Il ne faut jamais dire Fontaine
Il y eut comme une odeur de souffre autour de nos corps,
lorsqu’ils se sont enfin libéré du carcan de l’attente. Pourtant, nous
semblions repousser l’instant suprême de la fusion de nos peaux, alors que s’esquissaient
déjà du bout de nos caresses, les arabesques du désir. Tu fis le premier pas
en venant te lover contre mes fesses et mêler tes doigts aux miens pour régler
le sort des boutons de ma chemise. Très vite, ta main vint coiffer le dôme d’impatience
qui gonflait mon pantalon, constatant avec malice que ma vigueur n’était pas
un vain mot. Tu commenças à en pétrir soigneusement la matière, du creux de la
paume, modelant l’argile de mon vit à l’image de tes espérances.
Je me retournai pour contrebalancer l’emprise de ce désir qui
fourmillait au bout de nos doigts, et ce fut à fleur de peau, la tienne, que
je vins consumer mes premiers baisers. Je dénudais ton corps comme on pèle
une orange. Ta chair me semblait si douce au contact de ma langue, bien plus
que dans le trouble de mes rêves incertains. Mes lèvres frôlèrent le grain soyeux
de ton épaule, puis soulignèrent le galbe de ta poitrine sagement contenue dans
une attrayante parure Sonia Rykiel. Durant mon approche, tes mains
s’affairaient sur la boucle de ma ceinture et les derniers boutons qui
cédèrent sans peine, sous la pression de tes doigts agiles. Je te vis alors
fondre le long de mon ventre pour aller goûter à ma corne d’abondance et
aux fruits de l’exaltation des sens. Tes lèvres caressèrent longuement ma
verge encore recouverte de sa gangue de tissu, grignotant à l’envi les fibres
distendues pour mieux attiser mon ardeur. Tes mains finirent par se glisser
sous le masque impudique de ma queue bandée à l’extrême, pour en palper le
velours, et en mesurer l’arrogance.
Tout en pétrissant mes fesses avec bienveillance, tu ne résistas
pas longtemps à l’envie d’en découdre avec mon excès de ferveur. Tu fis
jaillir ma queue comme un diable de sa boîte et l’engloutis d’un revers de ta
langue caméléon, ne lui laissant aucune chance de t’échapper. Mon pantalon et
le reste de mes vêtements volèrent à l’écart et c’est ce moment précis que je
choisis pour te faire volte-face. Tu revins immédiatement te scotcher à moi et
nos peaux purent enfin se souder à l’autre, en toute liberté. Tu épousais à
merveille les déliés de mes reins, tandis que ta main flattait mon trop plein
de vigueur .
Tes baisers roulèrent sur ma nuque comme des galets sur la grève,
transformant mon épine dorsale en cascade de frissons. D’abord cambré, je
finis par me pencher en avant et prendre appui sur le dossier d’une chaise
pour t’offrir le meilleur de moi-même. Je sentis tes lèvres butineuses dévaler
mon dos, puis le mordant de tes crocs s’attaquer à ma croupe. Ta main glissée
discrètement entre mes cuisses s’adonnait avec entrain aux joies de la
masturbation. Me paluchant avec allégresse, tu récoltais à chaque va-et-vient
les perles mielleuses nécessaires à la lubrification de ma hampe. Mais quand
ta langue s’immisça entre mes fesses pour aller flirter avec ma rosette, j’ai
eu l’impression que tu voulais passer à la vitesse supérieure. Tu sais très
bien, à l’occasion, me prendre par les sentiments et surtout, par derrière.
Ta langue tournoyait avec délice au fond de mon petit œillet, me
forçant à rouler du cul comme une starlette en quête de célébrité. Mais je
voulais apprécier à sa juste valeur l’étendue de ta hardiesse et ne rien
perdre des sensations que cela provoquait en moi. Voilà qu’à peine dorloté,
je me livrais en pâture à tes bas instincts qui guidaient ma raison vers les
affres de l’ivresse. Il me fallait absolument réagir pour ne pas me dissoudre
au contact de tes papilles, alors que je t’imaginais déjà pointer d’un doigt
inquisiteur, l’objet de ta convoitise. Je virevoltai, bien décidé à ne pas
faiblir sous le joug de ta langue fouineuse, mais au contraire en reprenant
le contrôle du manche, quitte à t’en faire don pour d’autres perspectives,
bien plus alléchantes. Mon membre érigé en totem de la gourmandise se balançait
nonchalamment devant tes naseaux fulminants de colère. Tu m’empoignas par les
couilles et je sentis comme un air de vengeance poindre dans ton regard
lubrique.
