Et si ...
« Et si nous allions nous coucher ? »
Le temps est enfin venu de se décider à rejoindre notre lit douillet et profiter de cette nouvelle nuit qui s’offre à nous. Un bonheur que nous redécouvrons chaque soir de cette merveilleuse semaine partagée ensemble. Te voilà déjà disparue sous la couette alors que je fais le tour des dernières lumières à éteindre. Je vois bien que tu m’observes discrètement du bout de ton nez qui pointe par dessus l’oreiller. Je quitte mes derniers vêtements et devine une étincelle d’envie dans tes yeux qui me scrutent de la tête aux pieds. Tu apprécies tellement cet instant où ma nudité vient à ta rencontre, avec l’expression d’un désir bien difficile à dissimuler. J’appuie sur l’interrupteur de la dernière lampe et la lumière feutrée fait place à une nuit peuplée d’ombres qui se détachent sur fond de silence.
Je distingue la tienne qui m’ouvre la voie de notre couche et je m’empresse de te rejoindre, lâchant un soupir d’aise au moment où je me cale confortablement dans mon oreiller. Mes bras t’accueillent dans un nid de tendresse que je confectionne pour toi pour t’envelopper de rêves. Je plonge mes doigts dans tes boucles tandis que ta bouche se pose sur ma poitrine au parfum de nuit. Je sais qu’à présent rien ne viendra troubler ce sentiment de plénitude qui n’appartient qu’à Nous. Tes jambes se lianent aux miennes et nos corps se pieuvrent tendrement, cherchant à se fondre l’un dans l’autre. Nous sombrons imperceptiblement dans une douce torpeur contre laquelle nous ne chercherons pas à lutter. Ta main effleure mon ventre rond avant de se refermer sur mon sexe dont je retiens la bride. Mes lèvres murmurent sur ton front un dernier je t’Aime avant que le sommeil n’aie raison de nos consciences.
Tu glisses lentement vers d’autres cieux, mais pour t’abandonner aux bras de Morphée, il te faut d’abord quitter les miens. Virevoltant en douceur, tu me tournes le dos pour que je vienne m’incruster au plus près des courbes que j’épouse dans les moindres détails. Je le fais avec délectation, m’ajustant inconsciemment aux pleins et déliés de ton corps félin. Mais au contact de mes lèvres sur le satin de ta nuque et celui de ma proue qui s’échoue sur la grève de tes reins, mon éternelle envie de Toi refait surface et vient troubler mon sommeil naissant. Il ne manque plus que l’arrondi de ton sein au creux de ma paume pour balayer d’un revers d’esprit ma surprenante sagesse. Le diable me tire par la queue qui serpente déjà dans les méandres de ton intimité et les ondulations de ta croupe ne peuvent qu’attiser mon désir grandissant.
Je ronge mon frein sur ton épaule où mes dents incrustent de petits croissants de lune, au moment où je m’apprête à fondre au creux du chaud sillon de ton antre maudit. Je devine tes lèvres s’entrouvrir comme de fins voilages pour me guider au sein de ta vulve bouillonnante. Nous frémissons ensemble de ce bonheur divin qui nous étreint jusqu’à l’extase. Tu te cambres à l’extrême pour te planter jusqu’à la garde et t’ouvrir à la douce caresse de mes bourses sur ton petit bouton nacré. Je palpite dans ton ventre au rythme syncopé de mon envie qui s’emballe. Crocheté à tes hanches, je prie pour que le temps s’arrête et me laisse savourer l’infini de cette subtile jouissance. Je ressens tes chairs qui me captent et m’attirent au-delà de la raison. Nos ombres se tordent de volupté sur les draps froissés, repoussant des pieds la couette qui entrave notre délicieuse étreinte.
