Blind Test
Tendrement enlacés au milieu des draps froissés, nous reprenons des forces après une folle étreinte qui dura pratiquement quatre-vingt-dix minutes. Rien ne fut négligé mais laissé au hasard de nos envies où chaque parcelle de notre corps a été explorée en détail. Je finis de croquer une pomme et ce symbole du fruit défendu ne t’empêche pas de raviver tes envies.
Tu saisis mon trognon comme pressée d’en finir et te diriges vers le petit bureau du coin de la chambre. Là sont étalées toutes nos affaires, un véritable méli-mélo. Cela va de la paire de lunettes, aux téléphones portables, en passant par des accessoires divers et variés dédiés au plaisir eux aussi.
Tu reviens vers le lit avec une écharpe, la tienne, que tu me noues autour de la tête, me plongeant ainsi dans l’obscurité. Je me doute que tu vas chercher à t’amuser un peu en venant troubler mes sens d’une nouvelle manière. Je m’installe confortablement au creux de mon oreiller, ramenant mes bras au-dessus de ma tête pour ne pas venir perturber ton activité ludique. Toute mon attention va se porter sur ce que j’entends et ce que ma peau va me transmettre au fil du temps. Je n’entends rien en fait. Tout au plus quelque chose que tu sembles probablement extraire de ton sac. Le drap glisse le long de mes jambes et je devine qu’à cet instant précis, je dois apparaître totalement nu et à ta merci.
Premier contact imperceptible sur mes pieds. Rien de définissable. Je remarque juste que tu fais passer l’objet caressant d’une jambe à l’autre. Un effleurement plus précis tout à coup, plus affirmé. Cela commence à m’exciter, me troubler. Je retrouve petit à petit ma vigueur au contact de l’inconnu qui se frotte sur mon sexe. Il est tendu à l’extrême et je le sens décoller de mon ventre. Je ne reconnais pas l’objet guidé par ta main. Il est doux certes, mais rien ne me permet de dire s’il s’agit d’une plume ou d’un pinceau, par exemple. Mais je ne veux pas le savoir. Je me laisse prendre au jeu des sensations qui me gagnent. Et ce noir profond dans lequel je suis plongé, ne fait qu’accroître mon ressenti.
Je soupire, je gémis d’aise car je me mets à adorer cette situation que je ne contrôle pas. Chaque extrémité de mon corps est ouverte vers l’inconnu de ce qui va pouvoir suivre. Soudain je reconnais ta bouche qui vient flirter avec ma verge bandée. Ta langue soyeuse longe ma hampe jusqu’à ce que tes lèvres s’emparent de ma prune juteuse. Je la connais cette bouche bien sûr, mais le fait de ne pas pouvoir l’observer me grignoter avec gourmandise, n’en est que plus délicieux. Mon ardeur s’amplifie au rythme endiablé de tes allées et venues le long de ma queue. Tes caresses ne sont plus vraiment mystérieuses, mais je les trouve divines, prodiguées de cette manière. Je serre l’oreiller dans mes mains et mes fesses se mettent à onduler contre le drap.
C’est à ce moment précis où l’effort appliqué sur mon sexe peut m’emporter vers une situation extrême, que la situation change. Je sens les draps remuer autour de mes jambes et je perçois dans ma nuit artificielle, une sorte de progression féline remontant le long de mon corps. Elle stoppe et le silence se fait à nouveau, effaçant les repères de tes traces sensorielles. Ta peau effleure la mienne sans que je puisse déterminer vraiment l’origine de ces attouchements. Tu sais déjà te rendre invisible par le bandeau placé sur mes yeux, mais la discrétion et le flou de tes déplacements ne me facilitent pas la tâche. Une légère pression s’exerce sur mon sexe.
Ce n’est pas vraiment une caresse, plutôt une prise de contact. Je me nourris de ces nouvelles sensations pour tenter d’en percer le mystère, et j’ai l’impression que de ton côté, tu en fais de même. Je commence à comprendre, à deviner ce qui se frotte de manière soutenue contre ma hampe bétonnée. Le contact s’affirme au fur et à mesure de ton va-et-vient le long de mon membre chauffé à blanc par tant de savoir-faire. Ton image se forme dans le noir, comme j’aimerais te découvrir à l’instant même, accroupie au-dessus de mes cuisses et lustrant ma rampe de ton intimité ruisselante de mouille. Car ce sont bien tes petites lèvres qui glissent ainsi, avec douceur, sur mon bâton d’amour plaqué contre mon ventre.
Je me demande même si tu ne les écartes pas pour permettre à ton petit bouton de rouler le long de ma veine bleue. Mais petit à petit, assez bizarrement, je ne projette plus d’images sur l’écran de mes pensées, m’abandonnant aux sensations étranges et divines dont toi seule en détiens le véritable secret. Sans trop chercher à percer l’origine de chaque sensation, de chaque caresse, je te laisse prendre du plaisir et jouer à ta guise de mon corps et de mon sexe, en particulier.