J’allais passer à la question, c’était acquis, et sans avoir
réellement le temps de me poser la première, tu engouffras ma queue tout au
fond de ta gorge. Tu me dévorais sans ménagement, me contentant de grogner
quand ta glotte venait tutoyer de trop près le bombé de mon gland. Quelle jubilation
de te voir ainsi te délecter de ma pine, en lui prodiguant de généreux coups
de langues et des caresses… plutôt incisives !
Tant bien que mal, je réussis à dégrafer ton soutien-gorge, libérant
tes seins d’une contrainte devenue inutile. Mais cela ne changea en rien le
cours de notre histoire, ni celui du plaisir subtil que tu t’accordas en
gobant mes testicules, l’un après l’autre. Je kiffais grave les assauts de ta
bouche, lancés sur tous les fronts de mes attributs. Je me voyais mal comment
m’extirper du piège absolu de tes lèvres incandescentes, quand soudain tu revins
à moi pour partager à la faveur d’un baiser suave, le parfum ambré de ma soumission.
Je sentais tes seins pointer contre mon torse, tandis que mes
mains plongées dans ta culotte pelotaient tes fesses avec bonhomie. Je me
collais à toi comme une sangsue, m’amusant à faire rouler mon membre contre
ton pubis, en tentant de m’incruster. Il devenait urgent pour moi de franchir
le dernier rempart vers ton intimité et je devais faire disparaître cette
maudite culotte, si belle soit-elle. Lorsque mes pouces la crochetèrent, tes
mains vinrent à la rescousse pour faire barrage et retenir mes mains pour
qu’elles ne glissent pas sur tes fesses.
Tu voulais probablement savourer ton plaisir, quelques secondes
de plus. Délaissant temporairement mon idée, mes doigts s’infiltrèrent par
devant, se frayant un délicieux passage au travers de la fine soie de ta toison.
La moiteur de ta vulve témoignait pourtant d’un trouble proche de son
paroxysme et ton petit bouton baignait dans une mare onctueuse que je sondais
d’un doigté majeur. Il était prêt à exploser, alors pourquoi le supplicier à
ce point en me barrant la route de l’abandon ultime ?
Je fis une nouvelle tentative qui se solda par un refus
catégorique de voir ta culotte prendre la tangente de tes cuisses. Il est
certain que tout ceci était auréolé d’un mystère, mais lequel ?
J’avais probablement négligé un détail important qui était la clé de cet impénétrable mystère. Pourtant, lorsque ma main se glissa une nouvelle fois dans le sillon humide de ta fente, rien ne vint troubler mon délicat attouchement. J’aurais pu découvrir à la dérive d’un doigté, un jeu de boules sournoisement dissimulées au fond de ton antre, comme cela m’était déjà arrivé par le passé. Mais cette fois-ci, aucune cordelette ni anneau à me passer au doigt. Et puis cela ne me semblait pas une raison valable pour m’empêcher d’arracher ta culotte, bien au contraire. Il avait donc un autre paramètre à prendre en compte et que j’avais totalement occulté, dans la pénombre de nos caresses.
Comme pour m’inviter à persévérer dans mes
recherches, tu appuyas sur ma tête pour l’obliger à reprendre le chemin de ton
ventre. Je fus un instant déstabilisé par ton comportement quelque peu
singulier et je finis par plier sous l’insistance de ta requête. Ma bouche
effleura tes seins pointés de rage de me voir si peu perspicace. Je gagnai
aussitôt l’oasis de tes hanches, m’enivrant au passage du velours de ta peau,
avant de prendre le recul nécessaire à la bonne résolution du problème. Le
second élément de ta parure était certes très élégant et joliment décoré, avec
ce mélange de motifs noirs et félins sur fond de violet presque électrique.
Une rangée de strass soulignait l’étonnante platitude de ton ventre, mais il
n’y avait pas là de quoi fouetter une chatte, et surtout pas la tienne !
A peine me fis-je cette réflexion d’une profondeur extrême, que
mon regard se figa sur un nouvel élément qui jusqu’ici s’était fait
terriblement discret. Dans le chaos des motifs fauves qui se chevauchaient,
je distinguai tout à coup une faille, un détail venant remettre en question
mon jugement premier. L’absence de toute frivolité exagérée ne reflétait pas
l’idée qui avait germé dans l’esprit de sa créatrice. Au cœur de cette
élégance m’apparut un caractère libertin et je compris enfin pourquoi il ne
fallait sous aucun prétexte rompre le charme, ni les vertus, de ta culotte
fendue.
