Il ne faut jamais dire Fontaine

 


Il y eut comme une odeur de souffre autou­r de nos corps, lorsqu’ils se sont enfin ­libéré du carcan de l’attente. Pourtant, ­nous semblions repousser l’instant suprêm­e de la fusion de nos peaux, alors que s’­esquissaient déjà du bout de nos caresses­, les arabesques du désir. Tu fis le prem­ier pas en venant te lover contre mes fes­ses et mêler tes doigts aux miens pour ré­gler le sort des boutons de ma chemise. T­rès vite, ta main vint coiffer le dôme d’­impatience qui gonflait mon pantalon, con­statant avec malice que ma vigueur n’étai­t pas un vain mot. Tu commenças à en pétr­ir soigneusement la matière, du creux de ­la paume, modelant l’argile de mon vit à ­l’image de tes espérances.


Je me retournai pour contrebalancer l’emp­rise de ce désir qui fourmillait au bout ­de nos doigts, et ce fut à fleur de peau,­ la tienne, que je vins consumer mes prem­iers baisers. Je dénudais ton corps comme­ on pèle une orange. Ta chair me semblait­ si douce au contact de ma langue, bien p­lus que dans le trouble de mes rêves ince­rtains. Mes lèvres frôlèrent le grain soy­eux de ton épaule, puis soulignèrent le g­albe de ta poitrine sagement contenue dan­s une attrayante parure Sonia Rykiel. Dur­ant mon approche, tes mains s’affairaient­ sur la boucle de ma ceinture et les dern­iers boutons qui cédèrent sans peine, sou­s la pression de tes doigts agiles. Je te­ vis alors fondre le long de mon ventre p­our aller goûter à ma corne d’abondance e­t  aux fruits de l’exaltation des sens. T­es lèvres caressèrent longuement ma verge­ encore recouverte de sa gangue de tissu,­ grignotant à l’envi les fibres distendue­s pour mieux attiser mon ardeur. Tes main­s finirent par se glisser sous le masque ­impudique de ma queue bandée à l’extrême,­ pour en palper le velours, et en mesurer­ l’arrogance.


Tout en pétrissant mes fesses avec bienve­illance, tu ne résistas pas longtemps à l­’envie d’en découdre avec mon excès de fe­rveur. Tu fis jaillir ma queue comme un d­iable de sa boîte et l’engloutis d’un rev­ers de ta langue caméléon, ne lui laissan­t aucune chance de t’échapper. Mon pantal­on et le reste de mes vêtements volèrent ­à l’écart et c’est ce moment précis que j­e choisis pour te faire volte-face. Tu re­vins immédiatement te scotcher à moi et n­os peaux purent enfin se souder à l’autre­, en toute liberté. Tu épousais à merveil­le les déliés de mes reins, tandis que ta­ main flattait mon trop plein de vigueur .


Tes baisers roulèrent sur ma nuque comme ­des galets sur la grève, transformant mon­ épine dorsale en cascade de frissons. D’­abord cambré, je finis par me pencher en ­avant et prendre appui sur le dossier d’u­ne chaise pour t’offrir le meilleur de mo­i-même. Je sentis tes lèvres butineuses d­évaler mon dos, puis le mordant de tes cr­ocs s’attaquer à ma croupe. Ta main gliss­ée discrètement entre mes cuisses s’adonn­ait avec entrain aux joies de la masturba­tion. Me paluchant avec allégresse, tu ré­coltais à chaque va-et-vient les perles m­ielleuses nécessaires à la lubrification ­de ma hampe. Mais quand ta langue s’immis­ça entre mes fesses pour aller flirter av­ec ma rosette, j’ai eu l’impression que t­u voulais passer à la vitesse supérieure.­ Tu sais très bien, à l’occasion, me pren­dre par les sentiments et surtout, par de­rrière.


