les verres de ti punch s’enchaînent et ne se ressemblent pas, comme nos baisers qui s’attardent de plus en plus. Tu reprends ton souffle pour ne pas défaillir sous mon étreinte, sans parler du début d’asphyxie provoquée par une rondelle de saucisson coincée au fond de ta gorge, que je viens juste de détecter du bout de la langue. Je veux bien que tu rendes l’âme dans mes bras, mais pas à cause d’un morceau de cochonnaille !
De la verticalité d’une situation bien établie, nous penchons dangereusement vers les coussins jetés au hasard sur ton illustre Tapis. Je roule dans le moelleux des plumes et tu en profites pour te lianer à mes jambes, tel un poulpe avide de caresses. Je me fais un sang d’encre tout à coup, car je mesure ô combien le danger devient permanent. Nul doute que les amuse-gueule ne sont pas venus à bout de cette faim d’ogre qui te noue le ventre et que tu cherches dorénavant à combler. Me chevauchant avec hardiesse comme le plus vigoureux de tes étalons, tu t’approches de mes lèvres frémissantes pour me souffler de ton haleine brûlante : « J’veux que tu m’baises !… ».
En général, lorsque tu me parles comme ça, je comprends immédiatement. Sauf que dans le cas présent, je n’ai plus le choix des initiatives. Plongeant ta main dans mon jogging pour en extirper la bête, je me hâte de le faire glisser le long de mes cuisses avant qu’il ne soit trop tard. Ta respiration s’affole et j’avoue adorer ce moment tant rêvé où tout va basculer. Je m’agrippe à ta crinière et te colle à ma bouche, tout en pointant ma langue au fond de ta gorge pour faire tintinnabuler ta luette. Ta main quant à elle empoigne fermement mon gourdin tandis que notre galipette prend des allures de combat choc. Normal, nous avons été formés pour ça dans notre jeunesse !
Je sens que tu prends la direction des opérations et en particulier celle de ta fente que tu forces presque pour y engouffrer mon pieu. Tu ne prends même pas le temps d’écarter ton string et me voilà déjà goûtant à la suavité de ton antre gorgé d’envie, au fond duquel tu me propulses d’un coup de reins. C’est certain … Il y a danger … Mais les cascades avec Toi auraient de quoi rendre jaloux tous les Rémy Julienne de la terre et de l’au-delà ! Bon sang que ça m’excite ce string qui se frotte le long de ma hampe pendant que tu t’agites sur mon gland. Je me tortille dans tous les sens pour me débarrasser tant bien que mal de ce jogging qui entrave mes mouvements, mais je retrouve bien vite mes aises pour jouir de toutes mes pénétrantes facultés …
Tes griffes se glissent sous mon pull que tu remontes jusqu’aux épaules pour lacérer mon torse de sensations extatiques qui électrisent mes sens. Encore une gymnastique à la limite du lumbago pour me débarrasser de mon pull et me voilà nu comme un ver, verre de ti punch dont j’aurais bien bu une gorgée au passage histoire de me mettre un coup de fouet ! A croire que je deviens maso … Je m’ancre à tes hanches pour reprendre le rythme endiablé de ton bassin qui danse sur ma pine. Puis mes mains escaladent tes flancs pour s’emparer de tes seins encore au chaud sous ton vieux pull de laine que tu as enfilé en quittant la salle de bain. Je le repousse au-delà de tes bras pointés vers le plafond et l’envoie balader à l’autre bout du tapis …
« Mon Dieu que tu es belle !… ». Telle est ma première pensée en redécouvrant ta troublante beauté auréolée de la douce lumière des abat-jour. Tu m’infliges le pire des supplices en m’exhibant tes seins superbes qui se balancent avec insolence. Je les arrête dans leur élan pour les pétrir à l’envi, comme du bon pain. Tu te cabres de délice au sommet de ma vigueur qui se déploie le long de ta colonne vertébrale et vient caresser ta nuque. Tu sais que je reprends petit à petit les rênes de notre fol équipage, et je vois bien que tu t’abandonnes lentement au jeu de l’Amour et du has … hard ! Je passe ma main derrière ta croupe pour tirer sur ton string et l’empêcher de m’agacer davantage. Le champ est libre pour que tu savoures chaque centimètre de ma hampe que j’enfile dans ton antre dégoulinant de plaisir.