Sacrée Sonia* ! Je ne m’attendais pas à cela, je l’avoue humblement. Sous une apparente modernité, elle faisait preuve d’un classicisme au fort pouvoir érotique. Le sourire aux lèvres et quelque peu soulagé, je revins me plonger dans ton regard lubrique, tout en plantant mon majeur dans la fente de ta culotte. Inutile de préciser que mon doigt pénétra directement ta vulve gorgée de fièvre, tandis que ma langue se lianait à la tienne. La chasse au trésor était terminée, mais qui allait véritablement récolter les fruits de cette découverte ?
Plongeant un second doigt dans ta chatte dégoulinante de mouille,
je réfléchis à la manière avec laquelle j’allais pouvoir user et abuser de cette
trouvaille. J’avais intégré le fait qu’il ne fallait en aucun cas ôter ta
culotte et je ne vis qu’une seule possibilité s’offrir à moi. Te coller au
mur !
Sans autre forme de préavis qu’un « Viens ! »
lancé dans l’urgence, je te poussai vers le mur pour faire corps avec la fulgurance
qui a stigmatisé mes neurones. Les mains plaquées contre le mur et les jambes
écartées, on aurait pu croire à une fouille en règle si je ne m’appliquais en
même temps, à creuser ta cambrure. Mes doigts encore enrobés de ton miel
reprirent le chemin de la fente de ta culotte, devenue l’unique référence de
notre plaisir. Je te doigtais avec entrain, t’arrachant des râles gutturaux à
ne pas distiller dans de chastes oreilles. Tout ceci était bien excitant, mais
très rapidement mes doigts ne suffirent plus à combler mes désirs, ni ton
antre bouillonnant.
J’empoignai alors ma queue pour la diriger vers mes doigts qui
s’activaient sans relâche dans le tourment de ton sexe chauffé à blanc. Mon
gland s’inséra lentement entre mes doigts qui finalement cédèrent leur place
à ma vigueur. Ancré à tes hanches, je donnai le coup de rein décisif qui te
propulsa irrémédiablement dans l’autre dimension, celle de ton regard voilé par
l’extase. Je te remplissais de chair et d’ardeur, ne ménageant pas mes effets
de queue pour agrémenter notre étreinte. Etreinte qui peu à peu se transforma
en rodéo infernal, à l’équilibre instable. Notre frénésie eut vite raison du
centre de gravité de notre équipage qui roula en arrière sur le bord du lit.
Heureusement tu demeuras en selle, continuant de galoper avec allant sur mon
pieu.
Assise et les pieds reposant sur le sol, tu avais fière allure,
goûtant en Amazone au plaisir de la chair. Tu dodelinais de la croupe comme
une sauvageonne que je n’avais pas du tout envie de dompter. Je me contentais
de t’infliger de redoutables coups de verge qui bariolaient ta conscience de
saignées électrisantes, rognant inexorablement l’espace-temps qui te maintenait
à l’abri du renoncement. Tu rebondissais avec allégresse sur mes bourses gonflées
à bloc et j’ai bien cru que sous l’emprise de ta vulve-pieuvre, j’allais devoir
rendre les armes.
Profitant de cet éclair de lucidité, à deux larmes du naufrage,
je choisis de changer de stratégie en t’envoyant balader de l’autre côté du
lit. L’ambiance était de plus en plus sulfureuse et notre langage se résuma à
celui des corps. Nos âmes primitives s’exprimaient à présent dans la fureur
de nos sens acérés, avides de sexe et de toutes ses réjouissances. Je finis
par faire glisser ta culotte le long de tes jambes fuselées que tu ouvris en
éventail. C’était indéniablement un appel au meurtre et les effluves de ton
sexe au bord du naufrage me confirmèrent qu’il y avait urgence. Ta petite
chatte miaulant d’impatience spiralait mon esprit autour d’une seul idée,
m’en délecter à l’infini !