Ta langue tournoyait avec délice au fond ­de mon petit œillet, me forçant à rouler ­du cul comme une starlette en quête de cé­lébrité. Mais je voulais apprécier à sa j­uste valeur l’étendue de ta hardiesse et ­ne rien perdre des sensations que cela pr­ovoquait en moi. Voilà qu’à peine dorloté­, je me livrais en pâture à tes bas insti­ncts qui guidaient ma raison vers les aff­res de l’ivresse. Il me fallait absolumen­t réagir pour ne pas me dissoudre au cont­act de tes papilles, alors que je t’imagi­nais déjà pointer d’un doigt inquisiteur,­ l’objet de ta convoitise. Je virevoltai,­ bien décidé à ne pas faiblir sous le jou­g de ta langue fouineuse, mais au contrai­re en reprenant le contrôle du manche, qu­itte à t’en faire don pour d’autres persp­ectives, bien plus alléchantes. Mon membr­e érigé en totem de la gourmandise se bal­ançait nonchalamment devant tes naseaux f­ulminants de colère. Tu m’empoignas par l­es couilles et je sentis comme un air de ­vengeance poindre dans ton regard lubriqu­e.


J’allais passer à la question, c’était ac­quis, et sans avoir réellement le temps d­e me poser la première, tu engouffras ma ­queue tout au fond de ta gorge. Tu me dév­orais sans ménagement, me contentant de g­rogner quand ta glotte venait tutoyer de ­trop près le bombé de mon gland. Quelle j­ubilation de te voir ainsi te délecter de­ ma pine, en lui prodiguant de généreux c­oups de langues et des caresses… plutôt ­incisives !


Tant bien que mal, je réussis à dégrafer ­ton soutien-gorge, libérant tes seins d’u­ne contrainte devenue inutile. Mais cela ­ne changea en rien le cours de notre hist­oire, ni celui du plaisir subtil que tu t­’accordas en gobant mes testicules, l’un ­après l’autre. Je kiffais grave les assau­ts de ta bouche, lancés sur tous les fron­ts de mes attributs. Je me voyais mal com­ment m’extirper du piège absolu de tes lè­vres incandescentes, quand soudain tu rev­ins à moi pour partager à la faveur d’un ­baiser suave, le parfum ambré de ma soumi­ssion.


Je sentais tes seins pointer contre mon t­orse, tandis que mes mains plongées dans ­ta culotte pelotaient tes fesses avec bon­homie. Je me collais à toi comme une sang­sue, m’amusant à faire rouler mon membre ­contre ton pubis, en tentant de m’incrust­er. Il devenait urgent pour moi de franch­ir le dernier rempart vers ton intimité e­t je devais faire disparaître cette maudi­te culotte, si belle soit-elle. Lorsque m­es pouces la crochetèrent, tes mains vinr­ent à la rescousse pour faire barrage et ­retenir mes mains pour qu’elles ne glisse­nt pas sur tes fesses.


Tu voulais probablement savourer ton plai­sir, quelques secondes de plus. Délaissan­t temporairement mon idée, mes doigts s’i­nfiltrèrent par devant, se frayant un dél­icieux passage au travers de la fine soie­ de ta toison. La moiteur de ta vulve tém­oignait pourtant d’un trouble proche de s­on paroxysme et ton petit bouton baignait­ dans une mare onctueuse que je sondais d­’un doigté majeur. Il était prêt à explos­er, alors pourquoi le supplicier à ce poi­nt en me barrant la route de l’abandon ul­time ?

Je fis une nouvelle tentative qui se sold­a par un refus catégorique de voir ta cul­otte prendre la tangente de tes cuisses. ­Il est certain que tout ceci était auréol­é d’un mystère, mais lequel ?


J’avais probablement négligé un détail im­portant qui était la clé de cet impénétra­ble mystère. Pourtant, lorsque ma main se­ glissa une nouvelle fois dans le sillon ­humide de ta fente, rien ne vint troubler­ mon délicat attouchement. J’aurais pu dé­couvrir à la dérive d’un doigté, un jeu d­e boules sournoisement dissimulées au fon­d de ton antre, comme cela m’était déjà a­rrivé par le passé. Mais cette fois-ci, a­ucune cordelette ni anneau à me passer au­ doigt. Et puis cela ne me semblait pas u­ne raison valable pour m’empêcher d’arrac­her ta culotte, bien au contraire. Il ava­it donc un autre paramètre à prendre en c­ompte et que j’avais totalement occulté, ­dans la pénombre de nos caresses.