Viens … Viens mon Ange. Ne cherche plus à éviter le rendez-vous avec ton destin, cet orgasme qui gronde dans ton ventre. Je le sens, il est là, prêt à s’exprimer, et se répandre enfin dans les moindres failles de ton corps qui se tend. Libère-le, et libère-toi de toute cette tension que tu retiens depuis tant de jours, tant de semaines et tant de mois … Viens … Viens, je te le conjure . Abandonne-toi à cette jouissance sans pareil qui va consumer nos Âmes. Caresse-toi oui … Mets le feu à ton intimité bouillonnante. Presse ton petit bouton pour déclencher les hostilités et mettre fin à cette guerre des sens exacerbés …
Tu me sens au fond de ton ventre ? Tu me sens te remplir de toute cette vigueur qui se déchaîne en Toi ? Il est temps d’en finir à présent. Continue comme cela oui. Tu es belle, si belle. Déverse-toi sur moi, sur mon ventre, sur ma peau frissonnante. Déverse ta folie sur mon corps et pisse ta jouissance sans compter …
Viens … Viens … Viens !!!!
Vrillée à mon corps que tu enserres dans l’ultime phase du renoncement, je te contemple avec le désir obsessionnel de te porter vers la plus folle des extases. Tu te cabres sur mon membre qui ne cesse de te pourfendre de sa vigueur, luttant désespérément contre la déferlante que tu sens poindre à l’horizon. Ton corps se fige, tétanisé par l’orgasme grandissant qui prend forme dans les abîmes de ta conscience. Je le lis dans tes yeux qui se voilent peu à peu et sur ta peau qui se framboise, tandis que tes mains qui s’envolent vers l’inconnu. Je m’agrippe à elles pour ne pas te laisser sombrer seule dans la tourmente et t’accompagner jusqu’au bout du voyage. Tes chairs se referment comme un étau sur ma hampe qui gronde d’impatience, avant de se relâcher totalement pour libérer ta jouissance …
Tu exploses enfin, dans un dernier feulement qui t’arrache au monde terrestre pour gagner les étoiles et l’infini de ta jouissance. L’animalité de ton corps arc-en-ciel souffle sur moi son vent de déraison qui m’emporte vers une autre jubilation que je savoure au-delà de tout. Je m’ancre à tes hanches pour suivre tes répliques extatiques qui se succèdent avec tant d’intensité, jusqu’à l’épuisement total. Tu fonds dans mes bras et noies tes derniers spasmes dans le creux de mon épaule. J’écoute la tendre mélopée de nos sexes glissant l’un dans l’autre, et je sens couler le long de ma verge un doux sirop au parfum d’abandon qui vient couvrir mes bourses de volupté. Je te renverse à mon tour dans le moelleux des coussins, prenant soin de ne pas me détacher de toi. Du moins pas encore …
Ma bouche se ventouse à tes lèvres asséchées que je mouille de chaude salive, pendant que ma langue enlace la tienne pour t’entraîner dans une valse enivrante des papilles. Tu n’es pas encore revenue à moi, je le vois bien. Mais je sais que cet état peut durer de longues minutes, pour ne pas dire des heures. Je me redresse et admire ton corps qui ondule lentement au bout de mon phallus que tu enveloppes de la soie de tes tendres babines. Je remarque ton string étiré dans tous les sens qui fait triste mine et je me décide enfin à t’en débarrasser. Je l’enroule lentement le long de tes jambes fuselées que tu soulèves et viens échouer sur mes épaules. Le voilà enfin balancé au diable, bien content de ne plus avoir affaire à lui !