J’accompagne tes soupirs de gémissements de bien-être. Je me cambre sous ta bouche intime qui dépose de multiples baisers mouillés sur mon gland gorgé de désir. Je ne le vois pas, mais je sais bien que je dois perler d’excitation. J’entends ta respiration qui s’accélère, trahissant quelque peu ta maîtrise de la situation. Le jeu en vaut-il uniquement ma chandelle ? Peut-être pas ! Je sens ton souffle saccadé balayer soudain mon visage et tes doigts se saisir de mon bandeau pour l’arracher vivement. Je te retrouve enfin, les yeux fous de désir …
Tes lèvres brûlantes se soudent aux miennes et tu plonges ta langue assoiffée de vie au fond de ma bouche, m’enlaçant dans un baiser tourbillonnant qui me fait perdre la notion de l’espace. Tu bondis vers moi, plus proche encore, portant ta coupe à ma bouche pour que je m’en abreuve. Je contemple le panorama de tes cuisses ouvertes au-dessus de mon visage, et de tes fines draperies balayées par le vent tiède de mon souffle. Ma langue s’agite devant elle, impatiente de s’en délecter. Je commence par lécher lentement chaque sillon creusé entre tes crêtes charnues. Je savoure le parfum ambré de ta vulve gorgée de nectar qui ne cesse d’éclore et ouvrir en grand ses pétales.
Ayant réuni tes petites lèvres en un seul bonbon tendre, j’aspire ta petite chatte et la suçote avec délicatesse. J’entends ton plaisir dévaler en cascades de râles le long de ton corps, suivis par des vagues successives de frissonnements intenses. Tu fonds littéralement dans ma bouche qui se nourrit de ton vin jusqu’à me rendre ivre de toi et de ton intimité. L’ivresse des sens aux abois, l’ivresse de ton élixir de jouvence qui coule en abondance au fond de ma gorge. Ma langue s’affaire sur ton petit bouton décapuchonné que je lustre avec application, pour lui donner un éclat sans pareil. Je le torture en sachant que c’est par lui que je vais t’expédier en enfer !
666 coups de langue seraient un supplice démoniaque mais le démon risque de t’emporter bien avant cela. Je sens t’on excitation monter avec vigueur, bandée comme un petit d’homme. A l’arrière de ta petite airelle s’épanouit une hampe discrète que je cajole tendrement en la plongeant dans un bain d’écume. Elle se durcit sous mes caresses subtiles, exhumant son ardeur d’entre tes chairs. Ma langue poursuit ses outrages, explorant ta faille béante. Je découvre au détour d’un méandre l’origine d’une source d’où perle une gouttelette dorée, fruit d’une autre attirance. Je m’en amuse et en abuse, creusant le petit cratère du bout de la langue. Je m’introduis dans ton minuscule orifice, t’arrachant des râles d’extase face à cette nouvelle sensation.
Tu perds tes repères, emportée par ce plaisir hors norme qui brûle ton ventre. Rien ne peut remplacer la jouissance des limites dépassées en toute confiance. Alors que je te visite avec précaution, mon index glisse au-dessus de ton clitoris pour ne pas faire baisser la tension de ton érection. Je masse avec fermeté cette hampe qui grandit généreusement, pointant son dard au firmament de ta délicieuse intimité. Je te caresse avec délice, pinçant ta petite verge entre le pouce et l’index, pour mieux te masturber. Je t’invite à prendre le relais, tu sais si bien le faire. J’aime te voir te caresser, te donner du plaisir, surtout quand la jouissance est au bout du chemin. Tes doigts se referment de part et d’autre de ta petite pine que tu pinces comme un crabe. Tu découvres à ton tour l’étendue de ton excitation et cela te fait grogner de contentement. Je continue de fouiller cette nouvelle voie vers laquelle je t’entraîne. Je ne sais ce que tu ressens vraiment à te fouiller ainsi, mais une chose est sûre… Tu adores !
Tu mouilles terriblement et j’ai envie de me délecter de ton précieux breuvage. Je délaisse un moment ton petit trésor ouvert à la luxure, pour me noyer dans ton antre gorgé de miel. Ma langue taraude ton con de long en large, allant et venant dans les moindres recoins sans rien perdre de ton sirop. Tu m’inondes de sensations voluptueuses et de parfums sauvages. Dans cet abandon délivré de toute retenue, tu n’attends plus que mon coup de grâce pour te livrer totalement à moi. Je retourne lutter avec tes doigts qui ne cessent de branler ton petit bourgeon avec frénésie. Je me fais une place pour m’emparer à nouveau de ton clito et le faire danser sur le bout de ma langue. Tu m’attrapes par les cheveux et me colles à ton sexe trempé d’envie pour que je te broute sans retenue.
Je dévore ta chatte sans relâche et tes lèvres papillonnent dans mon palais. Je me suspends à tes lèvres qui se tendent en tremblant. Ton ventre bat en retraite et tes jambes flageolent. Un cri rauque déchire l’atmosphère féerique de ce moment d’une intensité extrême. Je t’offre ma bouche pour y déposer ton présent que j’attends avec impatience. Ton intimité s’enflamme et ta jouissance emplit ma gorge de douceur. Tu te consumes entre mes lèvres qui te boivent jusqu’au dernier de tes spasmes. Tu t’échoues sur mon corps frémissant, encore possédé par cette jouissance que je partage pleinement avec toi. Je passe mes doigts dans tes cheveux alors que ton souffle tiède caresse ma poitrine. Lentement je remonte le voile sur nos corps tendrement enlacés …

Commentaires
Enregistrer un commentaire