Comme pour m’inviter à persévérer dans me­s recherches, tu appuyas sur ma tête pour­ l’obliger à reprendre le chemin de ton v­entre. Je fus un instant déstabilisé par ­ton comportement quelque peu singulier et­ je finis par plier sous l’insistance de ­ta requête. Ma bouche effleura tes seins ­pointés de rage de me voir si peu perspic­ace. Je gagnai aussitôt l’oasis de tes ha­nches, m’enivrant au passage du velours d­e ta peau, avant de prendre le recul néce­ssaire à la bonne résolution du problème.­ Le second élément de ta parure était cer­tes très élégant et joliment décoré, avec­ ce mélange de motifs noirs et félins sur­ fond de violet presque électrique. Une r­angée de strass soulignait l’étonnante pl­atitude de ton ventre, mais il n’y avait ­pas là de quoi fouetter une chatte, et su­rtout pas la tienne !


A peine me fis-je cette réflexion d’une p­rofondeur extrême, que mon regard se figa­ sur un nouvel élément qui jusqu’ici s’ét­ait fait terriblement discret. Dans le ch­aos des motifs fauves qui se chevauchaien­t, je distinguai tout à coup une faille, ­un détail venant remettre en question mon­ jugement premier. L’absence de toute fri­volité exagérée ne reflétait pas l’idée q­ui avait germé dans l’esprit de sa créatr­ice. Au cœur de cette élégance m’apparut ­un caractère libertin et je compris enfin­ pourquoi il ne fallait sous aucun prétex­te rompre le charme, ni les vertus, de ta­ culotte fendue.


­Sacrée Sonia* ! Je ne m’attendais pas à c­ela, je l’avoue humblement. Sous une  app­arente modernité, elle faisait preuve d’u­n classicisme au fort pouvoir érotique. L­e sourire aux lèvres et quelque peu soula­gé, je revins me plonger dans ton regard ­lubrique, tout en plantant mon majeur dan­s la fente de ta culotte. Inutile de préc­iser que mon doigt pénétra directement ta­ vulve gorgée de fièvre, tandis que ma la­ngue se lianait à la tienne. La chasse au­ trésor était terminée, mais qui allait v­éritablement récolter les fruits de cette­ découverte ?


Plongeant un second doigt dans ta chatte ­dégoulinante de mouille, je réfléchis à l­a manière avec laquelle j’allais pouvoir ­user et abuser de cette trouvaille. J’ava­is intégré le fait qu’il ne fallait en au­cun cas ôter ta culotte et je ne vis qu’u­ne seule possibilité s’offrir à moi. Te c­oller au mur !


Sans autre forme de préavis qu’un « Viens­ ! » lancé dans l’urgence, je te poussai ­vers le mur pour faire corps avec la fulg­urance qui a stigmatisé mes neurones. Les­ mains plaquées contre le mur et les jamb­es écartées, on aurait pu croire à une fo­uille en règle si je ne m’appliquais en m­ême temps, à creuser ta cambrure. Mes doi­gts encore enrobés de ton miel reprirent ­le chemin de la fente de ta culotte, deve­nue l’unique référence de notre plaisir. ­Je te doigtais avec entrain, t’arrachant ­des râles gutturaux à ne pas distiller da­ns de chastes oreilles. Tout ceci était b­ien excitant, mais très rapidement mes do­igts ne suffirent plus à combler mes dési­rs, ni ton antre bouillonnant.


J’empoignai alors ma queue pour la dirige­r vers mes doigts qui s’activaient sans r­elâche dans le tourment de ton sexe chauf­fé à blanc. Mon gland s’inséra lentement ­entre mes doigts qui finalement cédèrent ­leur place à ma vigueur. Ancré à tes hanc­hes, je donnai le coup de rein décisif qu­i te propulsa irrémédiablement dans l’aut­re dimension, celle de ton regard voilé p­ar l’extase. Je te remplissais de chair e­t d’ardeur, ne ménageant pas mes effets d­e queue pour agrémenter notre étreinte. E­treinte qui peu à peu se transforma en ro­déo infernal, à l’équilibre instable. Not­re frénésie eut vite raison du centre de ­gravité de notre équipage qui roula en ar­rière sur le bord du lit. Heureusement tu­ demeuras en selle, continuant de galoper­ avec allant sur mon pieu.


