Dommages collatéraux
« Je suis intenable après t’avoir écrit ce qui suit. Donc attends toi à prendre forme toi aussi. Mais …
Car il y a un « mais », il va falloir que tu écrives la suite ! »
Elle
Privée de mon regard, je ne vois pas le tien.
Je ne vois pas celui que tu me portes.
Je le sens, le ressens. Il m’effleure, me déshabille bien qu’encore vêtue.
Quoique de peu.
Il m’intimide, me fige, me paralyse.
Je suis ta proie, soumise à ton regard gourmand.
Tes pas s’approchent, tes doigts font glisser les derniers boutons qui cachent ma poitrine.
Je sens que tu t’éloignes.
Par réflexe mes mains viennent dissimuler à ton regard que je sens avide, mes seins.
Fermement, tu me demandes de les redescendre.
Plaisir ou appréhension, je m’exécute. Ma peau frissonne.
Avec quelques gestes précis, tes mains m’ôtent cette seule chemise qui m’habillait.
Mes seins se tendent vers tes mains. Tes doigts les effleurent.
Tu t’éloignes, tu reviens. Ton souffle me donne le tournis.
Une main ferme se pose sur mon cou, m’ordonnant silencieusement d’accroître cette cambrure de mon cul qui te donne le vertige.
Dans un murmure, tu me souffles d’écarter légèrement les pieds, t’offrant une vue comme tu l’aimes.
Ton regard aiguisé est remplacé par tes lèvres chaudes et mordantes qui viennent s’emparer de l’un de mes tétons. Je gémis.
Lâchant prise, tu dois découvrir un téton pointant, arrogant et tentant.
Ils sont ronds et durs, en érection comme ton sexe que tu me fais sentir furtivement.
Je me perds dans ces caresses incisives qui succèdent à des silences insoutenables.
Tes doigts viennent jouer avec mes seins pour m’arracher quelques soupirs et gémissements.
Tes doigts glissent le long de mon ventre.
Tes doigts glissent le long de mon dos.
Tes doigts glissent entre mes lèvres trempées.
Tes doigts s’enfoncent dans mon antre brûlant.
« Serais-tu en train de mouiller, ma tendre Salope ? »
Comment pourrai-je faire autrement ?
Alors que j’ouvre la bouche pour te répondre, ton bâillon à boule m’impose le silence.
Ce silence me pèse et mes bras viennent cacher ma nudité.
Je n’ai pas le droit. Avais-je oublié ?
Tu empoignes mes poignets, me mords les tétons et me menottes fermement.
Mes seins te fascinent, tu joues, les maltraites avec ta tendresse habituelle.
Je sens un filet de bave glisser d’entre mes lèvres. Tu l’étales du bout du doigt sur mes seins.
Je gémis de honte, de plaisir.
Et puis plus rien.
Tu ne me touches plus…
De longues minutes s’écoulent. Offerte à toi, à ton regard de prédateur.
Tu me frôles dans un geste lent avec un objet que je suis quasiment certaine de reconnaître.
Ta main sur ma nuque m’impose alors …
Lui
… le respect, dans l’attente de ce qui va suivre.
Ce ne sont plus les lanières souples que tu sens caresser l’intérieur de ta cuisse, mais le manche tressé du martinet. Le voilà à présent qui se frotte le long de ta fente dégoulinante d’envie, forçant même le passage, pour s’enfoncer dans ton antre palpitant. Tu sens mon souffle tiède balayer ta gorge, mais il y a quelque chose qui cloche …
Ce souffle est accompagné d’un parfum qui n’est pas le mien, et le trouble s’installe en toi. Tu portes tes mains sur ta poitrine en signe de défense mais une main ferme tire sur tes bracelets de cuir pour relever tes bras et t’obliger à te retourner. Clouée au mur tu nies encore l’évidence. Quelqu’un d’autre vient de se joindre à notre jeu pervers et cette personne tente d’abuser de toi !
Le manche du martinet se pose sur ton épaule, survole ton épine dorsale, redessine la courbe de ta hanche, puis se met à appuyer fermement sur tes reins pour creuser ta cambrure à l’extrême. Dans une posture délicieusement impudique, tu devines la caresse d’un doigt s’infiltrant entre tes fesses pour cajoler ton divin opercule. Le désir qui embrase tes sens te fait oublier qu’il ne s’agit plus de moi. Mais qu’importe, tu t’abandonnes à ce doigt inquisiteur qui te pénètre de toutes ses phalanges …
Tu te cabres de délice, mais au même moment les lanières de cuirs s’abattent sur la voluptueuse rondeur de ton cul. Tu grognes dans ton bâillon, alors que la deuxième frappe enflamme ton fondement. Tu exultes sous la menace du martinet qui rougit tes fesses, sans relâche. Tu ne me reconnais pas dans cette manière d’échauffer ta croupe car elle est bien plus ferme, bien plus violente, et tu commences à y prendre goût. Oui … cette main qui flagelle tes fesses est bien plus autoritaire !