L’exaltation s’empare de chacun de mes sens et fait naître un appétit féroce qui me ronge les tripes. Mes ongles se plantent dans ta peau et dévalent le long de ton dos jusqu’ à la naissance de tes fesses que je cajole un instant avant de les empoigner fermement. J’ai faim de Toi, de ta peau, de tes cris et de ta jouissance. Mes lèvres brûlantes se collent à nouveau sur ton épaule que j’hésite à mordre. Je perds la tête et me consume au contact de ton corps qui embrase mon libre arbitre. Du bout de la langue, je reprends le chemin des traces éphémères de mes ongles qui ont raviné ta peau et m’engouffre dans la raie d’honneur de ton fessier. Rien ne peut plus m’arrêter dans cette chute vertigineuse au cœur de mes vices. Je commence à te lécher goulûment, enrobant ton œil de velours de douceur écumante. Bien décidé à ne plus le lâcher, j’enfonce ma langue dans ton fondement et t’arrache au passage de petits cris que tu tentes d’étouffer au fond de ton oreiller…
Insatiable … Insatiable envie de m’imprégner de ton aura et m’en gorger à la source. Source de désirs inassouvis dont je veux m’enivrer jusqu’à la déraison. Je te tiens au bout de ma langue qui te sonde, avide du moindre de tes frissons . J’écarte lentement tes fesses pour m’ouvrir totalement la voie de ton fondement et me perdre dans un tourbillon de folles sensations. Grognant de contentement tu me maudis de te faire subir un tel outrage, mais comment refuser le délicieux contact de ma bouche qui se ventouse à ta douce corolle. Attendrie, elle se décide à éclore pour me laisser la butiner à mon aise. Te fouillant avec entrain, je me délecte du parfum âpre de l’interdit …
Mais langue ne doit quitter sous aucun prétexte ton vestibule, tant que la jouissance ne sera pas venue combler ma gourmandise. Je sais que tu dégoulines d’envie car j’en capte les effluves de mes papilles à la sensibilité exacerbée. Il faut résister à la tentation de venir goûter à ton sexe et de récolter d’une revers de langue, ce sirop léger qui coule de tes chaudes babines. Tu devines que je ne vais pas abandonner en chemin et tu enrages, ne voulant pas m’accorder le trouble de ton renoncement que je vais chercher au plus profond de ton antre. Comment prendre autant de plaisir à cela, comment … Ta croupe s’affole et je m’ancre à tes reins pour ne rien perdre des vibrations qui t’étreignent. Je te veux tout entière dans ma bouche qui se fait l’écrin de tes délicieux tourments. Tu sombreras en moi … ou tu ne sombreras pas !
Bien décidé à tenir jusqu’au bout, surtout celui de ma langue, je m’accroche à la tempête des déferlantes qui s’abattent sur ton fragile destin. Les vagues orgasmiques électrisent tes membres qui se tendent vers l’infini. Mon esprit se gave de cette jouissance hors du commun que tu m’offres à chacune de tes incessantes répliques. Je nourris mon extase de tous les bienfaits de ta vie qui semble se consumer entre mes mains. Mais rien de semblable ne peut t’arriver et c’est dans une foudroyante résurrection que tes feulements de Lionne déchirent la nuit …
Je lâche enfin prise, venant boire à ta coupe le fruit de ton abandon. Je me grise de ce fin breuvage qui coule dans ma gorge avec suavité. Il n’y a pas assez de mots pour décrire la douceur de tes lèvres intimes lorsqu’elles dansent sur ma langue, ni le plaisir que je peux en retirer. Pendant que tu reprends tes esprits et que ta respiration se calme, je ne me consacre qu’à l’étude méthodique de ta vulve bouillonnante. J’adore la lécher. Autant l’avouer … En sucer les fines draperies pour en extraire l’essence même de ton parfum d’envie. L’extrait subtil d’un plaisir que tu sublimes avec générosité et qui retrouve tout son sens sous mes coups de langue. Me nourrir de toi, toujours. Tu es ma Vie, ma Substance …