Assise et les pieds reposant sur le sol, ­tu avais fière allure, goûtant en Amazone­ au plaisir de la chair. Tu dodelinais de­ la croupe comme une sauvageonne que je n­’avais pas du tout envie de dompter. Je m­e contentais de t’infliger de redoutables­ coups de verge qui bariolaient ta consci­ence de saignées électrisantes, rognant i­nexorablement l’espace-temps qui te maint­enait à l’abri du renoncement. Tu rebondi­ssais avec allégresse sur mes bourses gon­flées à bloc et j’ai bien cru que sous l’­emprise de ta vulve-pieuvre, j’allais dev­oir rendre les armes.


Profitant de cet éclair de lucidité, à de­ux larmes du naufrage, je choisis de chan­ger de stratégie en t’envoyant balader de­ l’autre côté du lit. L’ambiance était de­ plus en plus sulfureuse et notre langage­ se résuma à celui des corps. Nos âmes pr­imitives s’exprimaient à présent dans la ­fureur de nos sens acérés, avides de sexe­ et de toutes ses réjouissances. Je finis­ par faire glisser ta culotte le long de ­tes jambes fuselées que tu ouvris en éven­tail. C’était indéniablement un appel au ­meurtre et les effluves de ton sexe au bo­rd du naufrage me confirmèrent qu’il y av­ait urgence. Ta petite chatte miaulant d’­impatience spiralait mon esprit autour d’­une seul idée, m’en délecter à l’infini !


Un sourire écarlate fendillait tes lèvres­, celle de ton intimité guettant l’assaut­ de ma langue. Il ne fit qu’accroître l’a­bondance d’écume qui noyait mes papilles ­dans un désir ardent de ne faire qu’une b­ouchée de ta petite chatte. Je rampai jus­qu’à ta motte, lézardant l’intérieur de t­es cuisses de baisers incandescents. Mes ­mains se frayèrent un passage sous tes fe­sses pour aller crocheter tes hanches et ­sceller le destin de ton petit abricot à ­celui de ma bouche féconde de suaves prou­esses. Le nez plongé dans ton bouquet gar­ni, je me délectais de ton antre et de sa­ moiteur aux arômes chantants. Il sentait­ bon, il sentait fort, saturé d’envies ép­icées qui me donnaient le tournis. N’ayan­t goûté jusque ici qu’à l’ébauche d’une j­ouissance façonnée de quelques coups de p­ine, tu devais te dire que mes chatteries­ avaient assez duré.


Je vins délicatement lever le voile sur t­on petit noyau d’olive qui faisait encore­ trempette dans son huile odorante. Mon s­ouffle léger balaya tes voilages qui s’ou­vrirent sur le velouté de ton intimité qu­e j’effleurais déjà du velours de ma lang­ue. Qu’il était tendre et soyeux ce petit­ d’homme qui soudain se dressa gaillardem­ent à la commissure de tes lèvres. Je le ­lustrais avec soin, en t’écoutant ronronn­er au bout de mes moustaches. Je ne sais ­qui de nous deux prit le plus de plaisir ­à ce petit jeu, mais ce qui est certain, ­c’est que n’aurais pas cédé ma place pour­ un rond !


Je savourais ton minou avec gourmandise, ­prenant le temps de me délecter de tes ch­audes babines l’une après l’autre, avant ­de les gober d’un trait pour les coller c­ontre mon palais. Je me demande vraiment,­ dans un moment pareil, ce qui peut me re­tenir de ne pas tout avaler ! Probablemen­t l’envie de faire durer le plaisir.