Puis mes yeux se reposent sur toi, mon paysage unique où j’aime tant m’égarer. Quand tout à coup tes jambes s’ouvrent en éventail, je ne peux résister à l’envie de venir butiner au creux de ta douce prairie. Mais pour m’en délecter à l’envi, il me faut reprendre place entre tes jambes et pour ce faire, je dois me glisser sous ta table basse ! Oui je sais, ça ne s’invente pas …
Confortablement installé, je suis prêt à gourmander ton intimité gorgée de toute cette jouissance qui fleurit encore dans les méandres de tes replis soyeux. Je plonge mon nez dans le bouquet odorant de ton fin buisson, tandis que ma langue tutoie ton petit bourgeon. Comme il est bon de respirer ces effluves ambrés qui attisent ma ferveur. J’ai à peine conscience du brouillard de phéromones dans lequel je me perds avec délice. Tu bombardes mes sens d’une multitude de flèches qui me harponnent et me retiennent prisonnier de ton antre que je darde de ma langue fouineuse. Tu te livres sans concession à ma bouche qui mâche ta vulve comme du chewing-gum, l’attendrissant du plat de la langue. Tu t’abandonnes dans les coussins sous lesquels tu commences à disparaître. Le clapotis de ta petite chatte qui glousse entre mes lèvres couvre presque la musique de fond. Et dans le fond justement, je préfère la tienne …
Je grille mes fusibles les uns après les autres en comparant le fondant de chacune de tes petites lèvres qui dansent sur le bout de ma langue. Comment me repaître de tant de luxure ? C’est inconcevable !… Je pointe mon œil vers tes seins qui eux aussi sont bien pointés entre tes doigts qui s’amusent à les faire rouler avec justesse. Ton visage vient de disparaître sous les coussins et je perds l’espoir de lire dans tes yeux la douleur du supplice que je vais t’infliger. Passant vite fait mes mains sous tes cuisses, je te crochète pour t’empêcher de te soustraire à mon traitement de ferveur. Je contemple une dernière fois ta fente béante qui dégouline d’envie, avant de me l’approprier jusqu’à l’ultime limite de mon pouvoir. Je lèche goulûment les poils de ta toison imprégnés de subtiles molécules capable de mettre en péril mon self-control légendaire. Mais je ne m’attarde pas plus longtemps dans ton buisson que balaie d’un revers de langue avant d’aspirer d’un trait ton clitoris que je colle contre mon palais …
Tu rugis de plaisir ma belle Lionne, mais dis-toi bien que le jeu ne fait que commencer !
Ancré au cœur des remous de ton bassin qui tangue sous la houle de mes désirs gourmands, je fais rouler amoureusement ton petit caillou sur le velouté de ma langue. Il se polit au fur et à mesure de ses allées et venues sur la grève de mon palais, jusqu’à devenir aussi lisse qu’un galet. Je me délecte de tes lèvres soyeuses qui s’enroulent autour de ma langue comme autant d’algues légères imprégnées du parfum d’envie qui ne cesse de ruisseler de tes abîmes. J’aspire ta vulve chaude et la suçote comme un bonbon tendre, savourant sa texture fondante qui comble mes papilles de sensations divines …
Je m’autorise un glissando impromptu vers ton œil de velours que j’enrobe d’écume. Tu te cabres de délice alors que ma langue pointe son arrogance au cœur de ta douce corolle. Je la sens palpiter au contact de ma bouche qui vient la coiffer, et dans le secret de mes lèvres collées à ton fondement, je le pénètre d’un trait ! Tu rugis encore de ce plaisir mêlé de trouble, remontant le long de mes avant-bras comme un saumon dans le lit d’une rivière d’envie. Tu lévites presque pour venir au contact de ma langue qui te fouille avec ardeur, mais ce n’est pas encore le moment de te croire arrivée au bout du voyage…
Je remarque soudain ta main venir au secours de ton sexe fiévreux, pour en abréger les souffrances. Mais il n’est pas question de changer les règles du jeu auquel tu dois te soumettre. Je retire ta main du brasier de tes lèvres gorgées de lave incandescente que je lèche avec appétence pour qu’il ne subsiste aucune trace de tes débordements. Je rampe le long de ton ventre qui se creuse, comme rongé par le désir d’en finir une fois pour toutes, et viens couvrir ta gorge de baisers pour la chauffer à blanc. Je te retrouve dans cet état second où tu ne m’appartiens plus vraiment, vouée corps et âme à cette jouissance que tu pries d’arriver au plus tôt pour te libérer enfin de ton carcan terrestre.
