Comme une envie
Comme une envie ce matin de ne pas te laisser partir…
Dernière touche à tes cheveux pendant que mes mains se referment sur ta taille cintrée dans ton petit corsage à carreaux. Le ventre lové au creux de tes reins je pose mes lèvres sur ta nuque que tu dégages d’un revers attentionné. Je frissonne au contact de cette peau qui me fait tant vibrer par sa douceur. Ton parfum léger caresse mes sens et je ferme les yeux pour savourer cet intense bien-être. Mes mains glissent sur ton ventre et les tiennes m’y rejoignent, nos doigts se croisant et se lianant tendrement. Nos bouches s’attirent, s’effleurent, sans toutefois se résigner à se fondre dans un baiser. Tu soupires d’aise en sentant mon souffle tiède caresser ta gorge et remonter vers le lobe de ton oreille que ma langue se met à agacer tendrement. Si je continue ainsi, tu vas être en retard. Mais la notion de temps n’a déjà plus d’importance…
Je jette un œil furtif au miroir qui nous fait face et je mesure de nouveau à quel point tu peux être belle. De cette beauté si naturelle, si « nature », qui me chavire et déséquilibre mes pensées les plus cartésiennes. Bien cambrée sur tes escarpin, un jean pour souligner la courbe de tes hanches et modeler tes adorables petites fesses, te voilà fin prête à affronter une nouvelle journée. Je glisse mes doigts sous ton corsage et plante tendrement mon majeur au cœur de ton nombril. Je le taquine un moment avant de cajoler ton ventre de ma paume rassurante. Contact d’une jouissance extrême qui me comble de bonheur. Je laisse ma main s’imprégner de cette douce tiédeur, alors que l’autre poursuit sa route galante vers ta poitrine qui se gorge d’envie. Je ne me lasse pas de son caractère « atomique » et je me demande comment ton étroit corsage arrive à contenir tant de générosité.
Me devançant, tu fais sauter un bouton supplémentaire du haut qui dévoile tes seins bien au-delà du raisonnable et je remarque que tu as encore oublié ton soutien-gorge ce matin. La lumière ambrée flatte leur rondeur parfaite et je me retiens pour ne pas arracher les derniers boutons de ton corsage ! Alors je me contente de venir coiffer tes jolis fruits de mes mains et en apprécier la fermeté. Je sens tes mamelons durcir sous le jeu de mes ongles qui grattent les fibres tendues du tissu. Tes petits bouts prennent de l’ampleur et j’imagine que cela doit t’énerver durablement cette torture matinale. Du moins autant qu’elle doit m’exciter… Tu te retournes n’en pouvant plus, et colles ta bouche sur la mienne pour m’embrasser, que dis-je, me violer. Tu empoignes mon sexe roulé en boule sous mon pantalon et lui redonnes une allure consistante en le redressant fièrement.
Tes doigts agiles s’affairent sur la boucle de ma ceinture et avant même que je ne me pose la question sur la manière avec laquelle tu allais dégrafer mon pantalon, le voilà qui glisse sur mes cuisses. Il te faut à peine plus de temps pour déboutonner ma chemisette et t’emparer de mon poitrail que tu grignotes avec gourmandise. Tu glisses le long de mon corps, tout comme ta bouche qui dévale sur mon ventre et finit sa course sur le renflement de mon boxer. Tu récoltes du bout de la langue mon envie qui suinte au travers des mailles. Tes lèvres épousent le bombé de mon sexe tourmenté pour en modeler l’ardeur. Je sens tes dents tailler ma vigueur dans la masse d’un roc à l’image de ton appétence. Tu repousses soudain mon boxer jusqu’aux genoux, me libérant d’une tension extrême.
Ma verge à peine revenue en place tu l’engouffres dans ta bouche et te mets à la sucer avec gourmandise. Me pressant les bourses comme pour activer une pompe, j’ai le sentiment que tu n’as plus de temps à perdre et la seule chose qui t’intéresse, c’est de me faire jouir au plus vite ! A mon tour d’être agacé par le jeu de ta langue qui fouine dans les moindres recoins de mon gland lissé par tes lèvres humides. Tu l’aspires au fond de ta gorge avant de le recracher et redonner de l’élan à ta main qui me branle avec entrain. Tu veux faire parler la bête et je n’ai plus qu’à me cramponner pour ne pas bramer comme un cerf en rut. Rien ne peut faire diversion à cette attaque en règle et je crois bien que tu vas avoir raison de moi en un temps record. Mais en ai-je vraiment l’intention de résister ?
Non. Je me laisse emporter par l’orgasme qui gronde déjà dans mes entrailles et fuse vers mon sexe à la merci de ta bouche. Je ne suis plus qu’une queue, une queue énorme qui va bientôt exploser dans ta bouche et répandre sa semence en vagues sucrées salées. Planté tout au fond de ta gorge, je crache mon venin dans un râle primitif d’une autre ère. Mes salves bouillonnantes emplissent ta bouche qui me garde en elle, au-delà des ultimes spasmes de mon corps ébranlé. Rien n’a filtré de cette jouissance dont tu te délectes jusqu’à la dernière goutte. Tu remontes mon boxer sur mon sexe encore palpitant pendant je referme lentement ma chemise, reprenant doucement conscience. De nouveau rhabillé, la ceinture bouclée, tu viens m’embrasser et partager un baiser crémeux au goût d’amande, celui de mon sperme qui tapisse encore ton palais. Nos langues s’enlacent et savourent les derniers effluves de mon abandon, dans la fusion de nos corps enlacés.
Je te serre dans mes bras à en faire craquer ton corsage, mais ce serait tout de même dommage, au moment de partir travailler ! Je rectifie ta tenue en reboutonnant le seul obstacle capable de faire basculer une situation respectable en trouble des plus érotiques. Je te regarde et essuie d’un revers du pouce une trace laiteuse oubliée au coin de tes lèvres.
Tu es belle mon Ange et je te souhaite de passer une bonne journée …

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