Rongé par le désir
Rongé par le désir brûlant de sentir tes mains se poser sur mon corps, mes pensées vagabondent au cœur de la nuit. Me livrant aux frasques de mes fantasmes et ne plus être à tes yeux que plaisir et jouissance, je vibre déjà les fesses collées au mur, en attendant ta venue. J’expire mon dernier souffle, tandis que mon ventre se creuse d’envie. D’un coup de langue furtif, je lisse mes lèvres asséchées tout en égratignant la toile de mon jean du bout des ongles. La fièvre me gagne alors que tu apparais enfin, t’approchant lentement tout en me scrutant de ton iris scintillant. Mes mains glissent sous mon pull et vont à la recherche de mes mamelons tendus. Toutes mes extrémités sont pointées vers toi comme des antennes sensibles au moindre de tes mouvements …
Je ferme les yeux à l’instant même où le contact s’établit entre le rêve et la réalité. Je sens ta main qui effleure mon jean et qui devine sous certains plis, toute l’étendue de mon imaginaire. Ma véhémence s’épanouit tant bien que mal, prenant le chemin sinueux qui la guide vers ma cuisse au lieu de s’affirmer bien haut, avec hardiesse. Ta paume vient délicatement coiffer ma bosse, pour partager son désarroi. Je pince mes tétons bandés à l’extrême et les étire avec volupté, ne cherchant plus à étouffer mes soupirs de contentement …
De la pulpe des doigts, tu modèles avec soin les fibres de mon jean, formant ma vigueur naissante à l’image de ton appétence. Je sens ta main travailler son sujet, partant de mon entrejambe pour longer ensuite ma hampe jusqu’à l’extrémité de mon membre statufié. L’œuvre phallique semble prendre vie entre tes doigts qui parviennent aisément à en souligner chaque détail. Le tissu épouse ma hampe à la perfection, mais reste encore à ressentir la plus douce des sensations, celle de ma peau. Le maître-étalon de tes désirs se redresse lentement sous mon jean, aidé par une main secourable …
Avec dextérité, tu fais sauter l’un après l’autre les boutons de mon jean, puis tu t’engages lentement dans l’échancrure, me donnant le frisson. Tâtant le velours de ma hampe, sans toutefois te l’approprier, tes doigts effleurent sagement le relief de mes sinuosités gorgées de vie. Tu libères enfin le dernier bouton qui ne peut empêcher mon jean de glisser, dévoilant ainsi mon sexe impudique pétrifié d’ardeur. Sans plus attendre tu l’empoignes avec fermeté et l’exposes à ton regard lubrique, tandis que perle de mon gland, un sirop de plaisir …
Mon jean fait place à ma nudité sans artifice. Ta main soupèse mes bourses et commence à les masser avec tendresse. Ma tige se frotte contre ton avant-bras, déposant discrètement un filet de sève sur ta peau. Tu avances dangereusement tes lèvres de ma bouche qui a soif de la tienne. C’est alors que tu m’ordonnes de retirer mon pull, oubliant le baiser. Ta langue file le long de ma gorge puis entre mes lèvres. Je veux t’embrasser mais tu me fuis une nouvelle fois. Mes ongles se plantent dans le mur, enragé et excité par ce scénario dont je ne connais pas la trame. Tu te frottes à moi comme une chatte lascive et le contact de ton pull contre ma peau affole mes sens. Toi habillée et moi nu, en étant à ta merci, cela me trouble au plus haut point. Je deviens ta chose, ton jouet … et je me mets à adorer cela !
Tu me fixes sans l’ombre d’une expression, comme par provocation. Ton pull s’envole à son tour le long de tes bras, l’envoyant valser à nos pieds. Je redécouvre l’éclat de ta beauté originelle, que tu transcendes au moment même où tu dégrafes ton soutien-gorge. Voilà tes seins pointés vers moi avec insolence, que tu t’amuses à frotter sur mon torse, puis mon ventre qui fait le dos rond. Tes lèvres butinent mes petites airelles avec gourmandise, tandis tes dents se joignent à la fête et me grignotent tendrement, sans intention de me croquer. Du moins… pas dans l’immédiat !
Poursuivant la route qui te guide vers mon intimité, ta main saisit la base de ma verge et l’enserre pour que je me cabre davantage, face à la gourmandise de tes lèvres pulpeuses. Mes veines deviennent saillantes et ma vigueur redouble sous la pression de tes doigts. Tu as la main mise sur mon devenir, tout en repoussant l’abandon du tien. De l’autre main, tu palpe délicatement mon fruit juteux, dôme de douceur, dont le nectar s’écoule en de multiples sources qui se perdent dans les sinuosités de ma hampe. Ta langue récolte le miel de mon ardeur avant qu’il ne vienne souiller tes doigts en train de malaxer mes bourses avec allant.