Je te complète au plus près, imbriquant mes pleins dans tes déliés. Mes mains s’engouffrent dans ta crinière humide que je serre fort entre mes doigts. Je dévore ta bouche pour me rassasier de baisers, alors que je sens ta langue filer entre mes dents et plonger vers ma gorge. Sauvages … Oui nous devenons sauvages pour nous arracher le plus primitif des plaisirs, celui de la chair. Je sens battre ma queue entre tes cuisses qui se déploient en éventail à l’invite de ma vigueur. Je ripe le long de ta fente et m’égare dans la broussaille de ta toison balayée par la tempête. Qu’importe d’avoir loupé ton balisage de fortune, je vais en profiter pour t’agacer un peu plus …
Je trouve ta faille et commence à creuser lentement un sillon du plat de ma hampe. La voie est ouverte vers une destination inconnue, aux portes de la luxure. Plus je creuse et plus tu te tords de bien-être entre mes bras. Je sens ta petite queue qui roule sous mon gland, puis glisse sur les veines saillantes de mon membre bandé à l’extrême. Je garde un contact étroit entre nos deux phallus. David contre Goliath ?… Comment dire Qui est Qui, tellement la jouissance est partagée. Je sais que tu ne pourras pas résister longtemps à mon acharnement, mais j’attends l’instant crucial où tu vas renoncer à combattre …
Tes ongles se plantent dans les coussins pour ne pas sombrer dans les grands fonds de l’abandon. Tu te raccroches à eux comme à un radeau de survie. Mais il y a déjà bien trop longtemps que tu es partie à la dérive, te laissant envoûter par le chant de la Jouissance. Tu halètes et balaies mon visage d’un vent tiède qui témoigne à quel point tu es proche du renoncement. Encore une ultime pression de ma verge sur ton détonateur, et tu vas passez en zone rouge !
Tu décolles du tapis, emportée par le raz de marée de tes sens en déroute. On se demande encore à quoi peut bien ressembler l’instant zéro de l’univers, mais tu es à Toi seule la révélation de ce Big Bang à l’origine de Tout. Je bondis pour immortaliser dans son ensemble la création de la déferlante qui prend naissance au fond de ton antre. J’empoigne mon sexe pour venir frapper avec rage ta petite chatte arrivée à son point de fusion. Chaque choc de mon gland sur ton clitoris tétanise tes membres tendus vers l’infini, jusqu’au fracas primordial de ton orgasme que tu ne peux plus contenir. Ta jouissance éclate au grand jour, pulvérisant une myriade d’étoiles sur ma peau frémissante …
De répliques en saccades, la réaction en chaîne ne semble plus pouvoir s’arrêter au sein de ta nébuleuse, alors, dans un dernier élan, je m’expédie à mon tour au cœur de la tourmente. Je me propulse d’un coup de reins dans l’amas globulaire de ton antre en fusion, accompagnant chacun de tes spasmes pour en capter les résonances stellaires. Alors que tu sembles reprendre peu à peu conscience, je ne fais qu’attiser une nouvelle fièvre qui se propage dans tous tes sens. Ancré à tes cuisses ouvertes sur l’infini de ma déraison, je t’attire inexorablement dans une autre dimension qu’il n’appartient qu’à nous de créer. Les jambes enroulées autour de mon cou, tu te laisses glisser vers l’obscur trouble de l’abandon. Tu t’imbriques en douceur dans le jeu subtil de ma vigueur pénétrante, cherchant à ne rien perdre des sensations qu’elle te procure. Repliant lentement tes jambes contre mon torse, tu m’offres un angle de pénétration optimal dans l’atmosphère vaporeuse de ton intimité au bord du chaos. Et te voici de nouveau en train de flirter avec les étoiles …
Je jubile devant le spectacle de notre parfaire harmonie, contemplant la mécanique bien huilée de mon piston que plus rien ne peut arrêter. Je serre les fesses pour venir au contact des tiennes par le biais de mes bourses que je colle contre ton petit œillet, me donnant l’impression de toucher le fond de mon imaginaire. Soudain, je sens poindre à l’horizon une fatalité que je ne cherche plus à fuir, mais au contraire accueillir comme une délivrance. Je reviens tout contre toi pour goûter à cette fièvre qui embrase ton corps et le fait se tordre de plaisir. Le museau plongé dans tes boucles folles, je brûle mes dernières ressources entre tes bras qui se lianent à moi pour que je ne t’échappe plus. Je consume mes baisers sur tes lèvres de braise et te supplie une dernière fois de m’accompagner au bout du voyage …
Tu n’es plus qu’une rivière en cru qui déverse à l’infini son flot ardent le long de ma verge palpitante. Les allées et venues de nos sexes gourmands murmurent à nos oreilles une ode sirupeuse qui ne fait qu’accroître notre désir. Tu te cabres au bout de mon pieu qui te fouille sans relâche, libérant cette ultime jouissance que je dévore avec passion. Tes feulements gutturaux exaltent ma ferveur, alors que je sens progresser en moi un torrent de foutre que je vais te délivrer dans l’incandescence de mon esprit qui se fracasse en pluie d’éclairs orgasmiques. Dans un dernier sursaut de cette vie que je sens fuser au travers de mon sexe acculé au paroxysme de la jouissance, je te retire en bête immonde le bonheur de remplir ton ventre de semence. J’empoigne ma queue barbouillée de ton jus et en même temps que je me jette sur le tapis, je te lance avec détermination : « Viens me finir !… ».
