La suite Capucine
C’est par une belle journée de printemps que nous nous donnons une nouvelle fois rendez-vous au Manoir François Ier. Le patron de l’hôtel qui commence à nous connaître me remet la clé de notre chambre avec un sourire entendu. Il sait très bien que nous avons déjà fréquenté son établissement à de nombreuses reprises, variant le style de chambre, tout comme les plaisirs…
La Suite Capucine est devenue notre préférence. Elle a un charme tout particulier. Le grand lit à baldaquin s’impose de lui-même comme le terrain de jeux idéal de nos affres délurés. Un petit salon jouxte le lit au centre de la vaste chambre et une autre couche la complète, plus modeste et nettement moins attractive. En dehors des toilettes d’usage, il reste pour finir la pièce de choix, une immense douche italienne, ô combien appréciée !
Nath et moi nous dirigeons immédiatement vers l’escalier qui mène au premier étage, sous le grincement empressé de nos pas. Sur le palier nous jetons un regard amusé sur l’écriteau de la chambre Pivoine, autre lieu de luxure dont nous gardons un excellent souvenir…
Après être enfin arrivés à destination, je tourne la clé dans la serrure pour verrouiller l’accès de notre moment d’intimité. Les fenêtres sont grandes ouvertes sur les bruits de la ville, mais fort heureusement aucun vis-à-vis nous contraint à les refermer. La température ambiante est déjà propice à l’embrasement de nos corps impatients de s’enlacer et ce n’est pas la robe légère de Nath qu’elle vient d’envoyer valser sur le lit, qui va calmer nos ardeurs.
Elle se laisse choir sur le haut matelas, tandis que je m’approche d’elle en me débarrassant de ma chemise. Mes mains effleurent ses cuisses qui s’ouvrent en éventail dans une sorte de réflexe conditionné, comme une invitation à l’abandon, sans aucune limite. J’ôte mon pantalon et ce qui me reste de vêtements, puis je m’agenouille devant l’autel des réjouissances. Mes pouces caressent la dentelle de son string déjà imprégné d’une chaude moiteur, tandis que mes lèvres goûtent au sel de sa peau frissonnante. Du bout de l’ongle je creuse le sillon de son intimité, afin de lui soutirer quelques soupirs de bien-être…
Sa petite poitrine se dresse sous les fins bonnets de son soutien-gorge. Ma belle amante se cambre de délice lorsque mes pouces, encore eux, se rejoignent à l’orée de son petit bouton. Je devine sa fine hampe durcir sous le voile de dentelle et je ne peux m’empêcher de venir humer à la source les effluves ambrés du désir. Je la respire à pleins poumons pour ne rien perdre de l’instant, tandis que je glisse mes doigts sous son string pour constater à quel point le trouble a pu l’envahir. Nul doute que Nath est excitée au-delà du raisonnable, surtout lorsque je m’amuse à faire rouler son clitoris sous mon pouce. La pièce de lingerie totalement détrempée semble avoir fait son office, inutile de la souiller davantage. Je la fais glisser délicatement le long de ses jambes, puis je la roule en boule pour l’introduire dans sa bouche. Voilà un bâillon de fortune qui fera très bien l’affaire !
Docile et consentante, elle sait qu’à présent les choses sérieuses vont commencer. Ma langue prend possession de son sexe avec une avidité qui ne peut la laisser indifférente. Je fouille son antre satiné dans les moindres recoins, assoiffé de chaude cyprine. Ma bouche dévore son abricot sans relâche, avec la ferme intention de la faire craquer dans un préliminaire gourmand qui devrait soulager ses tensions orgasmiques, du moins dans un premier temps.
Si Nath pouvait parler à cet instant précis, elle me traiterait de « Salaud ! », comme elle sait si bien le faire dans l’urgence. Mais pour l’heure elle doit se contenter de mâchouiller son string en émettant des borborygmes incompréhensibles mais au final, plutôt explicites…
Elle tente de me résister en s’agrippant à ma tignasse et en me maudissant, alors que je pieuvre son sexe de toutes mes forces, scotché à son clitoris prêt à se consumer dans les braises de l’extase. Elle finit par jouir rageusement, submergée de spasmes que je contiens tant bien que mal en bloquant ses reins. La déferlante de ses flots de jouissance gagne le fond ma gorge et je m’en abreuve à grandes gorgées, jusqu’à la dernière goutte.