Les yeux hagards, je me perds dans les sinuosités de ton joli petit cul qui emplit tout mon paysage. Il m’envoûte et si je ne me contrôle pas une seconde de plus, je vais te le bouffer à nouveau ! Je glisse sur ta peau ruisselante de sueur. J’Aime quand tu te donnes à ce point et que perle ta folie de chacun des pores de ta peau. Je remonte vers ta nuque en laissant traîner ma langue le long de ton dos détrempé. Tes cheveux ne sont plus qu’un amas de boucles enchevêtrées dans lesquelles je plonge mon nez pour m’enivrer de tes arômes salés. Mon sexe, oublié depuis trop longtemps dans sa réserve refait surface en se glissant discrètement entre tes cuisses. Je fonds de mes lèvres enfiévrées sur ta nuque et lape ta rosée comme un petit chat, la truffe plongée dans sa soucoupe de lait. Jeu de mots et de peau murmurés en douceur …
Nos bouches se cherchent et s’évitent. Je mordille le croquant de ton oreille tandis que mon ardeur frappe à ta porte. Vigueur palpitante assoiffée de désir qui prend le chemin escarpé des plaisirs inavoués. Ma main voudrait la guider mais s’aperçoit très vite qu’il n’est plus besoin d’en ouvrir la voie. Je ne perçois au bout de mes doigts qui te pénètrent, que l’accueil chaleureux de ton antre dilaté. Quelle sensation divine de sentir sous ma main deux sexes offerts à toutes les convoitises. Mais cette nuit, je ne suis décidé qu’à honorer le plus impudique de tes réceptacles, celui qui nous fera gagner les étoiles que je veux voir briller dans tes yeux. Je retire mes doigts pour laisser place à mon ardeur qui n’a de cesse que l’envie de s’exprimer en Toi …
Mes lèvres déposent un souffle frissonnant sur ton épaule tandis que je me glisse en toi. Nul obstacle au plaisir infini de ma lente progression au cœur de ton fondement ne peut venir contrarier notre étreinte. Tes reins se cambrent presque naturellement pour m’accueillir au plus profond de ton antre. Tu sens ma vie se fondre dans tes chairs qui épousent dans les moindres détails ma vigueur et la plus infime de ses palpitations. Le jeu de nos corps qui ondulent s’harmonise enfin dans un accord total. Je te comble de ce désir pénétrant de t’entraîner aux frontières de l’infini. Le bassin ancré à ta croupe, je te propulse imperceptiblement vers le large et à la dérive de sensations divines.
Ce qui n’était que douceur lors des prémices de notre fusion se transforme en volupté au moment où se met en branle la mécanique bien rodée de mon membre qui te taraude. Des ondes aux subtiles volutes se propagent dans nos corps soudés l’un à l’autre par la plus intime des voies. La jouissance se fait déjà sentir au bout de tes doigts qui se plantent dans les draps. Je sais qu’il ne faudra pas bien longtemps pour que tu rendes les armes mais il faut encore lutter pour savourer cette extase à sa juste valeur. Je me redresse pour observer le jeu de mon sexe qui va et vient entre tes fesses. Chaque pénétration te transcende et lorsque que je feins de me retirer, je t’arrache un feulement de soumission qui me pousse petit à petit vers la déraison.
Je me retiens encore pour ne pas saisir tes hanches avec rudesse et te culbuter sauvagement avec la satisfaction aux lèvres d’entendre claquement de ton fessier sur ma peau. Non, il est bien trop tôt. Je me dois de profiter de cette vue imprenable de ton dos qui se tortille sous la caresse de mes griffes. Tu balances au sol les oreillers qui t’étouffent et te lances à la recherche d’un coin de matelas ou de la tête du lit pour ancrer tes tensions. L’avis de tempête est déclaré et tu sais bien qu’il va falloir t’arrimer fermement. Je trace ma route entre tes cuisses que j’écarte de mes genoux pour prendre place au sein de ton fondement, en parfait inquisiteur. Je sens redoubler ma vigueur et mon gland qui réclame encore plus d’espace pour son épanouissement. Il t’emplit de chair et d’envie, flirtant avec tes dernières ressources avant le renoncement total.