Un temps désorientée, je te passe finalement le relais que tu saisis fermement pour finir la tâche qu’il t’incombe de mener à bien. Au bord du Big Bang, je n’attends plus que ton coup de grâce pour me désintégrer aux quatre coins de l’univers (théorie scientifique non vérifiée), mais au lieu de cela, c’est le velouté de ta langue que je découvre comme arme fatale. Tu te délectes de ma chair et du parfum d’envie que tu lèches tout le long de ma hampe. Il a le goût de cette fièvre qui t’a envahie depuis que tu as perdu patience et que tu t’es jetée sur moi, au lieu de siroter tranquillement notre dernier ti punch. Gobant mes testicules avec allégresse, tu retardes un instant la montée de ma sève. C’est ton tour à présent d’user de tes pouvoirs pour savourer la pulpe de mon fruit juteux, tant convoité …
L’attente devient insoutenable, mais je préfère me soumettre à tes dernières volontés car tu excelles en la matière. Je sens tes dents se planter dans ma peau ronger mon frein avec gourmandise. Tu me fais redécouvrir une palette de sensations divines entre la glace et le feu, qui ne vont pas tarder à me faire passer en phase vapeur. Mais bon sang, quand vas-tu te décider à me finir ?…
Je n’en peux plus et te retire le pain de la bouche pour t’obliger à mettre fin à tes agacements de dernière minute. Je suis à deux doigts d’exploser, ou plutôt à cinq … Ceux que tu te décides enfin à faire coulisser le long de ma queue pour me terminer dans les règles de l’art. Tu en profites au passage pour bien malaxer mes bourses et rendre le mélange homogène, favorisant ainsi la fluidité de mon éjaculation. En fait, tu me branles comme une reine et je crois bien que le temps est venu pour moi de ne plus faire le zazou. Je m’accroche au tapis, autant dire à pas grand chose, et mes fesses décollent sans que j’ai eu besoin de leur en donner l’ordre. Nom de Zeusss je vais dérouiller je le sens !!
Ça vient et en même temps, ça ne vient pas … Je me sens en danger car rien ne correspond à ma base de données. J’ai l’impression de jouir avant de jouir et je crois bien que tu vas me faire avaler mon bulletin de naissance si tu continues encore longtemps ton manège. Ce beau manège qui me met la tête à l’envers …
Je grogne … Je grogne et je crie, ne pouvant plus rien contrôler de cette jouissance qui a tellement attendu pour s’exprimer. Mon foutre gicle en salves brûlantes sur ton visage et tes cheveux en bataille qui roulent sur mon ventre. Je perds le contact avec ma tour de contrôle que tu continues de besogner avec frénésie, me vidant de toute ma substance. Mes spasmes se calment au contact du satin de ta bouche qui s’est fait le réceptacle de ma vigueur palpitante. Je me love au creux de ta langue, tandis que je reprends lentement mes esprits en caressant tes cheveux. Tu soulèves ton visage et le décolle de mon ventre couvert de semence que tu répands sur ma peau pour qu’elle s’imprègne de son parfum …
Venant ensuite poser ta bouche en douceur sur mes lèvres asséchées, tu plonges ta langue et déverses discrètement au fond de ma gorge, un filet de laitance dont tu tiens à me faire partager les bienfaits …
J’ouvre enfin les yeux sur ton sourire et la magie de ta Tanière …

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