Un sourire écarlate fendillait tes lèvres, celle de ton intimité
guettant l’assaut de ma langue. Il ne fit qu’accroître l’abondance d’écume
qui noyait mes papilles dans un désir ardent de ne faire qu’une bouchée de ta
petite chatte. Je rampai jusqu’à ta motte, lézardant l’intérieur de tes
cuisses de baisers incandescents. Mes mains se frayèrent un passage sous tes
fesses pour aller crocheter tes hanches et sceller le destin de ton petit
abricot à celui de ma bouche féconde de suaves prouesses. Le nez plongé dans
ton bouquet garni, je me délectais de ton antre et de sa moiteur aux arômes
chantants. Il sentait bon, il sentait fort, saturé d’envies épicées qui me
donnaient le tournis. N’ayant goûté jusque ici qu’à l’ébauche d’une jouissance
façonnée de quelques coups de pine, tu devais te dire que mes chatteries
avaient assez duré.
Je vins délicatement lever le voile sur ton petit noyau d’olive
qui faisait encore trempette dans son huile odorante. Mon souffle léger
balaya tes voilages qui s’ouvrirent sur le velouté de ton intimité que
j’effleurais déjà du velours de ma langue. Qu’il était tendre et soyeux ce
petit d’homme qui soudain se dressa gaillardement à la commissure de tes
lèvres. Je le lustrais avec soin, en t’écoutant ronronner au bout de mes
moustaches. Je ne sais qui de nous deux prit le plus de plaisir à ce petit
jeu, mais ce qui est certain, c’est que n’aurais pas cédé ma place pour un
rond !
Je savourais ton minou avec gourmandise, prenant le temps de me
délecter de tes chaudes babines l’une après l’autre, avant de les gober d’un
trait pour les coller contre mon palais. Je me demande vraiment, dans un
moment pareil, ce qui peut me retenir de ne pas tout avaler ! Probablement
l’envie de faire durer le plaisir.
Ta vulve fondante flattait mes papilles et je ne cessais de
presser son amertume pour en tirer tout le jus. Je me mis ensuite à laper ta
fente comme du bon lait, ne ménageant pas mes efforts pour que tu fasses le
dos rond. Je finis par déborder du cadre de mes libations pour venir un instant
agacer ta corolle qui se rétracta, comme surprise par cette intrusion inopportune.
Qu’importe, j’avais déjà l’intention d’investir ta faille béante gorgée d’impatience,
ce que je fis avec délice. Je poussai mon vice au cœur de ton antre liquoreux,
sondant d’une langue hardie la tiédeur de tes chairs avec une indescriptible
volupté. Je ne dirai jamais assez combien il peut être grisant de fouiller au
plus profond de ses abîmes, l’intimité d’une femme.
Tu louvoyais comme une frêle barcasse qui dérive au gré des vents
et des courants incertains d’une mer sans rivages. Il m’aurait été facile de
te guider vers l’extase, jouant de la godille avec ma langue, mais ton
orgasme se serait réduit à si peu, alors que tu avais tant à donner. Il a
fallu m’arracher à la fièvre de ton creuset bouillonnant pour revenir à
l’essentiel, la jouissance, et la manière de la transcender. Je savais pour
l’avoir découvert au détour de joutes charnelles, que ton plaisir pouvait
revêtir divers aspects et briller de multiples facettes. Il ne tenait qu’à
moi de t’inviter à l’exprimer de la façon qui me tenait le plus à cœur .
Je détenais la clé d’un mécanisme d’horloge au pouvoir magique,
sans pour autant en avoir compris tous les rouages. Mon majeur accompagné de
l’annulaire prirent le chemin de ton antre, tandis que l’index et
l’auriculaire servaient d’appui contre tes fesses. De l’autre main, j’exerçai
une pression sur ton pubis afin d’amorcer le processus et qu’enfin la
machinerie se mette en branle. Le but n’était pas de masser ton point G, X ou
Y, mais d’effectuer un va et vient vif, précis, presque brutal, de la paroi
arrière de ton vagin vers l’avant. Et inversement.
A peine avais-je introduit le démon dans ton ventre, qu’il se
manifesta en borborygmes indécents, noyant mes caresses dans une onde
sirupeuse qui ne tarda pas à me coller aux doigts. Quelques secondes plus
tard, le divin fluide gicla sur les draps sans qu’il y ait eu l’annonce d’un
quelconque renoncement. Il était clair que cela dépassait toute notion de
contrôle de ta part, ne ressemblant en rien à l’idée qu’on se fait de
l’abandon qui mène à l’orgasme. Les petits jets en saccade se transformèrent
en un flot continu qui arrosa la moitié du lit et vint éclabousser ton ventre
et tes seins. Tu ne jouissais pas, du moins pas comme d’habitude, submergée
par une émotion qui te rendait totalement muette. M’agenouillant à tes côtés,
je me mis à répandre sur ta peau ce baume qui émanait de ton ventre en
abondance, sans oublier au passage de te donner mes doigts à lécher. Tu
semblais ébranlée par une force inconnue, plongeant ton regard perdu dans le
mien.