Tu effaces d’un revers de langue les traces sirupeuses, remontant lentement jusqu’à mon gland que tu viens coiffer de tes lèvres tièdes. Rongeant mon frein avec envie, tu relâches soudain ton emprise, certaine que ce n’est pas une torture pour moi, mais plutôt un délice dont je me passerais bien. Tu laisses alors glisser ton ongle sur l’extrémité de mon pyramidion, puis tout le long de ma queue qui trésaille de vibrants frissons. Tu recommences une seconde fois, puis une troisième, ajoutant un ongle supplémentaire à chaque passage. Je gémis et râle sous cette subtile extase, mouillant de plus en plus ta bouche assoiffée. A présent, il me devient impossible de ralentir le goutte à goutte qui fluidifie mes sens exacerbés. Mon nectar fuse et se mêle à mes douces souffrances. Et je me demande bien comment cela va pouvoir finir …
Je demeure plaqué au mur sans chercher à mettre fin à tes sortilèges. Je résiste et me retiens pour ne pas t’arracher de mon sexe tourmenté, ayant décidé de ne pas entraver l’accomplissement du moindre de tes désirs. Je préfère te laisser abuser de moi et savourer cette tendre soumission parsemée de terribles caresses. Alors que ta main presse un peu plus ma verge pour en extraire les chaudes perles dont tu t’abreuves à l’envi, l’autre s’infiltre entre mes jambes pour venir à la redécouverte de mes intimes secrets. Tu contournes un instant le sujet et te délectes déjà de cette retenue qui m’excite et me fait onduler de bien-être.
Mes jambes flageolent au moment même où je sens poindre ton arrogance. Flirtant avec mon œil de velours, tu devines à quel point je peux être de nature accueillante. Rien ne peut t’empêcher d’y pénétrer, surtout pas moi qui répand sur tes serres le fruit de mon impatience. Mais c’est un autre dessein que tu convoites, abandonnant ton plan audacieux alors que je m’apprêtais à fondre sous tes caresses. Je te retrouve, droite comme un i, face à moi. Tes doigts s’activent sur ton jean. L’unique bouton saute et le zip murmure en glissant. Je découvre ton ventre que tu me dévoiles enfin et un soupçon de lingerie qui m’inspire de troublantes intentions. Tes gestes devancent ceux qui me viennent à l’esprit. J’observe ton jean qui glisse lentement le long de tes jambes et finit par disparaître, botté en touche. Mes yeux s’illuminent devant le spectacle que tu m’offres. Je suis conquis !
Tu tournes devant moi, face aux désirs caressants qui effleurent ta peau. J’admire la soyeuse dentelle que j’avais aperçue à l’ouverture de ton jean et dont je mesure à présent tout le raffinement. Elle habille un magnifique boxer que tu mets superbement en valeur. Fine parure qui épouse ta cambrure, le modelé de tes fesses, et révèle le sillon discret de ton intimité. Tes mains se font aériennes et deviennent papillons, volant de ton ventre à ta croupe légère. Tu tournes et tournes encore, à m’en faire perdre la tête …
Tu te poses enfin, les mains à plat sur ton ventre qui mérite la plus douce de mes caresses. L’une d’entre elles s’envole à nouveau pour aller butiner les fleurs de dentelle, mais elle file rapidement entre tes jambes. Tes doigts en éventail me laissent entrevoir le jeu de ton majeur qui trace son chemin et s’enfonce imperceptiblement entre tes lèvres. Impossible de ne pas ressentir le contact de ce doigt qui va et vient le long de ta fente. Chaude moiteur qui imprègne déjà ton boxer et diffuse ses effluves ambrées, enrobant ton doigt de liqueur.
Tu portes à tes lèvres ce parfum d’envie que tu lèches avec gourmandise et je note ton contentement qui a tendance à délicieusement m’agacer. Discrètement, tu engages ton second majeur sur le côté, pour ne pas altérer l’image de ton ventre qui se creuse et tremble sous les caresses divines auxquelles tu t’adonnes en ma présence. Écartant légèrement les dentelles de ton entrejambe, je vois plonger tes doigts tout au fond de ton antre gorgé de plaisir. Le mien ne cesse de se répandre et dégouliner le long de mon membre bandé à l’extrême. Je ne résiste plus au désir de te toucher, de me jeter à tes genoux pour réclamer ta juteuse offrande. Ma bouche a faim de toi et de ton intimité bouillonnante. J’ai soif de ta généreuse abondance et je veux m’en abreuver jusqu’à la lie …

Commentaires
Enregistrer un commentaire