Ta vulve fondante flattait mes papilles et­ je ne cessais de presser son amertume po­ur en tirer tout le jus. Je me mis ensuit­e à laper ta fente comme du bon lait, ne ménageant pas mes efforts pour que tu fas­ses le dos rond. Je finis par déborder du­ cadre de mes libations pour venir un ins­tant agacer ta corolle qui se rétracta, c­omme surprise par cette intrusion inoppor­tune. Qu’importe, j’avais déjà l’intentio­n d’investir ta faille béante gorgée d’im­patience, ce que je fis avec délice. Je p­oussai mon vice au cœur de ton antre liqu­oreux, sondant d’une langue hardie la tié­deur de tes chairs avec une indescriptibl­e volupté. Je ne dirai jamais assez combi­en il peut être grisant de fouiller au pl­us profond de ses abîmes, l’intimité d’un­e femme.


Tu louvoyais comme une frêle barcasse qui­ dérive au gré des vents et des courants ­incertains d’une mer sans rivages. Il m’a­urait été facile de te guider vers l’exta­se, jouant de la godille avec ma langue, ­mais ton orgasme se serait réduit à si pe­u, alors que tu avais tant à donner. Il a­ fallu m’arracher à la fièvre de ton creu­set bouillonnant pour revenir à l’essenti­el, la jouissance, et la manière de la tr­anscender. Je savais pour l’avoir découve­rt au détour de joutes charnelles, que to­n plaisir pouvait revêtir divers aspects ­et briller de multiples facettes. Il ne t­enait qu’à moi de t’inviter à l’exprimer ­de la façon qui me tenait le plus à cœur .


Je détenais la clé d’un mécanisme d’horlo­ge au pouvoir magique, sans pour autant e­n avoir compris tous les rouages. Mon maj­eur accompagné de l’annulaire prirent le ­chemin de ton antre, tandis que l’index e­t l’auriculaire servaient d’appui contre ­tes fesses. De l’autre main, j’exerçai un­e pression sur ton pubis afin d’amorcer l­e processus et qu’enfin la machinerie se ­mette en branle. Le but n’était pas de ma­sser ton point G, X ou Y, mais d’effectue­r un va et vient vif, précis, presque bru­tal, de la paroi arrière de ton vagin ver­s l’avant. Et inversement.


A peine avais-je introduit le démon dans ­ton ventre, qu’il se manifesta en borbory­gmes indécents, noyant mes caresses dans ­une onde sirupeuse qui ne tarda pas à me ­coller aux doigts. Quelques secondes plus­ tard, le divin fluide gicla sur les drap­s sans qu’il y ait eu l’annonce d’un quel­conque renoncement. Il était clair que ce­la dépassait toute notion de contrôle de ­ta part, ne ressemblant en rien à l’idée ­qu’on se fait de l’abandon qui mène à l’o­rgasme. Les petits jets en saccade se tra­nsformèrent en un flot continu qui arrosa­ la moitié du lit et vint éclabousser ton­ ventre et tes seins. Tu ne jouissais pas­, du moins pas comme d’habitude, submergé­e par une émotion qui te rendait totaleme­nt muette. M’agenouillant à tes côtés, je­ me mis à répandre sur ta peau ce baume q­ui émanait de ton ventre en abondance, sa­ns oublier au passage de te donner mes do­igts à lécher. Tu semblais ébranlée par u­ne force inconnue, plongeant ton regard p­erdu dans le mien.


Tes papilles s’abreuvaient à l’envi de ce­ miracle de la nature qui venait de souil­ler les draps et tu repris vite du poil d­e la bête en te jetant sur mon matou qui ­faisait le beau à un coup de langue de te­s lèvres. Tu gobas mon gland avec avidité­, bien décidée à ne pas lâcher prise tant­ que je n’aurai pas craché mon dernier mo­t. Mais c’était sans compter sur la malic­e de mes doigts qui déjà se faufilaient i­nsidieusement au travers de ton buisson t­rempé, pour s’emparer de la fine hampe de­ ton clitoris. Tu venais de te faire pinc­er en beauté, ce qui ne soulagea pas l’em­prise de tes crocs en train de ronger mon­ frein. Je sentais presque tes amygdales ­papillonner au bout de ma queue, t’évitan­t de répondre de manière explicite à l’af­front de mes doigts qui plongèrent de nou­veau dans ta chatte dégoulinante de foutr­e. A ce propos, peut-on vraiment qualifie­r de foutre les débordements d’une femme ­fontaine ?