Tes coups de rein prennent soudain le relais de mes coups de queue dans une frénésie désorganisée. Je te laisse t’empaler jusqu’aux couilles qui viennent claquer elles aussi sur ton petit bouton bandé à l’extrême. Tes lèvres fines et tendues ne peuvent plus le tenir à l’écart de notre délicieuse joute. C’est ce que je constate en venant le branler avec entrain, tes doigts s’imbriquant dans les miens pour que le partage soit équitable. J’abandonne ton clitoris que je sais maintenant entre de bonnes mains pour m’agripper de nouveau à tes hanches. Tu exploses sans crier gare, continuant d’attiser du majeur les braises qui vont enflammer ton corps tout entier. Mon bélier défonce tu cul avec rage, celle avec laquelle tu désirais être possédée avec tant d’impatience.
Nous roulons sur le flanc pour augmenter le degré de liberté de nos attouchements et en savourer à l’envi les bienfaits. Pendant que ma queue poursuit ses incessantes allées et venues, je relève ta jambe pour venir lisser l’ourlet de tes lèvres détrempées. Je répands ta mouille dans les méandres de ton intimité gorgée d’envie et plonge soudain mes doigts dans ta vulve pour en posséder tout l’espace. Je devine sous la pulpe de mes doigts mon sexe qui ravine ton antre dès que je l’y force d’un nouveau coup de rein. Ta main se hasarde au-dessus de la mienne et vient à la rencontre de mes bourses que tu empoignes sans complaisance. Je te sens vouloir augmenter le rythme en tirant sur mes couilles, accélérant ainsi la cadence de mes pénétrations.
Mon emprise s’amplifie jusqu’à abandonner ton petit orifice ruisselant de toute cette jouissance que nous lui apportons ensemble, pour revenir ensuite m’y engouffrer de toute mon ardeur. Je joue de mon gland à l’orée de ta tendre corolle pour que cette douce torture te fasse défaillir encore et encore, déclenchant de nouvelles répliques à l’orgasme originel que je m’applique à faire durer, jusqu’au moment où le mien viendra calmer la tempête de nos sens exacerbés. Nos corps s’arc-boutent dans l’ultime expression d’un abandon qui ne va plus tarder à déferler dans nos âmes. Mon cerveau s’électrise à l’annonce des premiers spasmes de mon membre que je retiens bien planté tout au fond de ton antre. Tu presses mes bourses croyant les forcer à en cracher la substance, mais mon processus final est déjà enclenché. Mes ongles pénètrent tes hanches collées contre mon ventre tremblant et je grogne déjà en sentant mon foutre consumer l’intérieur de ma hampe, avant même de se déverser dans ton fondement. Je tire mes salves brûlantes en criant au monde cette subtile douleur qui voile mon esprit de son écran bleu. Je viens de bugger, c’est certain !
Je me vide en toi et plus encore quand je ressens la manière avec laquelle tu me bloques entre tes fesses en voulant absolument me contraindre à t’en offrir davantage. J’essaie d’empêcher le cycle infernal de tes chairs qui me pieuvrent et m’attirent au plus profond de ton cul bouillonnant de jouissance. Tu me propulses au-delà de mes dernières ressources en me faisant vivre ce danger permanent lorsque l’orgasme atteint n’est pas une finalité, mais le début d’un voyage vers l’inconnu de sécrètes envies. J’étouffe ma souffrance dans le modelé de tes fesses qui m’arrachent de nouveaux spasmes dont je ne peux plus préciser la nature. Une jouissance en appelant une autre, je me noie dans l’extase d’un supplice auquel je reviendrai probablement me soumettre, à l’occasion …

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