Tes papilles s’abreuvaient à l’envi de ce miracle de la nature
qui venait de souiller les draps et tu repris vite du poil de la bête en te
jetant sur mon matou qui faisait le beau à un coup de langue de tes lèvres.
Tu gobas mon gland avec avidité, bien décidée à ne pas lâcher prise tant que
je n’aurai pas craché mon dernier mot. Mais c’était sans compter sur la malice
de mes doigts qui déjà se faufilaient insidieusement au travers de ton buisson
trempé, pour s’emparer de la fine hampe de ton clitoris. Tu venais de te
faire pincer en beauté, ce qui ne soulagea pas l’emprise de tes crocs en
train de ronger mon frein. Je sentais presque tes amygdales papillonner au
bout de ma queue, t’évitant de répondre de manière explicite à l’affront de
mes doigts qui plongèrent de nouveau dans ta chatte dégoulinante de foutre. A
ce propos, peut-on vraiment qualifier de foutre les débordements d’une femme fontaine ?
Mon vocabulaire et moi se sentent terriblement démunis face à ce
phénomène…
Mes doigts reprirent de concert leur ballet vertigineux et il ne
fallut qu’une simple pression sur le voile satiné de ton antre pour que le
miracle se reproduise de nouveau. Je sentais déjà ta liqueur fuser entre mes
doigts et sa tiédeur se répandre dans le creux de ma paume. Cette fois-ci, je
voulais faire de toi le témoin privilégié de ce troublant abandon en t’invitant
à te redresser légèrement pour ne rien perdre du spectacle, et surtout pas une
goutte. Tu observais ébahie le jeu de mes doigts au bout desquels tu te
sentais fondre de délice, sans que tu puisses maîtriser ce cheminement qui
allait entraîner l’irréparable. Le ronron de ta petite chatte gorgée
d’incontinente ferveur résonna soudain dans toute la pièce, accompagné de
râles atrophiés qui s’entrechoquaient au fond de ta gorge, à l’annonce du bouquet
final.
La diffraction de cette abondance projetée sur ma main irisa ma
peau d’une myriade de gouttelettes incandescentes qui exaltèrent mes sens
déjà bien sollicités. Je continuais à palper ton creuset avec détermination
et deux doigts de perversité, espérant outrepasser les limites d’un inconnu
avec lequel je flirtais en permanence. Ton abandon fut total lorsqu’à la
faveur d’un nouvel assaut, un véritable geyser se mit à jaillir du fond de
tes abîmes. Je fus le premier surpris de le voir ainsi gicler et s’élever
dans les airs à plusieurs coudées, illuminant la pénombre de ses artifices.
Il arrosa ton visage et les deux billes de ton regard médusé, puis s’échoua
en gerbe de jouissance sur ton ventre et tes seins. Tant je j’appliquais une
pression, la processus s’amorçait et délivrait son flot de jouvence, sans
relâche, avec une régularité extrême. C’était d’une efficacité immonde.
S’il semble difficile d’expliquer ce phénomène, il est tout aussi
ardu de décrire l’état dans lequel je pouvais me trouver en assistant à cette
scène, à la fois acteur et voyeur de cette chose improbable. En fait, je ne
devais rien ressentir de très logique, bombardé de sensations ultimes aux
frontières du réel. Dès que j’exerçais mon pouvoir d’une pichenette, ma main
se remplissait de fluide que je déversais ensuite sur ta peau, tes bras, tes
jambes, ton dos, tes épaules, ton visage et tes cheveux. Autant dire que je
finis par répandre ce baume extatique sur ton corps tout entier, me léchant
ensuite les doigts pour savourer le fruit de nos réjouissances. Je me
demandais ce que tu pouvais m’offrir de meilleur, arrivé à ce stade. Et quand
je me pose ce genre de question, la réponse est hélas pour toi, souvent la
même… te coller au mur !