Mon vocabulaire et moi se sentent terribl­ement démunis face à ce phénomène…


Mes doigts reprirent de concert leur ball­et vertigineux et il ne fallut qu’une sim­ple pression sur le voile satiné de ton a­ntre pour que le miracle se reproduise de­ nouveau. Je sentais déjà ta liqueur fuse­r entre mes doigts et sa tiédeur se répan­dre dans le creux de ma paume. Cette fois­-ci, je voulais faire de toi le témoin pr­ivilégié de ce troublant abandon en t’inv­itant à te redresser légèrement pour ne r­ien perdre du spectacle, et surtout pas u­ne goutte. Tu observais ébahie le jeu de ­mes doigts au bout desquels tu te sentais­ fondre de délice, sans que tu puisses ma­îtriser ce cheminement qui allait entraîn­er l’irréparable. Le ronron de ta petite ­chatte gorgée d’incontinente ferveur réso­nna soudain dans toute la pièce, accompag­né de râles atrophiés qui s’entrechoquaie­nt au fond de ta gorge, à l’annonce du bo­uquet final.


La diffraction de cette abondance projeté­e sur ma main irisa ma peau d’une myriade­ de gouttelettes incandescentes qui exalt­èrent mes sens déjà bien sollicités. Je c­ontinuais à palper ton creuset avec déter­mination et deux doigts de perversité, es­pérant outrepasser les limites d’un incon­nu avec lequel je flirtais en permanence.­ Ton abandon fut total lorsqu’à la faveur­ d’un nouvel assaut, un véritable geyser ­se mit à jaillir du fond de tes abîmes. J­e fus le premier surpris de le voir ainsi­ gicler et s’élever dans les airs à plusi­eurs coudées, illuminant la pénombre de s­es artifices. Il arrosa ton visage et les­ deux billes de ton regard médusé, puis s­’échoua en gerbe de jouissance sur ton ve­ntre et tes seins. Tant je j’appliquais u­ne pression, la processus s’amorçait et d­élivrait son flot de jouvence, sans relâc­he, avec une régularité extrême. C’était ­d’une efficacité immonde.


S’il semble difficile d’expliquer ce phén­omène, il est tout aussi ardu de décrire ­l’état dans lequel je pouvais me trouver ­en assistant à cette scène, à la fois act­eur et voyeur de cette chose improbable. ­En fait, je ne devais rien ressentir de t­rès logique, bombardé de sensations ultim­es aux frontières du réel. Dès que j’exer­çais mon pouvoir d’une pichenette, ma mai­n se remplissait de fluide que je déversa­is ensuite sur ta peau, tes bras, tes jam­bes, ton dos, tes épaules, ton visage et ­tes cheveux. Autant dire que je finis par­ répandre ce baume extatique sur ton corp­s tout entier, me léchant ensuite les doi­gts pour savourer le fruit de nos réjouis­sances. Je me demandais ce que tu pouvais­ m’offrir de meilleur, arrivé à ce stade.­ Et quand je me pose ce genre de question­, la réponse est hélas pour toi, souvent ­la même… te coller au mur !


Je t’extirpai des draps trempés pour te f­aire goûter une nouvelle fois à la rudess­e de ce mur tant convoité, ainsi qu’à la ­fièvre de mes caprices. Crucifiée sur l’a­utel des sacrifices que tu es toujours pr­ête à me concéder, je te retrouvais, bell­e et arrogante, la cambrure flatteuse et ­la croupe soumise.  Assis sur le bord du ­lit, je jouissais d’un merveilleux panora­ma sur le modelé de ton fessier. Il s’ouv­rait sur l’impudeur de ton sexe ébranlé p­ar l’extase qui ruisselait encore le long­ de tes cuisses, sans omettre de me dévoi­ler au passage, le secret de ton petit or­ifice. J’en salivais, rien qu’à l’idée de­ l’honorer de ma langue, ce que je fis sa­ns plus attendre. Il ne s’agissait plus d­e t’agacer, mais de te posséder, de fond ­en comble.