Tu as l’impression qu’elle prend vraiment plaisir à faire claquer les lanières de cuir sur ton cul qui n’est plus qu’un immense brasier. Tes mamelons se frottant contre le mur atteignent leur point de fusion, exaltés par les sensations incandescentes qui traversent ton corps. Tu ne sais plus si tu dois dire stop ou encore, mais à quoi bon penser à cela, puisque le bâillon te rend muette …
Des larmes d’une jouissance perverse coulent sur tes joues, alors que les frappes se calment. Cambrée au-delà du raisonnable, tu n’as plus la force de te redresser. C’est alors qu’une caresse d’une infinie douceur vient apaiser tes tourments. Elle glisse comme un baume sur le velours de ta croupe écarlate. Des lèvres ?… non, une langue … cela ne peut-être qu’une langue pour exprimer autant de volupté …
Alors que cette langue troublante continue de panser tes blessures, mon souffle vient de nouveau flirter avec ton épiderme. Je te redresse lentement pour te coller à moi, tout en refermant mes mains sur tes seins frémissants. Ma queue se love amoureusement contre ton cul chauffé à blanc et je me rends compte à quel point cette main a dû y aller franchement pour te mettre dans un tel état …
Mes lèvres gourmandent ton épaule et dérivent jusqu’à ta nuque couverte de perles de sueur. Je lèche ta peau salée avec délectation, tout en décrochant le mousqueton pour libérer tes bras entravés. Mais ce n’est qu’un bref espoir de liberté puisque je viens les refermer dans ton dos. A ce stade le bâillon ne te sera plus utile alors je le retire, mais je prends garde à ce que ton bandeau reste bien en place …
Je t’accorde un plaisir malicieux, celui de déposer dans le creux de tes mains la vigueur de ma queue bandée, que tu empoignes fébrilement. Ma langue poursuit son chemin vers ton oreille, tandis qu’une autre caresse remonte le long de ta gorge. C’est l’Autre te dis-tu … Ce parfum pas totalement méconnu, tu l’as déjà croisé. Mais où ?
Pendant que mes mains épousent tes hanches, d’autres doigts viennent souligner le galbe de tes seins qui se tendent plus que jamais. La caresse est douce et complice. Tu doutes encore, fouillant dans ta mémoire. Tu te familiarises petit à petit avec ce parfum et ses mains qui t’explorent, comme si elles avaient toujours su te lire, dans les moindres détails. Ton esprit chavire quand soudain des lèvres s’emparent de ta bouche pour échanger un baiser. Une langue se faufile pour s’enlacer à la tienne et tu sens pour la première fois des mèches effleurer ta peau. Serait-ce une femme pour se faire tout à coup aussi douce et pourtant si déterminée ?…
Les mains qui cajolent tendrement tes seins font place à une autre sensation tout aussi nouvelle. C’est sans nul doute une poitrine qui vient à la rencontre de la tienne. Une belle poitrine, ronde et voluptueuse …
Tu la devines s’écraser contre la tienne, tandis qu’à présent, deux corps t’enserrent tendrement.
Je libère tes poignets pour guider tes mains vers cette poitrine impatiente de goûter à tes attouchements.
Tu palpes chaque sein, avant de te décider à les presser et en pincer délicatement les tétons …
Les mains étrangères se referment sur les tiennes et t’entraînent vers l’inconnu.
Elles glissent des seins vers le ventre puis les cuisses, pendant que je te force à t’agenouiller…
Ma main s’empare de ta nuque, alors que les autres mains plongeant dans tes boucles folles, te font comprendre de te pencher en avant.
Ancrée aux cuisses fermes de l’inconnue, tu t’enivres des effluves ambrés flottant dans son entrejambe ...
Ta bouche s’approche du mystère se son intimité … Le contact est soyeux, humide et chaud …
L’emprise se relâche autour de ta tête car ta langue a déjà trouvé le chemin de la luxure.
Assoiffée de plaisirs saphiques, tu plonges dans les méandres de sa vulve tendre qui fond sur ta langue ...
Sensation divine, rêvée, fantasmée, que tu consommes avec une infinie gourmandise.
Le corps de l’inconnue ondule sous l’ardeur de tes caresses et ce zeste d’empressement bien pardonnable.
Tu trouves son clitoris gonflé et prêt à exalter tes papilles ... Tu le gobes et le pompes, arrachant des râles gutturaux à cette coquine qui t’offre sa petite chatte en pâture …
Cette voix … Tu la connais !
Non ce n’est pas ?…
Difficile de réfléchir quand on a un clitoris prêt à exploser sur le bout de la langue. Et cela devient carrément impossible quand on se sent pénétrée par ses arrières !
Ma queue bien décidée à te satisfaire, se plante dans ton cul bien ouvert ….
L’excitation est grande et je sens à peine le passage étroit qui me guide vers ton fondement !
Me voilà tout au fond de ton rectum, alors que ton offrande se pâme sous le jeu insidieux de ta langue qui la fouille de fond en comble …
Tu ne pensais pas en avoir autant envie ... Et maintenant que tu as compris combien c’est bon de lécher une chatte, plus rien ne pourra t’en empêcher !
Je te lime avec entrain et mon ventre claque contre tes fesses. Notre complice s’agrippe à tes cheveux pour te coller contre son abricot en train de rendre l’âme … Elle n’a plus la force de lutter, et tu la ravages si bien …
Elle se tétanise quand son clito est aspiré une ultime fois au fond de ta bouche, pendant que ma queue te défonce au-delà du raisonnable.
Un cri rauque embrase sa gorge mais tu ne lâches pas prise. Tu jouis tout autant qu’elle, sous les assauts répétés de mon pieu qui te laboure le fion !
La jouissance éclate en triptyque lubrique, elle se vidant dans ta bouche, moi explosant dans ton cul, et toi pissant ta reddition entre tes cuisses, et sur les miennes …
Nos spasmes se prolongent dans nos corps enlacés et tremblants, et tu reprends tout doucement tes esprits …
Je retire enfin ton bandeau et découvre ton regard toujours clos, savourant dans l’extase, cette folie extatique.
Le visage enfoui au creux de la généreuse poitrine de notre complice, tu ouvres un œil, puis les deux, avant de relever la tête.
Le voile se lève sur le visage de l’inconnue que tu reconnais à la seconde …
» Mais c’est toi ??!!… »
» Chuuuuttttttt !!!! »

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