Parking RER
Il n’a fallu qu’un simple texto pour nous mettre d’accord et se donner rendez-vous à la gare RER de son domicile…
7:00
J’arrive sur le parking de la gare et je stationne mon véhicule sans savoir si tu es déjà là ou pas. C’est une belle journée automnale qui s’annonce, pluvieuse à souhait. Le jour tarde à se lever et le balai de mes essuie-glaces accompagne celui des usagers qui se précipitent vers la gare, la tête enfouie sous leurs parapluies. Une voiture se gare à côté de la mienne, conduite un peu sportive, c’est toi !
Je prends place à l’arrière, la banquette sera plus confortable pour nos retrouvailles matinales. Tu ouvres la portière et me rejoins, tout en te débarrassant de ta doudoune. On dirait que tu viens de courir un cent mètres, à moins que tu aies abusé du chauffage durant le petit kilomètre qui t’a menée jusqu’à moi. Ton regard bleu azur me dévore, à l’image de ton sourire qui donne l’impression que tu ne vas faire qu’une bouchée de ton petit déjeuner.
La sueur perle à fleur d’épiderme dans l’échancrure de ton chemisier dont certains boutons n’ont pas été attachés. La tentation est déjà grande de lécher le sel de ta peau, mais tu ne m’en laisses pas le temps, te ruant sur ma bouche pour un baiser d’une rare intensité. Nos langues s’enlacent et se spiralent l’une à l’autre avec une infinie gourmandise. Tes seins venus tout naturellement au contact de mes paumes, pointent avec arrogance.
Je sens tes doigts s’affairer sur la boucle de mon ceinturon que tu fais sauter sans la moindre hésitation, puis les voilà qui s’attaquent à la braguette de mon jean. J’arrive à me libérer de l’emprise de ta langue pour te repousser contre la portière. Je remarque à cet instant que la vitre est déjà couverte de buée, formant un cocon opaque qui se referme petit à petit sur l’incandescence de nos corps avides de caresses endiablées.
Je dégrafe ton chemisier, tandis que ma langue goûte ta peau avec délectation. Je fais glisser les fins bonnets de dentelle pour exhumer ta poitrine et ainsi m’en repaître à l’envi. Tes tétons dressés vers le plafonnier deviennent soudain la proie de ma tendre animalité. Tu sais que mes crocs ne vont pas tarder à les enserrer pour te faire rugir de plaisir. Tu n’attends que ça pour t’abandonner sans détour à toutes mes malices. Je pince ton premier mamelon entre mes incisives, t’arrachant au passage un râle d’extase fort heureusement étouffé par la pluie battante. Je torture le second avec la même frénésie, mais aucun son ne sort de ta gorge. Je te regarde sombrer dans la jouissance, rongée par la douleur extatique de tes non-dits…
Soudain je sens ta main plonger dans mon jean pour empoigner mon sexe bandé comme un arc. Tes doigts enrobés du fruit de mon excitation prennent possession des lieux et se mettent en branle avec douceur, mais fermeté. Mes lèvres glissent lentement vers ton ventre qui se creuse de délice. Il est brûlant, étrange contraste avec la fraîcheur de tes seins lorsque je les ai libérés de leur carcan. Ton jean s’éclipse péniblement dans l’espace exigu, suivi par ta culotte délicieusement trempée. Je relève tes jambes tout en les écartant, forçant tes pieds à s’ancrer aux appuie-têtes du siège avant et de la banquette arrière. Dans une posture des plus indécente, tu es à présent à ma merci !
Je sais que je vais passer un mauvais quart d’heure, sachant qu’il ne faut en général que deux ou trois minutes pour obtenir ma reddition. Tes lèvres, sans parler de ta langue sont d’une redoutable efficacité quand il s’agit de te venger. Ta fellation s’accompagne de gémissements passionnés et de filets de bave que je sens dégouliner sur mes bourses. Je ne suis pas en reste car je profite d’avoir tes fesses à porter de main pour les pétrir sans la moindre modération. Ton joli cul bien rond est tout aussi affolant que le traitement que tu me fais subir. Mon majeur file tout droit le long de ta raie en sueur pour venir palper ton petit œillet. Tu réagis en dévorant le gland avec une réelle sauvagerie. Mon doigt se glisse dans ton rectum, coup d’envoi des hostilités !
Collé au dossier de la banquette, tu me chevauches pour mieux appréhender cette vigueur que tu as modelée et attisée pour en faire l’instrument de tes fantasmes. J’arrive à rejeter mon jean vers mes chevilles au moment même où tu t’empales sur mon pieu. Je m’enfonce dans ton fourreau chauffé à blanc, tandis que tes cheveux humides fouettent mon visage. J’empoigne tes fesses pour ne rien du va-et-vient de ta chatte le long de ma queue. Ton cul claque sur mes cuisses et ton jus gicles sur mes couilles à chaque ruade. C’est divin…
Tu jouis déjà et cela peut durer éternellement. Tu presses tes seins entre tes doigts pour en magnifier l’érection de tes tétons que tu diriges à tour de rôle vers ma bouche. Je les mords sans ménagement, grisé par ton souffle brûlant qui balaie mon front. Je devine très bien que tu es en train d’imprégner ma banquette du fruit de tes orgasmes incessants. Le claquement sauvage a fait place à un clapotis on ne peut plus démonstratif. Tu te vides sur moi et je m’en réjouis.
Haletante, repue, mais toujours affamée, tu sautes sur le côté pour me finir en règle. Je suis au bord du gouffre depuis un bon moment mais l’emprise décisive de ta bouche qui coulisse fiévreusement du gland jusqu’à la base de mon sexe, met un terme aux réjouissances. J’empoigne tes cheveux et j’explose au fond de ta gorge, te gratifiant de longues rasades de sperme que tu savoures jusqu’à la dernière goutte.
L’habitacle est devenu un sauna duquel il va falloir penser à s’extirper. La pluie a cessé et le parking est plus calme. Chacun se rhabille tant bien que mal. Je le fais dehors pour plus de facilité. Les joues écarlates, mon Amazone m’embrasse tendrement avant de filer prendre son train. Je quitte le parking pour rejoindre mon bureau.
7:30
On Time !

Commentaires
Enregistrer un commentaire