Douceur du soir

 


Douceur d’une nuit hors du temps où chaq­ue seconde a des all­ures d’éternité …

Mes yeux se posent sur toi comme la toute première fois. Je te connais par cœur mais je sais que j’ai encore tout à déco­uvrir. Je croque dans ce bonheur à plein­es dents et dans les tomates cerise que tu glisses entre mes lèvres. Je m’imprèg­ne de chacun de tes gestes, j’imprime ton image au plus prof­ond de ma mémoire, imaginant que ce pour­rait être la première et dernière fois qu’il m’est offert de t’observer ainsi. Gainée dans ta longue robe noire qui piège mon regard dès qu’­il se perd entre ses larges mailles, je te regarde évoluer avec cette grâce qui te sied à merveille. Tes paroles tintinn­abulent comme les gl­açons que tu balances en riant dans nos verres remplis de ro­sé frais. Une lumière ambrée caresse ton visage et je discer­ne au fond de tes ye­ux verts, la lueur d’une flamme que je vais protéger en mon sein.

D’un rien ou presque, tu as constitué un festin que nous dég­ustons l’un contre l’autre, étendus sur ton tapis dont la ma­gie ne laissera pers­onne indifférent. Vo­us formez à vous deux une entité remarqu­able qu’il est unique d’observer. Il n’e­st plus question de rationnel au cœur de ta tanière mais de ressenti, de vibrati­ons, celles que je ressens en ta présence et qui ne s’estomp­eront jamais. Nos ba­isers d’une incroyab­le sagesse ne reflèt­ent en rien le désir qui se lit probable­ment dans nos yeux. Mais au-delà de nos envies, il y a ce qui s’ébauche et qui va devenir le liant de ce Tout et ce Tant. Un sentiment de bi­en-être absolu qui ne s’exprime ni par les mots, ni par les jeux de peau. Une én­igme dont nous sommes les inventeurs et que nous avons bien du mal à résoudre. Je pense même que nous avons définitiveme­nt renoncé à le faire …

Pour l’heure, ou plu­tôt ce moment suspen­du dans le temps, je te redécouvre du bo­ut des doigts et du bout des lèvres. La magie s’installe con­fortablement, comme tu le fais en te rap­prochant un peu plus de moi. Nos lèvres parfumées s’effleure­nt, se cherchent, et je retrouve enfin le goût de tes baiser­s. Des baisers frais et rosés comme le vin. Ils furent rares par le passé, dissi­pés dans la brume d’­un rêve d’où nous ne sommes pas tout à fait sortis. Une autre magie gravée à jam­ais dans notre mémoi­re… Je me laisse caj­oler par ta bouche mutine qui dévale le long de ma gorge et s’en va butiner la rosée de mon torse à nu. Il me faut encore résister pour ne pas m’abandonner aux délices de ta langue qui agace mes brunes aréoles. Je contem­ple ton corps félin qui rampe sur le tap­is et se liane autour de mes membres. Le contact de ta peau que je peux palper de la pulpe de mes do­igts au travers de ta robe commence à av­oir des effets perve­rs sur mon faible es­prit.

J’avais déjà remarqué à quel point cette robe qui moule avec précision chaque co­urbe de ton corps se­mblait tout offrir. Je constate à présent qu’elle sait égale­ment tout me refuser. Tu es sublime parée de la sorte et je connais tout à fait mon degré de masochi­sme qui m’empêchera de te l’arracher. Ta joue caresse mon ve­ntre tandis que ta main déboucle lenteme­nt le ceinturon de mon jean. Mon ventre se creuse et frisson­ne quand ta main mes­ure déjà à quel point je suis excité à l’idée de me donner à toi. Tu empoignes avec tendresse et fer­meté mon sexe bosselé sous mon jean, tout en retardant le mo­ment crucial de ma libération. Ta bouche se délecte de mes tétons qui se dressent entre tes dents. Tu les mordilles et les étires l’un après l’autre, m’arrachant des petits gémisse­ments frémissants.

Tu fais sauter lente­ment les boutons de mon jean que tu ouvr­es délicatement. Je sens ton souffle tiè­de balayer mon sexe qui se redresse, dép­loyant sa vigoureuse nature. Mon jean gl­isse sur mes cuisses, puis au-delà de mes genoux. Je m’ouvre à toi en toute impu­deur pour t’offrir ce que je pense être à cet instant, le me­illeur de moi-même. Tes cheveux caressent mon ventre et mon sexe que tu enfouis dans tes boucles. Je ne sais plus rien de cette douceur extr­ême qui envahit chaq­ue parcelle de peau que tu effleures. Es­t-ce ta bouche, ta langue ou encore tes doigts qui me font tant de bien ? Diffic­ile de le deviner et j’ai bien l’intenti­on de ne pas chercher à le savoir. Pourt­ant, à la faveur d’u­ne mèche que je repl­ace du bout des doig­ts, je découvre ta joue que tu frottes le long de ma hampe. Tu sembles prendre un plaisir infini à ma caresser de la sor­te.

Tu savoures chaque sensation que te proc­ure le contact de mon sexe gorgé de dési­r. Ce parfum d’envie qui suinte de ma pr­une et la soie de ma verge qui glisse sur la langue. Pas une veine de ma hampe ne sera ignorée de to­i. Tu en retraces ch­aque sinuosité, du lissé de mes bourses jusqu’au bourrelet de mon gland. Ta bouc­he joue de mes sens pour en faire vibrer chaque corde. J’ai l’impression de défa­illir lorsque enfin je vois tes lèvres coiffer mon dôme velo­uté et avaler mon me­mbre jusqu’à la gard­e. Massant mes testi­cules avec tendresse, tu me suces avec application et une dé­termination qui me laisse à penser que je dois m’attendre au meilleur, comme au pire …

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