Je la laisse pantelante quelques secondes, après avoir retiré le bâillon improvisé de sa bouche. J’exhume discrètement de mon sac à malices un masque opaque que je place sur son visage, puis je l’invite à se lever pour dégrafer son soutien-gorge et entraver ses poignets dans le dos, à l’aide de mes bracelets de cuir. Je me dis que cette fois-ci nous délaisserons le lit à baldaquin au profit du petit salon, fort séduisant, et je la guide vers le fauteuil cabriolet tout à fait approprié à la suite de mon programme. Elle y prend place, alors que le courant d’air venant de la fenêtre framboise son épiderme. J’observe ses généreux tétons darder avec arrogance et je me souviens que j’ai une petite surprise pour eux. Je dispose deux ventouses sur ses mamelons qui vont pouvoir attiser davantage encore leur érection. Elle gémit de stupeur au contact de cette nouvelle sensation, pleinement satisfaite…
Sans lui laisser le temps d’appréhender totalement la situation, je glisse mes doigts dans sa vulve luisante d’excitation pour en déterminer l’état de déliquescence. Nul doute que Nath est prête à se soumettre à tous mes désirs !
Je sollicite alors son point G gonflé comme une baudruche, ne tardant pas à lui arracher de nouveaux râles orduriers. Se tortillant sur le cabriolet comme une proie tentant de m’échapper, Nath ne peut retenir une première giclée visqueuse qui arrose mon avant-bras et un coin du tapis. Je poursuis d’un doigté plus ferme et déterminé, jusqu’à ce que les giclées devenues geysers, fusent sur son ventre, ses seins, son visage, et le mien…
Je lèche à grandes lapées chaque parcelle de son corps où s’est répandue en abondance le fruit de son abandon. De ses lèvres épanouies et mielleuses, en passant par son ventre, puis ses seins, pour finir sur sa bouche en un long baiser gouleyant. Ébranlée mais pas anéantie, je sais que ma Jouisseuse à de la ressource et sait tirer profit de mes traitements, surtout s’ils sont convaincants.
Je saisis un gode ventouse que j’enfile dans sa fente dégoulinante de jus, tout en approchant mon sexe de son visage. Va-t-elle sentir le parfum de mon excitation flatter ses papilles ?
C’est alors que la vision de la petite table basse m’inspire immédiatement la suite nos jeux. Je mets fin aux libations en retirant en lui retirant le gland de la bouche, ainsi que le gode, pour le ventouser sur le bord de la table. J’invite Nath à venir s’asseoir dessus en lui montrant le chemin. Sans la moindre hésitation elle s’empale sur le phallus de silicone jusqu’à la garde dans un long feulement de contentement. Les cuisses bien écartées pour que j’assiste au spectacle, elle se met à osciller sur le pieu, ravie de l’expérience. Bien cambrée et les mains ancrées sur le bord arrondi de la table, malgré l’entrave des bracelets, elle devient maîtresse du va-et-vient de l’engin qui la baise en profondeur.
Je me place au premier rang pour apprécier au mieux les détails de cette sauvage intrusion. Le gode faisant pression de l’intérieur sur son clitoris, le voici bandé fièrement et apte à recevoir les caresses appuyées de ma langue. Je ne me fais pas prier pour le laper avec appétence, sans négliger au passage ses chaudes babines soyeuses, gorgées de mouille. J’aspire son clito et le colle contre mon palais, avant de l’enserrer entre mes crocs, jusqu’au dénouement final…
Ses cuisses se mettent à trembler et ce n’est pas le bâillon que j’ai peut-être ôté prématurément qui va l’empêcher de ahaner comme une véritable Chienne. Elle tente en vain de contenir son inexorable lâcher-prise en me gratifiant enfin d’un magnifique « Salaud ! », tant espéré !