Je t’extirpai des draps trempés pour te faire goûter une nouvelle
fois à la rudesse de ce mur tant convoité, ainsi qu’à la fièvre de mes
caprices. Crucifiée sur l’autel des sacrifices que tu es toujours prête à me
concéder, je te retrouvais, belle et arrogante, la cambrure flatteuse et la
croupe soumise. Assis sur le bord du lit, je jouissais d’un merveilleux
panorama sur le modelé de ton fessier. Il s’ouvrait sur l’impudeur de ton
sexe ébranlé par l’extase qui ruisselait encore le long de tes cuisses, sans omettre
de me dévoiler au passage, le secret de ton petit orifice. J’en salivais,
rien qu’à l’idée de l’honorer de ma langue, ce que je fis sans plus attendre.
Il ne s’agissait plus de t’agacer, mais de te posséder, de fond en comble.
Ma langue se planta dans ton rectum avec l’assurance du plaisir
partagé. Je la fis tournoyer dans ton fondement à m’en arracher les
mandibules, ne ménageant pas mes efforts. Je te limais avec gourmandise, dilatant
ta corolle au-delà du sublime. Mais j’en voulais encore, toujours plus, me
grisant de ta peau et de son parfum. J’avais envie de lécher ta chatte
dégoulinante de fluide tiède et suave comme la plus douce des collations. Tes
petites lèvres brassaient l’air autour de ma langue fouineuse, tandis que j’opérais
une mise à l’index de ton anus. Mon doigt tendu pénétra de haut en bas ton
œil de velours, à la verticalité de tes désirs. J’étais comme hypnotisé par
cette vision à l’esthétisme rare, m’abandonnant avec une lenteur extrême, à
un redoutable va et vient.
J’avais à peine remarqué que mes fesses avaient glissé sur la
moquette et que je me trouvais à présent assis entre tes jambes. La vue était
imprenable sur le galbe de ta motte que ma bouche vint délicatement coiffer.
Je m’abreuvais à ta coupe fleurie, me délectant de ton vin tout en faisant
danser ton clitoris sur le bout de ma langue. Mais y a également autre chose dont
je ne m’étais pas aperçu tout de suite. Bien campée sur tes jambes, tu faisais
le dos rond en chatte experte, pour venir cueillir ma tige du bout des lèvres.
Tout en souplesse, tu gobas ma prune croquante et gouleyante à souhait,
n’hésitant pas à y incruster tes dents pour me faire grogner de contentement.
Je me dis tout à coup qu’en plongeant de nouveau mes doigts dans
le tourment de ton antre, j’allais une fois encore récolter le fruit de ma
persistance. Mais je n’y croyais plus trop, persuadé d’avoir déjà tiré le
meilleur de tes abondantes ressources. Je me décidai quand même à introduire
mes doigts comme il était conseillé de le faire. Immédiatement les stigmates du
renoncement troublèrent le fil de ta divine fellation. Cela ne faisait aucun
doute qu’il te restait encore des cartes en main et pourquoi pas, un
joker !
La lubrique mécanique se mit de nouveau en branle et déchaîna un
torrent de foutre qui vint éclabousser mon torse. Il ne s’agissait pas d’une
simple pissette, mais bel et bien de chaudes gorgées dont je me serais
rassasié à l’envi. Avant de réitérer mon geste, je me plaçai à bonne distance
de ta chatte afin d’en récolter l’abondance. Y allant franco je l’avoue, je doigtai
la paroi interne de ton vagin avec entrain et le résultat fut à la hauteur du
défi. Les vannes de l’abnégation s’ouvrirent en grand et mon ivresse se révéla
être tout, sauf mitigée.
La seconde salve emplit ma gorge et fit place un à flot continu
qui ne semblait répondre à aucune stimulation. J’avalais de grandes rasades
bouillonnantes qui dégueulaient de ma bouche et ruisselaient sur ma peau.
M’abandonnant à l’ivresse de mes sens, je finis par me jeter dans le trouble
de ta chaude ondée, grisé par les sensations uniques que je voulais enfin goûter.
La cascade qui fusait de ta vulve en éruption me giclait au visage dans un bruissement
tellurique qui comblait toutes mes attentes. Elle se répandait dans les méandres
de mon cuir chevelu, le saturant de fines molécules ambrées.
Haletante et de nouveau ancrée au mur, tu tremblais comme une
feuille, ébranlée par l’insondable mystère de tes entrailles. Je te demandai
de te retourner pour admirer le spectacle. Celui de mon visage et mes cheveux
souillés par tant de jouissance, la tienne.
Tu avais peine à croire, à comprendre, à te souvenir, déjà.
Juste l’ombre d’un ressenti …
Et c’était déjà beaucoup. !
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