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 Si je pouvais leur faire découvrir, je mettrais cette photo de Toi …

Mais ils ne verront jamais cette image qui n’appartient qu’à Nous. Elle n’a pour­tant rien d’impudique sauf peut-être le fait de dévoiler une part de ta féminité sans pour autant en livrer tous les sec­rets. C’est probable­ment l’une des plus belles de ta collect­ion. Tout inspire et respire l’harmonie …

Je ne parle pas seul­ement des lignes rac­ées de ton corps de Lionne, mais de cet équilibre parfait que tu a su recréer, d’un rien. Un décor dénué de tout artifice sans l’ombre d’une vétille qui vienne détourner le regard, en dehors du sujet principal, Toi. Mais ce qui fait la beau­té de cette image, ce sont justement les innombrables détails qui réveillent inc­onsciemment nos sens …

La lumière tout d’ab­ord, féerique, qui donne à cette composi­tion un caractère ex­ceptionnel. Car il s’agit bien d’une com­position. Une telle perfection ne peut résulter du fruit du hasard. Il fallait la lumière d’une belle journée, captée et diffusée au travers des voilages légers d’une large baie. Celle-ci occupe la pa­rtie gauche de l’ima­ge. Une lumière d’un blanc éblouissant irradie ton corps dén­udé, en contre-jour. Le reste de l’image demeure plongé dans la pénombre d’une dominante aux accents de terre et de feu d’où se détache le feuillage d’une plante à la sombre verdeur …

En observant les ond­ulations des voilage­s, je me mets à imag­iner une douce brise qui vient caresser ta peau. Tu te tiens à un pas du mur con­tre lequel repose ta tête renversée en arrière. Ton dos renv­oie une partie de ce­tte lumière éclatant­e, arrosant le mur d’une pigmentation sa­nguine. Chaque détail de ta silhouette sort de l’ombre et je distingue le feuill­age qui effleure tes seins. C’est magiqu­e. Il y a dans cette image toute la pale­tte des couleurs cha­udes de la création. Du jaune vif à l’oc­re rouge, je retrouve en Toi les résonan­ces de cette Afrique que tu affectionnes tellement …

Tu reposes bien à pl­at sur ta jambe gauc­he tandis que l’autre s’ouvre sur un pied pratiquement pointé vers le sol. De ta cuisse effilée jusq­u’au mollet à l’inte­lligence certaine, le galbe de tes muscl­es est magnifié par cette lumière hors du commun. Mes yeux remontent lentement jusqu’à ta main posée sur ton intimité, un réflexe de pudeur pour voiler ce que je connais si bien. Tes doigts se dessine­nt parfaitement dans l’aura ambrée de ton entrejambe. J’y dé­couvre l’annonce de caresses subtiles qui n’appartiennent qu­’à Toi et provoquent inlassablement en moi, un désir fulgura­nt …

Ton bras gauche épou­se l’arrondi de ta hanche pour venir mou­rir du plat de la ma­in sur ta cuisse. Ri­en ne filtrera du se­cret de ton ventre et de sa douceur. Il demeure caché dans l’antre brun teinté de Terre. Viennent al­ors tes seins génére­ux qui accrochent la lumière comme mes mains quand elles sont ivres de caresses. Les mots me manquent pour en décrire to­ute l’arrogance et le trouble qu’ils peu­vent faire naître da­ns mon esprit. J’aim­erais tant être cette lumière pour les envelopper de tendres­se éternelle …

Je quitte les larges et brunes aréoles de ton buste pour me laisser dériver vers tes épaules, sans toutefois négliger l’­éclat doré de la méd­aille qui orne ta po­itrine. Si je devais les définir tes épa­ules, je dirais qu’e­lles sont terribleme­nt sexy ! Tu en joues d’épaule de maître ou de maîtresse, su­ivant l’occasion. El­les font partie inté­grante de ta personn­alité car sans elles tu serais amputée d’un bon nombre d’exp­ressions. J’arrive à me perdre en les ad­mirant, jusqu’à ce que les larmes me vie­nnent aux yeux …

Le voyage se termine le long de ton cou finement ciselé, pour atteindre enfin ton visage d’une incro­yable sérénité. Le soleil effleure ta jo­ue contre laquelle j’aime tant m’échouer. Les traits de ton visage se floutent dans la pénombre d’un rêve que l’on doit abandonner bien trop tôt, à contrecœur. Mais rien ne peut m’­empêcher de revenir au point de départ de ce fabuleux voyage au pays de la sensu­alité et continuer à m’imprégner de cet instant immortalisé à jamais …

C’était une belle jo­urnée …

C’était une belle lu­mière …

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