J’entraîne Nath sur le tapis, abandonnant le gode ventouse à son triste sort, toujours scoché à la table. Je m’allonge sur le dos et ma Jouisseuse vient prendre place en aveugle mais avec un redoutable instinct sur un autre phallus, bien plus palpitant…
S’il s’agit souvent de jeux de domination, d’emprise, nous savons que le vent peut tourner et les rôles s’inverser. C’est d’ailleurs le cas quand Nath prend cette posture pour jouir en profondeur de ma vigueur. Andromaque le bien nommé me met en danger quand je me plie à cette position. Mais pourquoi me l’interdire quand je songe à quel point je vais délicieusement dérouiller. Nath m’introduit au fond de son antre bouillonnant d’un coup de reins, bien décidée à ne plus me lâcher.
A présent, pas de va-et-vient frénétique qui pourrait avoir raison de mon flegme en moins d’une minute mais un savoir-faire très personnel. Alors que rien ne se met en branle extérieurement, elle demeure empalée sur mon vit et c’est à l’intérieur que le mystère se révèle enfin. Je sens nettement son vagin enserrer ma queue très fermement, puis commencer à la masser. « Mais comment peut-elle faire ça ? », me dis-je une nouvelle fois. Désarmé je lui redonne la vue en ôtant son bandeau et libère ses poignets entravés par le mousqueton d’acier. Son sourire témoigne du plaisir de cette inversion des rôles qu’elle finit toujours par obtenir…
Elle me baise divinement bien et elle le sait, me toisant du regard, tout en lisant dans le mien les prémices d’un acte de reddition. Je fais sauter les ventouses qui ont fait tripler de volume ses mamelons devenus très sensibles. Je les pince et les fais rouler entre mes doigts, mais rien n’y fait, je suis réellement en danger !
Ni une ni deux, je virevolte et Nath se retrouve à quatre pattes sur le tapis. Sentant ma langue s’infiltrer entre ses fesses, sa cambrure se creuse tout naturellement, comme pour m’implorer de poursuivre cette alléchante perspective. Ma langue pénètre son petit orifice amoureusement entrouvert. Mes caresses linguales papillonnent dans son rectum, accompagnées de ses miaulements de chatte en chaleur. Elle pourrait très bien jouir ainsi, mais ce serait trop facile.
Je claque son adorable fessier qui devient joliment écarlate au fil des frappes de ma paume. Cela ne l’empêche pas de mouille mon Indolente, bien au contraire. Je profite de l’occasion pour frotter mon gland entre ses lèvres mielleuses, sans pour autant la pénétrer. Elle sait que je vais prendre une autre voie, celle qui transcende ses sens et lui fait atteindre la déraison. Je l’encule jusqu’aux couilles, lentement, mais sûrement !
Le va-et-vient ravine son fondement sans aucune réticence de sa part. Je ne sens même pas son petit anneau se resserrer autour de ma queue. Nath n’est plus qu’un trou béant, un puits sans fond, de plaisir et de béatitude. Je la burine jusqu’à ce qu’elle s’effondre sur le tapis, repue et presque inconsciente, éperdue de jouissance…
Nous sommes haletants, le corps fiévreux, et la canicule n’arrange rien. Je ne vois plus que la douche pour reprendre nos esprits. Nath me suit machinalement et après avoir déclenché le ciel de pluie, nous nous allongeons au sol, sur le carrelage frais. L’onde vivifiante la sort de sa torpeur intense et la voilà qui me chevauche de nouveau. Je la laisse me baiser à son rythme langoureux, sous l’averse tiède et sensuelle de la merveilleuse douche italienne.
Je sens monter la pression, mais je ne lutterai pas davantage pour éviter le pire. Je la soulève et me lève pour attirer Nath contre la paroi. Adossé au carrelage, Nath s’agenouille à mes pieds pour savourer l’ultime étape de nos ébats. Elle avale ma queue et malaxe mes bourses pour en tirer le meilleur. Sa langue fait pression sur mon frein que je relâche totalement. J’explose au fond de sa gorge en grognant comme une bête. Elle me garde en bouche jusqu’au dernier spasme, absorbant toute ma chaude semence.
Après s’être séchés nous gagnons le lit à baldaquin pour trouver le repos dans un tendre câlin. Nath s’endort sur mon épaule et lorsqu’elle s’éveillera, ce sera une tout autre histoire…

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