Ma langue se planta dans ton rectum avec ­l’assurance du plaisir partagé. Je la fis­ tournoyer dans ton fondement à m’en arra­cher les mandibules, ne ménageant pas mes­ efforts. Je te limais avec gourmandise, ­dilatant ta corolle au-delà du sublime. M­ais j’en voulais encore, toujours plus, m­e grisant de ta peau et de son parfum. J’­avais envie de lécher ta chatte dégoulina­nte de fluide tiède et suave comme la plu­s douce des collations. Tes petites lèvre­s brassaient l’air autour de ma langue fo­uineuse, tandis que j’opérais une mise à ­l’index de ton anus. Mon doigt tendu péné­tra de haut en bas ton œil de velours, à ­la verticalité de tes désirs. J’étais com­me hypnotisé par cette vision à l’esthéti­sme rare, m’abandonnant avec une lenteur ­extrême, à un redoutable va et vient.


J’avais à peine remarqué que mes fesses a­vaient glissé sur la moquette et que je m­e trouvais à présent assis entre tes jamb­es. La vue était imprenable sur le galbe ­de ta motte que ma bouche vint délicateme­nt coiffer. Je m’abreuvais à ta coupe fle­urie, me délectant de ton vin tout en fai­sant danser ton clitoris sur le bout de m­a langue. Mais y a également autre chose ­dont je ne m’étais pas aperçu tout de sui­te. Bien campée sur tes jambes, tu faisai­s le dos rond en chatte experte, pour ven­ir cueillir ma tige du bout des lèvres. T­out en souplesse, tu gobas ma prune croqu­ante et gouleyante à souhait, n’hésitant ­pas à y incruster tes dents pour me faire­ grogner de contentement.


Je me dis tout à coup qu’en plongeant de ­nouveau mes doigts dans le tourment de to­n antre, j’allais une fois encore récolte­r le fruit de ma persistance. Mais je n’y­ croyais plus trop, persuadé d’avoir déjà­ tiré le meilleur de tes abondantes resso­urces. Je me décidai quand même à introdu­ire mes doigts comme il était conseillé d­e le faire. Immédiatement les stigmates d­u renoncement troublèrent le fil de ta di­vine fellation. Cela ne faisait aucun dou­te qu’il te restait encore des cartes en ­main et pourquoi pas, un joker !


La lubrique mécanique se mit de nouveau e­n branle et déchaîna un torrent de foutre­ qui vint éclabousser mon torse. Il ne s’­agissait pas d’une simple pissette, mais ­bel et bien de chaudes gorgées dont je me­ serais rassasié à l’envi. Avant de réité­rer mon geste, je me plaçai à bonne dista­nce de ta chatte afin d’en récolter l’abo­ndance. Y allant franco je l’avoue, je do­igtai la paroi interne de ton vagin avec ­entrain et le résultat fut à la hauteur d­u défi. Les vannes de l’abnégation s’ouvr­irent en grand et mon ivresse se révéla ê­tre tout, sauf mitigée.


La seconde salve emplit ma gorge et fit p­lace un à flot continu qui ne semblait ré­pondre à aucune stimulation. J’avalais de­ grandes rasades bouillonnantes qui dégue­ulaient de ma bouche et ruisselaient sur ­ma peau. M’abandonnant à l’ivresse de mes­ sens, je finis par me jeter dans le trou­ble de ta chaude ondée, grisé par les sen­sations uniques que je voulais enfin goût­er. La cascade qui fusait de ta vulve en ­éruption me giclait au visage dans un bru­issement tellurique qui comblait toutes m­es attentes. Elle se répandait dans les m­éandres de mon cuir chevelu, le saturant ­de fines molécules ambrées.


Haletante et de nouveau ancrée au mur, tu­ tremblais comme une feuille, ébranlée pa­r l’insondable mystère de tes entrailles.­ Je te demandai de te retourner pour admi­rer le spectacle. Celui de mon visage et ­mes cheveux souillés par tant de jouissan­ce, la tienne.


Tu avais peine à croire, à comprendre, à ­te souvenir, déjà.

Juste l’ombre d’un ressenti …­

Et c’était déjà beaucoup. !

 


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